AISLF

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Décès de Gilbert Mubangui, membre du bureau

C’est avec une très grande tristesse que nous vous faisons part du décès de notre collègue Gilbert Mubangui Bet’ukani, le 11 octobre dernier à Kinshasa, victime de la Covid-19. Membre du bureau de l’AISLF depuis 2016, il était professeur à la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’université de Kinshasa et directeur du Centre de recherches en sciences sociales, organisation et médias (CRESSOM), un centre pluridisciplinaire regroupant des chercheur·e·s venus d’horizons différents (universitaire, professionnel et associatif).
Fort sensible aux graves problèmes de santé que connaît la République démocratique du Congo, il s’était investi dans la création d’un diplôme de 3ème cycle en prévention et promotion de la santé, en vue de former des ingénieurs de santé publique. Et c’est au moment où nous avions le plus besoin de lui qu’il disparaît. Nous n’oublierons pas l’intellectuel brillant, mais aussi l’homme discret et généreux qu’il était et nous sommes très honorés de l’avoir compté au nombre des membres de notre bureau.
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SociologieS

Livraison d’octobre 2020

Cette nouvelle livraison est particulièrement riche : un Grand résumé, deux Premiers textes, quatre articles dans la rubrique Théories et recherches, deux autres dans la rubrique La recherche en actes, sous la thématique « Champs de recherche et enjeux de terrain » ainsi que, dans la même rubrique, un Dossier sur « Les enjeux éthiques des recherches collaboratives ». Enfin deux Dossiers sont proposés : le premier a pour thème « De l’observation à la production des connaissances. Les médiations dans la recherche en sciences sociales ». Il s’inscrit dans les suites de la 9e Université d’été du RéDoc de l’AISLF et aborde différents processus et moments de médiations qui parcourent les différentes phases de l’enquête, faisant du concept de médiation un analyseur des pratiques d’enquête et de recherche. Le second porte sur « La transparence, objet social, discursif et médiatique » et propose plusieurs approches dans lesquelles les dimensions juridique et médiatique occupent une place centrale.

Voir la présentation complète.

SociologieS

L’hypothèse académie, le travail social et l’université (appel à contributions)

Dans le cadre d’un dossier thématique coordonné par Richard Gaillard, Jean-Yves Dartiguenave et Michel Chauvière, la revue SociologieS lance un appel à contributions sur la thématique : « L’hypothèse académie, le travail social et l’université ».

Date limite de soumission des propositions : 30 novembre 2020

Thématique
La notion d’académie fait l’objet de trop peu de travaux sociologiques. Quand c’est le cas, deux directions peuvent être identifiées dans les productions existantes : soit le registre académique sert à qualifier un champ social construit, avec ses habitus, ses agents, au sein duquel il s’agit de comprendre les dynamiques sociales singulières, les conflits et enjeux de pouvoir. On pense, par exemple, aux travaux de Pierre Bourdieu sur les situations universitaires et l’homo academicus (Bourdieu, 1984). Soit la notion d’académie – et surtout d’académisme – sert à formuler une critique sociologique interne à l’égard de travaux considérés trop proches de la norme d’un courant théorique, ou encore faussement divergents.

Considérant que la notion d’académie – et non d’académisme – contient d’autres perspectives heuristiques, le présent dossier s’inscrit dans un cadre de libre pensée analytique déterminée par des exigences épistémologiques (Berthelot, 2001) et mobilisée à des fins de connaissance sociologique, tout en étant ouvert à la dialogique. Soit une posture dans laquelle certains philosophes voient justement une « université naissante » (Ferry, 2018), dans l’esprit de la « première académie de Platon » (Goulet, 1994). Même mythiques, ces références nous semblent aujourd’hui pouvoir être porteuses et fructueuses pour la compréhension sociologique des liens complexes du champ particulier qu’est le travail social, au sens large, avec l’enseignement supérieur et la recherche contemporaine, en France comme à l’étranger.

Si les académies recouvrent historiquement des formes multiples, hétérogènes, contradictoires, distribuées entre des pôles normatifs ou émancipateurs, leurs caractéristiques singulières en font des lieux de pensée et d’action dotés d’une indépendance relative. Pour saisir de quoi l’académie est le nom, dans de nombreux pays, on peut encore suggérer toute une série d’usages entraînant deux grands ensembles d’effets : des effets de pouvoir et des effets de garanties. La question comporte donc un double fond où toute académie est une prise de pouvoir dans le champ des connaissances et du savoir, nécessairement inscrite dans des rapports sociaux de garanties.

Certaines analyses sociologiques ont abordé l’enjeu des rapports entre formations en travail social – organisées en France dans un cadre encore massivement associatif – et universités, en suggérant même d’y voir une forme d’« adversité historique » doublée d’une « complicité adverse » (Chauvière & Gaillard, 2020). D’autres, souhaitant un usage renforcé des savoirs académiques en sciences sociales par les travailleurs sociaux, ont soutenu la nécessité, en l’espèce, d’une « indiscipline épistémologique » (Dartiguenave, 2020). Il s’agirait donc, dans ce dossier, d’interroger plus largement et de manière comparative à l’international si possible, ce que pourrait être l’hypothèse de l’académie pour le travail social, au sens large, mais aussi pour l’université, dans le champ qui leur est commun et ce qu’elle impliquerait.

Conditions de soumission des propositions
Le présent dossier rassemblera entre 8 à 10 articles, partant si possible de situations nationales et internationales diversifiées, sélectionnés parmi les propositions reçues.
Les articles ne doivent pas dépasser 35 000 caractères et sont à adresser, au plus tard le 30 novembre 2020, aux trois coordonnateurs du dossier : Richard Gaillard, Jean-Yves Dartiguenave et Michel Chauvière.

Voir l’appel complet en ligne.

Congrès 2021

Relance des appels

Le report en 2021 du XXIe Congrès de l’AISLF franchit une nouvelle étape, avec l’ouverture d’une seconde période de propositions et de candidatures jusqu’au 31 décembre 2020 : il est possible dès aujourd’hui de proposer de nouvelles communications, de déposer une demande de bourse 2021 ou de concourir au Prix du premier livre sur le site du Congrès.
Tenant compte de la situation sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19, le Comité exécutif du Congrès maintient un contact étroit et permanent avec les autorités tunisiennes afin de garantir les meilleures conditions de sécurité pour la tenue du Congrès en 2021. Ces informations seront relayées sur ce site, dans la rubrique « infos ». Le Comité et l’ensemble des partenaires tunisiens sont pleinement engagés pour la réussite du Congrès et espèrent vous accueillir en juillet prochain à Tunis.

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