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Appels à communications

La Coopération universitaire au développement à l’épreuve de l’après Covid-19

30 juillet 2021

l’Université de Kinshasa (UNIKIN) et l’Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur (ARES) de Belgique organisent ce Colloque International à Kinshasa en République Démocratique du Congo du 22 au 25 novembre 2021.

Date limite de soumission des propositions : 30 juillet 2021

Thématique
Sous-thèmes :

  • Développement autonome : Inventivité et créativités à l’épreuve du COVID-19
    1) recherches offertes par le contexte du COVID-19 : obstacles aux études pour un développement original ;
    2) dynamiques sociales et culturelles des inventivités et des créativités dans le contexte du COVID-19 et de l’après COVID-19 ;
    3) divergences d’approches et démarches idéologiques contraires aux réalités
    environnementales du chercheur : quelles stratégies adopter ;
  • Promotion d’une société des savoirs tournée vers les marchés
    1) l’université face aux exigences d’une société des savoirs ;
    2) les offres des programmes de formation et la production d’une élite utile ;
    3) le LMD et la lisibilité des diplômes ;
    4) rapports entre l’Etat et l’Université ;
    5) rôle de l’Etat dans la production des conditions d’émergence de l’innovation ;
    6) le rapport entre l’Etat et la production de la recherche universitaire,
  • Repenser la coopération universitaire au développement
    1) responsabilités et agentivités des acteurs de la coopération universitaire au développement ;
    2) modèles de partenariats et études de cas ;
    3) partenariat gagnant-gagnant pour les parties ;
    4) de l’approche paternaliste à l’approche intégrée du partenariat ;
    5) Coopération universitaire et internationalisation à l’épreuve du Covid-19 ;
    6) Coopération universitaire et internationalisation à l’épreuve de l’après Covid-19 ;
    7) le système d’information pour pallier aux effets du Covid-19 sur la formation et la recherche universitaire.

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Modalités de soumission des propositions
Argumentaire détaillé et soumissions en ligne : http://aresunikin-colloqueinternati...

Appels à communications

Ignorance scientifique, ignorance de genre ? La construction genrée des problèmes de santé publique

14 septembre 2021

Organisée par l’UMR Arènes, ce colloque international aura lieu le 9-10 décembre 2021 à Rennes et pose la question suivante : Ignorance scientifique, ignorance de genre ? La construction genrée des problèmes de santé publique. Il propose d’y répondre en déployant une réflexion sur la façon dont sont produits et diffusés des savoirs et des ignorances, qu’il s’agit de saisir dans une perspective de genre, au sein des différents espaces sociaux où se trouve livrée une parole sur la santé : espaces scientifique, médiatique et politique.

Date limite de soumission des propositions : 14 septembre 2021

Thématique
Alors que l’étymologie grecque du terme « ignorance » - ἀγνῶσις / agnôsis - se traduit en français par l’expression « ne pas savoir », les nombreuses études rattachées au domaine scientifique qu’est l’agnotologie étendent les significations couvertes par ce que ce vocable renfermait au préalable en s’attelant, par exemple, à comprendre comment on peut « ignorer ce que l’on sait » (Dedieu & Jouzel, 2015), soit « des situations dans lesquelles des savoirs potentiellement disponibles pour l’action ne sont pas utilisés » (Dedieu & Jouzel 2015 : 106). La publication de l’ouvrage de Robert N. Proctor et Londa Schiebinger, Agnotology (2008), est de ce point de vue incontournable dans le cadre d’une analyse soucieuse d’ouvrir la boîte noire de l’ignorance. Tout en prenant soin de mentionner la possibilité de bâtir des taxonomies tierces, Proctor distingue trois types d’ignorance : « ignorance as native state (or resource), ignorance as lost realm (or selective choice), and ignorance as a deliberately engineered and strategic play (or active construct). » Dans Cancer Wars (1995), en se penchant comparativement sur la « façon dont la politique façonne ce que nous savons et ce que nous ne savons pas du cancer », il pointe la production concomitante du savoir et de l’ignorance en matière sanitaire. À cet égard, les travaux inscrits dans le champ de recherche de l’agnotologie relèvent combien, loin de n’être que l’absence d’un savoir (Schiebinger & Proctor 2008), l’ignorance est « le produit d’une construction sociale, d’effets de sélection par lesquels des acteurs individuels ou collectifs utilisent certains savoirs disponibles et en laissent d’autres de côté » (Dedieu & Jouzel 2015 : 105-106).

