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Appels à contributions

La pandémie du Covid-19 au centre des désastres du quotidien : des femmes de la Méditerranée à la mer d’Arabie s’expriment

31 mai 2020

Pour un ouvrage collectif sous la direction de Atieh Asgharzadeh et Carol Mann, un appel à contributions est lancé sur le thème « La pandémie du Covid-19 au centre des désastres du quotidien : des femmes de la Méditerranée à la mer d’Arabie s’expriment ».

Date limite de soumission des propositions : 31 mai 2020

Thématique
La pandémie de Covid-19 fait trembler le monde entier depuis février 2020. Chaque jour, nous sommes bombardés de chiffres qui ne cessent de se démultiplier — les morts, les infectés, les rescapés. Un vocabulaire très particulier se généralise : d’un côté de la planète à l’autre, tout n’est que « quarantaine », « distance de sécurité », « crise sanitaire », « virus », « guerre », « ennemi invisible ». Pourtant, le sentiment d’urgence des médias en ligne contraste avec le ralentissement de la vie quotidienne, de l’économie mondiale, la planète vit en réalité dans un temps suspendu. Ce temps est-il suspendu de la même façon pour les femmes qui doivent gérer ces consignes avec d’autres urgences, dont la misère, la guerre, la répression politique, la violence au quotidien à l’est de la Méditerranée ? Partout, les frontières se verrouillent, les services médicaux et sociaux sont dépassés et bien des populations plongent dans la pauvreté, parfois extrême.
Qu’en est-il pour les réfugiées qui vivent dans la rue, comme au Liban, les populations réduites au chômage comme en Inde ?. Si l’Occident avec ses structures supposément sophistiquées et exemplaires est en voie d’effondrement, qu’imaginer dans des pays moins bien nantis ? Quelle est la place de la catastrophe dans le quotidien des femmes en Syrie et en Irak ? Comment se soumettre aux injonctions religieuses qui dominent bien des populations à l’Est de la Méditerranée et édictent des solutions fondées strictement sur la foi et non sur la science, comme au Pakistan ou en Iran ? Les femmes sont-elles en mesure d’ignorer ces diktats ? Qu’en disent-elles ?
D’est en ouest le degré de souffrance tant matérielle qu’affective varie et c’est ici que la dimension de genre revêt toute sa signification d’une culture à l’autre.
Cette publication a pour objectif d’évaluer les conséquences de la pandémie dans leur contexte social et politique sur les femmes, de mieux comprendre la nature et la portée des mesures prises par différents pays, surtout autoritaires, et surtout d’accueillir le récit de vie de celles qui vivent dans tous ces pays.
La problématique porte sur la question de rapport entre les genres durant cette pandémie, sur les modes de gestion de crise des femmes de tout âge, ici la maladie et le confinement à travers le vécu personnel, l’engagement dans l’écriture, l’art et les recherches sociologiques. Les comportements et réactions sont ici envisagés sur le plan de l’affectif et des émotions, sur le plan symbolique et dans les différents contextes socio-politiques et aussi de culture.
Un autre but important de cette publication est de saisir l’urgence de la pandémie vécue en direct et les analyses spontanées qui en sont faites. Après tout, les évaluations postérieures seront pléthore une fois que l’angoisse du présent se sera évanouie, c’est l’instantané qu’il nous faut saisir, à la façon d’un Instagram ou Snap-Chat.
Nous vivons un moment exceptionnel : et c’est bien la perspective féminine dans ces pays le plus souvent ignorés par la presse occidentale qui nous intéressent.
En bref, ce seront des textes personnels avec une dimension sociologique, anthropologique. Des extraits de journaux personnels seront les bienvenus.
Nous faisons appel aux jeunes chercheuses (doctorantes comprises) qui habitent les pays à l’est de la Méditerranée jusqu’à la mer d’Arabie (ce qui comprend également l’Afghanistan).

Voici quelques thèmes possibles (liste non-exhaustive)
- confinement à l’intérieur, guerre à l’extérieur
- vivre l’enfermement avec un partenaire difficile
- violence contre les femmes et les enfants
- les angoisses de la solitude au féminin
- craindre pour ses proches
- les plus grands manques
- une adolescence enfermée- les plaisirs inavoués du confinement
- pratique religieuse et confinement
- maintenir le contact avec le monde extérieur
- pratiquer la ville en dépit des restrictions
- naviguer l’espace virtuel
- réinvestir l’espace privé
- quand l’espace privé ne l’est plus
- un espace à soi
- cuisine de confinement
- l’amour confiné
- quand le confinement tourne à l’enfermement
- le regard sur l’Occident en crise.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions d’une page (250 mots max, en format Word) avec un bref CV (mettre votre nom dans l’intitulé de votre mail) sont à envoyer avant le 31 mai à Atieh Asgharzadeh et Carol Mann, en français de préférence, en anglais ou en farsi/dari.
Vous serez informés dans la semaine sur l’acceptation de votre texte après évaluation, au mois de juin. Les textes devront faire entre 1 500 et 2 000 mots maximum, notes en pied de page, format Word, Times New Roman, interligne simple.

Remise des textes : 28 juillet.
Parution : rentrée 2020
L’intégralité des textes sera publié en langues originales en ligne sur un site dédié. L’ouvrage sera publié en français chez un éditeur parisien qui sera précisé prochainement et paraîtra à la rentrée 2020


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