AISLF

Appels à contributions

Revue des politiques sociales et familiales, « Instituer la famille, entre parenté et parentalité »

1er juillet 2020

La Revue des politiques sociales et familiales (RPSF) lance un appel à articles scientifiques pour son numéro thématique « Instituer la famille, entre parenté et parentalité ».

Date limite de soumission des propositions : 1er juillet 2020

Thématique
La parentalité est souvent pensée comme relevant de la sphère “privée”. Pourtant, elle n’en est pas moins surveillée et encadrée par un ensemble d’institutions, que Jacques Donzelot (1977) qualifie de “police des familles”. Les institutions légales par exemple régulent l’accès au statut de parent (la parenté) et l’établissement de la filiation, tandis que les institutions médicales encadrent l’engendrement, notamment dans le recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP) ou aux moyens de contraception. De même, l’exercice du rôle de parent (la parentalité) fait intervenir un ensemble d’agents institutionnels : des professionnels de l’enfance à ceux de l’éducation, en passant par les services sociaux. Ces institutions sont aussi porteuses de normes dominantes quant à la famille.
Les institutions peuvent être entendues comme d’une part l’incarnation physique et organisationnelle dans des lieux dédiés à la prise en charge des individus (soin, école, justice) d’une organisation sociale formelle possédant une certaine légitimité, voire exerçant une contrainte sur les individus. Les agents institutionnels, de par leur rôle, sont soumis au fonctionnement de l’institution. Ils agissent alors en prescripteurs de normes auprès des usagers de l’institution.
Les sciences sociales distinguent trois dimensions sur lesquelles ces normes peuvent agir : l’engendrement biologique, la parenté légale, et la parentalité quotidienne. Ces aspects ont pu être abordés à partir de “cas limites” dans lesquelles ces dimensions sont dissociées. Ces parentalités “par les marges” sont éclairantes pour mettre en évidence les représentations des professionnels, et comprendre par exemple comment la norme de biparentalité (devenir et exercer son rôle de parent dans un couple hétérosexuel) limite la possibilité pour les agents institutionnels et les individus de penser une pluriparentalité de formes familiales (familles homoparentales, monoparentales, recomposées, etc.). Toutefois, l’intérêt de ces objets de recherche ne doit pas pour autant laisser de côté l’étude de parentalités “ordinaires” pour saisir le rapport entre individus et institutions, quant à la formulation d’un projet d’enfant, l’établissement de la filiation, et l’exercice du rôle de parent.
Ce numéro s’attachera à mettre en lumière les stratégies de retrait vis-à-vis des institutions (entendues au sens large du terme) de certains parents au nom de conceptions alternatives de l’engendrement, de la filiation ou de la parentalité aux normes dominantes. Enfin, l’emploi du terme de “parent”, sans distinction de sexe, dissimule les déclinaisons de cette fonction ou de ce statut suivant que le parent est un homme ou une femme. Ce numéro souhaite aussi interroger la façon dont les injonctions portées par les expert.es et les pratiques des (futurs) parents se déclinent entre paternité et maternité.

Ce numéro questionnera l’articulation entre les institutions et d’une part la parenté, d’autre part la parentalité, à travers deux axes (détaillés dans l’appel) :
- Axe 1 : Qui a le droit de devenir parent ? Les projets d’enfants encadrés par les institutions.
- Axe 2 : Quelles collaborations entre parents et institutions dans l’éducation des enfants ?

Le numéro thématique comporte 3 parties (les articles de « Synthèses et statistiques » seront particulièrement appréciées) :
- les « Articles scientifiques » (60 000 signes espaces compris maximum). Il s’agit de contributions originales fondées sur un matériau empirique ;
- les articles de « Synthèses et statistiques » (30 000 signes) proposent des analyses de littérature grise, de synthèses de recherche ou d’études quantitatives ou qualitatives problématisées qui se situent dans le champ couvert par la RPSF ;
- les « Comptes rendus » sont des présentations d’ouvrages (8 000 signes) et de colloques (20 000 signes), problématisées en rapport avec les domaines d’intérêt de la revue.

Modalités de soumission des propositions
Les auteur·es envoient d’ici le 1er juillet 2020 un résumé (200 mots env.) et ses mots-clés en indiquant si l’article est proposé pour la première ou la deuxième partie de la revue, dans quel axe il s’inscrit, ainsi qu’une brève note biographique.
Si la proposition de résumé est acceptée, l’article est à envoyer pour le 1er septembre 2020 pour au plus tard pour être expertisé (double évaluation) et discuté en Comité de rédaction. Les articles de synthèse ou d’études statistiques doivent être envoyées pour le 1er octobre 2020. Il n’y a donc pas de garantie de publication de l’article avant validation par les experts scientifiques et acceptation de l’article en Comité de rédaction, au premier semestre 2021.
Les résumés sont à envoyer aux deux adresses suivantes : reppama.contact@gmail.com et rpsf@cnaf.fr.
Les consignes aux auteurs de la revue à respecter pour tous les articles soumis sont en ligne.

Voir l’appel complet.


AISLF : Présentation | Statuts | Déclaration d'éthique | Charte des CR et GT | Mentions légales

ASSOCIATION : Bureau | Annuaire | Adhésion | Cotisation | Partenaires | Rédoc | SociologieS

ARCHIVES : Mémoire | Anciens bureaux | Congrès AISLF


AISLF site version 8.0 | © 2013-2021 Jean-Yves Le Talec pour l'AISLF