AISLF

Colloques signalés

Fractures identitaires, radicalités et interventions sociales

22 novembre 2018

le Centre de Recherche International sur les Transformations et l’Intervention Sociales (CRITIS) en partenariat avec le laboratoire Communication, Organisation, Ressources Humaines, Intervention Sociale (CORHIS) de l’Université de Perpignan, l’IRTS PACA-Corse, l’IRTS-IDS Normandie, l’IRTS Normandie-Caen, l’Université de Lorraine (2L2S), l’Université de Franche-Comté, l’Université de Calabre (DISPES), l’Université de Barcelone, l’ITSRA, l’Association des Chercheurs des Organismes de la Formation et de l’Intervention Sociales (ACOFIS), et le réseau « Normes, déviances et réactions sociales » de l’Association Française de Sociologie (AFS), organisent un colloque le jeudi 22 novembre 2018 à Perpignan sur le thème « Fractures identitaires, radicalités et interventions sociales. Acteurs et processus de radicalisation / contre-radicalisation »

Thème

La vague d’attentats meurtriers commis par de jeunes français islamistes radicalisés à partir de 2015 a participé à l’accroissement du processus de séparatisme social, culturel, voire « ethno-racial ». Cette division sert alors les intérêts des extrémistes identitaristes et racistes, autrement dit, les militants d’extrême droite de « Fdesouche » et de « Génération identitaire » et les activistes racialistes du Parti des Indigènes de la République et leurs alliés « décoloniaux » qui voient le monde en noir et blanc et l’avenir de l’humanité comme un « choc des civilisations » et une « guerre de races ». Or, les sciences sociales ont bien décrit les processus sociaux et psycho-sociaux conduisant à la déshumanisation productrice de toutes les violences. Ces processus participent, en particulier dans des situations de tensions économique et sociale, à produire des formes de stigmatisation et de contre-stigmatisation sur des bases identitaires qui peuvent s’avérer dangereuses pour la paix sociale et aboutir à des violences meurtrières. En effet, affirmer un « Nous » considéré comme « pur » ou légitime opposé à un « Eux » jugé « impur » ou illégitime peut conduire à la production d’une violence totale. L’un des points communs des acteurs de ce processus de déshumanisation est d’insister sur ce qui divise (la religion, le sexe, la « race »…) plutôt que sur ce qui rassemble, c’est-à-dire une commune humanité au-delà du genre, du sexe, de la classe, de la culture, de la couleur de peau, etc. Ces promoteurs de division et de séparation sont également des « croisés de la morale » selon l’expression d’Howard Becker (1985) et des producteurs d’identités fermées cherchant à contrôler les corps et les esprits pour faire des « individus » des « représentants » communautaires, chargés de défendre, par la violence le cas échéant, leur communauté d’appartenance et/ou de référence.

Attention : Inscription obligatoire jusqu’au 16 novembre 2018 via ce formulaire

Programme complet à télécharger


AISLF : Présentation | Statuts | Déclaration d'éthique | Charte des CR et GT | Mentions légales

ASSOCIATION : Bureau | Annuaire | Adhésion | Cotisation | Partenaires | Rédoc | SociologieS

ARCHIVES : Mémoire | Anciens bureaux | Congrès AISLF


AISLF site version 7.0 | © 2013-2021 Jean-Yves Le Talec pour l'AISLF