L’ignorance ne peut être pensée isolément de l’objet qu’elle ignore. Aussi aux
interrogations « Qu’est-ce que l’ignorance » et « De quelle ignorance s’agit-il ? » doit-on adjoindre le questionnement suivant : « Qu’ignore-t-on ? ». Ce colloque invite à y répondre sous un angle spécifique, en se demandant dans quelle mesure le genre, en tant que « système de bicatégorisation hiérarchisée entre les sexes (hommes/femmes) et entre les valeurs et représentations qui leur sont associés (masculin/féminin) » (Bereni, Chauvin, Jaunait & Revillard 2012), est ignoré dans la construction des problèmes de santé publique. De ce point de vue, rares sont encore les travaux qui adoptent une perspective genrée de construction des problèmes de santé publique, soit, notamment, les processus de légitimation sociale, sanitaire et politique qui conduisent à la publicisation, à la reconnaissance et à la réparation des préjudices qu’ils engendrent. Or, parce que les notions de genre et d’ignorance éclairent toutes deux, sur les plans tant empirique qu’épistémologique, les mécanismes qui conduisent à visibiliser versus invisibiliser, légitimer versus délégitimer des phénomènes sociaux, il nous semble que leur analyse conjointe fait sens scientifiquement et mérite d’être étudiée plus avant. À cet égard, il s’agit de contribuer, à travers l’angle du genre, au programme que porte l’agnotologie : « What don’t we know and why don’t we know it ? » (Proctor & Schiebinger 2008).

Afin d’identifier et de comprendre ces processus systémiques, il convient de déployer une réflexion sur la façon dont sont produits et diffusés des savoirs et des ignorances, qu’il s’agit, à l’occasion de ce colloque, de saisir dans une perspective de genre, au sein des différents espaces sociaux où se trouve livrée une parole sur la santé : espaces scientifique, médiatique et politique.

Ce colloque sera l’occasion d’explorer comment le genre structure les scènes d’énonciation des problèmes de santé, les rhétoriques de légitimation et de délégitimation des problèmes, ainsi que les actions déployées par des acteurs et actrices appartenant à ces différents champs sociaux, mais aussi les coûts et les ressources qui accompagnent ces actions. Une attention particulière sera portée aux inégalités de genre dans la définition et la prise en compte des enjeux de santé ; à la place des savoirs et vulgarisations issus des recherches sur le genre (et de leur contestation) dans l’émergence et la définition de ces problèmes ; à la composition des « réseaux d’opérateurs » (Hilgartner & Bosk 1988) qui contribuent au cadrage et à la médiatisation de problèmes ; à l’organisation de mobilisations autour de ces derniers, mais aussi à l’occultation de certains problèmes. Il s’agira de porter le regard sur des questions de santé touchant les femmes, les hommes et les personnes qui ne se reconnaissent pas dans cette bicatégorisation.

Les propositions de communication pourront ainsi s’insérer dans l’un des quatre axes suivants :

  1. Opérer des tris dans les identités de genre : Savoirs non produits et incidences sanitaires
  2. Ignorance et genre des producteur·rice·s de savoirs en santé
  3. Combattre ou reconduire l’ignorance genrée des problèmes de santé
  4. Comment ne pas ignorer ce qui l’est ? Enjeux méthodologiques

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Modalités de soumission des propositions
Les propositions de communication d’une page (500 mots), accompagnées de références bibliographiques et d’une courte biographie, sont à adresser, pour le 14 septembre 2021 au plus tard, aux adresses suivantes : beatrice.damian@univ-rennes1.fr, bleuwenn.lechaux@univrennes2.fr, eugenie.saitta@univ-rennes1.fr.

