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Appels à contributions

Anthropologie des connaissances, « Migrants qualifiés et diasporas scientifiques à l’ère des technologies numériques »

31 janvier 2018

La revue Anthropologie des connaissances lance un appel à contributions sur le thème « Migrants qualifiés et diasporas scientifiques à l’ère des technologies numériques ».

Date limite de proposition : 31 janvier 2018

Thématique

Les migrations internationales sont devenues plus complexes. Avec la mondialisation, celles des personnels scientifiques et techniques a pris de l’importance. Autrefois pensées en termes de fuites de cerveaux, la migration de chercheurs, d’ingénieurs, de techniciens et d’étudiants est désormais considérée comme dotée d’un fort potentiel pour les pays d’accueil qui bénéficient de l’apport de ces personnes compétentes et pour les pays d’origine, en particulier les pays en développement. Elle offre de nouvelles dimensions pour la coopération scientifique et l’innovation, renforcée ces dernières décennies par la connectivité des diasporas à travers les réseaux numériques et d’autres formes d’engagement qui favorisent la circulation des connaissances.

Le déploiement de nouvelles technologiques a rendu possible de nouvelles pratiques et dynamiques de mobilité, ainsi que de coopération à distance, de la part des migrants scientifiques et techniques (highly skilled migrants), accompagnés ou pas de leur famille, et leur engagement au sein de diasporas. Ces technologies ont contribué à la transformation des méthodes de production, de circulation et d’utilisation des connaissances. En tant que collectifs producteurs et porteurs de connaissances, individuellement ou en tant que membres de diasporas scientifiques, ces migrants utilisent les technologies pour produire et reproduire des connaissances de façon décentralisée, offrant des opportunités pour l’action collective impliquant leurs collègues dans les pays d’origine et ailleurs dans le monde grâce à des connexions multiples et de longue portée. Ces pratiques transnationales contribuent au partage de l’information et à la création de voies innovantes pour la mise en circulation et l’appropriation locale des connaissances. Ces technologies ont aussi permis aux migrants scientifiques et techniques et à leurs diasporas de participer plus intensément aux espaces scientifiques et universitaires transnationaux et d’influencer, à distance, leurs pays d’origine. Leurs pratiques transnationales, en termes de connaissances et de compétences déployées loin des pays d’origine, sont partiellement mises à leur service et appelées remises sociales (remittances). Elles ont conduit à un nouveau courant de recherche, en termes d’études théoriques et empiriques, examinant les dynamiques contextuelles et personnelles qui influent sur le niveau et le type d’engagement des diasporas, constituant une alternative au retour physique des migrants. Elles offrent des opportunités aux pays d’origine qui ont la possibilité de tirer profit des interconnexions des migrants et des nouvelles formes de circulation des connaissances, des compétences et d’autres ressources auxquelles les migrants contribuent.

Les diasporas elles-mêmes ont évolué. Le défi est de comprendre les changements liés à l’équipement numérique de ces migrants. Cela concerne les pratiques de mobilité et de coopération, à distance ou de retour au pays, mais aussi l’utilisation des informations et traces numériques produites et laissées par ces migrants. Il s’agit de se pencher sur la manière dont ces technologies peuvent être utilisées pour tracer les circulations et relations des migrants scientifiques et techniques et étudier l’engagement des diasporas scientifiques qu’ils forment. L’étude de ces dynamiques, à l’aide d’outils et de données numériques, devrait permettre de révéler des trajectoires, des collaborations et des productions dans l’économie du savoir de la part de chercheurs et d’étudiants, notamment en provenance du Sud global (catégorie générale incluant les pays émergents, en développement et en transition).

Modalités de soumission

Les articles, ne dépassant idéalement pas 45 000 signes, peuvent être soumis dans la langue de l’auteur et seront évalués sur cette base (dans ce cas, il est demandé de fournir un résumé étendu (2 pages) en français).
Les articles exposeront la problématique, le type d’approche, la méthodologie et le matériau empirique mobilisés. Les auteurs se reporteront aux instructions relatives à l’anonymisation des manuscrits, la présentation du texte et des références bibliographiques et utiliser la feuille de style accessible sur la page d’instructions. Les articles seront soumis en ligne sur la plateforme de la revue d’ici le mois de janvier 2018.

Télécharger l’appel complet.


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