Appels à communications

Enquêter sur la subjectivation politique : théories, méthodes, matériaux

15 septembre 2021

Ce colloque, qui se tiendra à l’Université de Paris les 17 et 18 mars 2022, souhaite mettre le concept de subjectivation politique à l’épreuve de la réalité sociale, en réunissant les enquêtes de terrain, les recherches historiques, les observations ethnographiques qui s’en sont emparées dans les dix dernières années : il vise donc à réunir les recherches et, en particulier, les recherches les plus récentes qui, familières de ce concept, l’ont reformulé pour en faire une hypothèse d’analyse des processus concrets. Il s’adresse aux politistes, sociologues, anthropologues, ethnologues et historien.ne.s, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui travaillent à partir d’un matériau où s’est inscrite l’expérience subjective et vécue du politique.

Date limite de soumission des propositions : 15 septembre 2021

Thématique
Le concept de subjectivation politique, élaboré au sein de la philosophie politique critique (Arendt, Foucault, Deleuze et Guattari, Abensour, Rancière, Laclau, Butler, Žižek, Balibar, Tassin), trouve sa raison d’être dans une interrogation plus générale sur les modes de constitution du sujet politique. Dans le prolongement du marxisme, il s’est souvent agi pour ces différent.e.s auteur.e.s, d’ouvrir la « boîte noire » du sujet révolutionnaire ou démocratique, pour montrer qu’il se constitue en tant que tel dans l’action politique, le soulèvement, la revendication, et qu’il n’est pas une simple « conséquence mécanique » de la structure des rapports de production capitalistes. Cette interrogation au sein du marxisme n’a pas été réservée à la philosophie politique : elle a été menée en parallèle (et parfois d’abord) par les historien.ne.s de la politique subalterne (comme E. P. Thompson) et, à leur suite, par les anthropologues des rapports de domination, comme J. Scott (Scott, 2019) ou P. Chatterjee (2009) : tous ont montré combien la subjectivation politique se produit au cœur même des luttes sociales, en articulant l’individuel et le collectif. C’est en s’appuyant sur la notion d’expérience que ces recherches empiriques ont permis de déplacer l’ancien questionnement marxiste : « à travers la catégorie d’« expérience », notait E.P. Thompson, la structure se mue en processus et le sujet entre à nouveau dans l’histoire » (E.P. Thompson, 2015, p. 316). Mais la notion de subjectivation a également connu des élaborations significatives hors des sphères académiques, notamment dans les milieux des militantismes féministe, lesbien ou gay et queer - avant souvent de faire retour dans le champ universitaire.

Malgré la vitalité de ces réflexions, les interrogations se sont souvent déployées dans un cadre trop abstrait pour les sciences sociales (Tarragoni, 2016). Le concept de subjectivation politique est majoritairement resté l’apanage d’une réflexion théorique conduite sous l’égide de la philosophie néomarxiste ou post-marxiste, ainsi que de la psychanalyse. Ce colloque entend contribuer à l’effort collectif visant à rapatrier ce concept dans les sciences sociales, en se posant la question de ce qu’il permet d’observer concrètement, en s’interrogeant sur les méthodes les plus adaptées pour l’appréhender, à partir de l’ensemble des travaux empiriques qui s’en saisissent dans une diversité de perspectives (pragmatistes, phénoménologiques, féministes, décoloniales ou post-coloniales, intersectionnelles, psychanalytiques etc.).
[...]

Sans entendre limiter les formes du questionnement, ce colloque aura vocation à susciter des contributions empiriques principalement au sein de quatre axes :

  1. Les pratiques sociales de la subjectivation
  2. La temporalité du processus de subjectivation
  3. Les supports des processus de subjectivation
  4. Subjectivations intersectionnelles

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Modalités de soumission des propositions
Les propositions de contribution se composeront de +/- 8000 signes et sont à envoyer à subjectivationspolitiques@mailo.com avant le 15/09/2021.

Appels à communications

Culture & Emotions

15 octobre 2021

Le colloque international « Culture & Emotions » est co-organisé par le Département des études, de la prospective et des statistiques (Ministère de la culture), l’École Normale Supérieure de Lyon et le Centre Pompidou et se tiendra à l’ENS Lyon les 12 et 13 mai 2022.

Date limite de soumission des propositions : 15 octobre 2021

Thématique
Ce colloque part d’un paradoxe : alors que les émotions et les sentiments sont au cœur de la vie des individus et au centre de la plupart de leurs activités culturelles et de loisirs – que ce soit à travers les thématiques des livres, des films ou des séries qu’ils lisent, écoutent et regardent, ou dans les effets que produisent la lecture, l’écoute et le visionnage de leurs œuvres préférées – peu de chercheur·es se sont questionné·es sur la place et le rôle des émotions dans la culture. A l’exception de quelques travaux (Chedaleux et al., Hennion, Pasquier, Leveratto, etc.), ou de façon oblique dans de nombreux autres travaux de sociologie de la culture (Glévarec, Mauger, Poliak et Pudal, Octobre et al., Péquignot, etc.) ces deux objets ont très souvent été analysés de manière indépendante en France par des spécialités et des spécialistes qui ne se lisaient peu ou pas (cette thématique émargeant à la psychologie, à la sociologie, à la philosophie, etc.) et appliqués à des publics « dominés » (comme les femmes, les enfants). Ce trait peut d’autant plus attirer l’attention qu’en anglais, nombreux sont les travaux qui prennent en compte les émotions et les sentiments, à l’instar des enquêtes portant sur la réception et les fans issues des Cultural Studies, peu ou pas traduits en Français (Ang, Bobo, Brown, Corsaro, Hobson, Jenkins, McRobbie, Mitchell et Reid-Walsh, Radway, Skeggs et Wood, etc.). Dans le même temps, la question des émotions et des sentiments est placée au cœur de certains travaux en Asie, notamment autour de la revue Culture & Empathy (pour un aperçu en Français de ces travaux, voir Kim et Oh). Les émotions et les sentiments sont également mobilisés de manière centrale dans certaines analyses du néolibéralisme à l’échelle globale (Cabanas et Illouz).

L’attention aux émotions et aux sentiments s’est toutefois développée en France dans certains champs des sciences humaines et sociales (en histoire et en sciences politiques notamment) mais, pour ce qui concerne la sociologie, elle a peu essaimé hors de la sociologie du travail. Or, il serait fructueux de faire dialoguer la sociologie de la culture avec ces travaux « étrangers » ou réalisés sur d’autres objets de recherche en France, en particulier lorsqu’ils portent sur des questions communes, comme celle de la légitimité (produits légitimes et illégitimes ; réceptions savantes/ordinaires), de l’apprentissage du « bon » et du « mauvais » goût, de ce qui est dicible et indicible, de la discipline émotionnelle socialement située, etc.

L’objectif de ce colloque est d’explorer théoriquement et empiriquement les liens réciproques qui existent entre culture et sentiments ou émotions. Plus précisément, il s’agira de penser dans un même mouvement ce que les pratiques, objets et goûts culturels font aux sentiments et aux émotions, la manière dont ils les façonnent, les travaillent voire les encadrent en diffusant des règles/normes spécifiques – selon les propriétés sociales des individus et les contextes dans lesquels ils vivent –, et, à l’inverse, ce que les émotions font aux répertoires culturels des un·es et des autres, et notamment à la formation des goûts et des dégoûts pour certaines œuvres, pratiques, usages, registres ou activités. En d’autres termes, il s’agit à la fois d’étudier la socialisation aux émotions (par la culture) et la socialisation à la culture (par les émotions).

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Modalités de soumission des propositions
Les propositions de communications doivent être déposées pour le 15 octobre 2021 sur le site dédié. Elles peuvent être faites en français ou en anglais et devront compter 500 mots maximum avec mention du cadre théorique et des données mobilisées.

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