AISLF

SociologieS

Livraison d’octobre 2020

Cette nouvelle livraison est particulièrement riche : un Grand résumé, deux Premiers textes, quatre articles dans la rubrique Théories et recherches, deux autres dans la rubrique La recherche en actes, sous la thématique « Champs de recherche et enjeux de terrain » ainsi que, dans la même rubrique, un Dossier sur « Les enjeux éthiques des recherches collaboratives ». Enfin deux Dossiers sont proposés : le premier a pour thème « De l’observation à la production des connaissances. Les médiations dans la recherche en sciences sociales ». Il s’inscrit dans les suites de la 9e Université d’été du RéDoc de l’AISLF et aborde différents processus et moments de médiations qui parcourent les différentes phases de l’enquête, faisant du concept de médiation un analyseur des pratiques d’enquête et de recherche. Le second porte sur « La transparence, objet social, discursif et médiatique » et propose plusieurs approches dans lesquelles les dimensions juridique et médiatique occupent une place centrale.

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SociologieS

L’hypothèse académie, le travail social et l’université (appel à contributions)

Dans le cadre d’un dossier thématique coordonné par Richard Gaillard, Jean-Yves Dartiguenave et Michel Chauvière, la revue SociologieS lance un appel à contributions sur la thématique : « L’hypothèse académie, le travail social et l’université ».

Date limite de soumission des propositions : 30 novembre 2020

Thématique
La notion d’académie fait l’objet de trop peu de travaux sociologiques. Quand c’est le cas, deux directions peuvent être identifiées dans les productions existantes : soit le registre académique sert à qualifier un champ social construit, avec ses habitus, ses agents, au sein duquel il s’agit de comprendre les dynamiques sociales singulières, les conflits et enjeux de pouvoir. On pense, par exemple, aux travaux de Pierre Bourdieu sur les situations universitaires et l’homo academicus (Bourdieu, 1984). Soit la notion d’académie – et surtout d’académisme – sert à formuler une critique sociologique interne à l’égard de travaux considérés trop proches de la norme d’un courant théorique, ou encore faussement divergents.

Considérant que la notion d’académie – et non d’académisme – contient d’autres perspectives heuristiques, le présent dossier s’inscrit dans un cadre de libre pensée analytique déterminée par des exigences épistémologiques (Berthelot, 2001) et mobilisée à des fins de connaissance sociologique, tout en étant ouvert à la dialogique. Soit une posture dans laquelle certains philosophes voient justement une « université naissante » (Ferry, 2018), dans l’esprit de la « première académie de Platon » (Goulet, 1994). Même mythiques, ces références nous semblent aujourd’hui pouvoir être porteuses et fructueuses pour la compréhension sociologique des liens complexes du champ particulier qu’est le travail social, au sens large, avec l’enseignement supérieur et la recherche contemporaine, en France comme à l’étranger.

Si les académies recouvrent historiquement des formes multiples, hétérogènes, contradictoires, distribuées entre des pôles normatifs ou émancipateurs, leurs caractéristiques singulières en font des lieux de pensée et d’action dotés d’une indépendance relative. Pour saisir de quoi l’académie est le nom, dans de nombreux pays, on peut encore suggérer toute une série d’usages entraînant deux grands ensembles d’effets : des effets de pouvoir et des effets de garanties. La question comporte donc un double fond où toute académie est une prise de pouvoir dans le champ des connaissances et du savoir, nécessairement inscrite dans des rapports sociaux de garanties.

Certaines analyses sociologiques ont abordé l’enjeu des rapports entre formations en travail social – organisées en France dans un cadre encore massivement associatif – et universités, en suggérant même d’y voir une forme d’« adversité historique » doublée d’une « complicité adverse » (Chauvière & Gaillard, 2020). D’autres, souhaitant un usage renforcé des savoirs académiques en sciences sociales par les travailleurs sociaux, ont soutenu la nécessité, en l’espèce, d’une « indiscipline épistémologique » (Dartiguenave, 2020). Il s’agirait donc, dans ce dossier, d’interroger plus largement et de manière comparative à l’international si possible, ce que pourrait être l’hypothèse de l’académie pour le travail social, au sens large, mais aussi pour l’université, dans le champ qui leur est commun et ce qu’elle impliquerait.

Conditions de soumission des propositions
Le présent dossier rassemblera entre 8 à 10 articles, partant si possible de situations nationales et internationales diversifiées, sélectionnés parmi les propositions reçues.
Les articles ne doivent pas dépasser 35 000 caractères et sont à adresser, au plus tard le 30 novembre 2020, aux trois coordonnateurs du dossier : Richard Gaillard, Jean-Yves Dartiguenave et Michel Chauvière.

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SociologieS

Les nouvelles traductions audiovisuelles du live : Entre format, industrie et patrimoine culturel numérique (appel à contributions)

Dans le cadre d’un dossier thématique coordonné par Michaël Spanu et Loïc Riom, la revue SociologieS lance un appel à contributions sur la thématique : « Les nouvelles traductions audiovisuelles du live : Entre format, industrie et patrimoine culturel numérique ».

Date limite de soumission des propositions : 15 octobre 2020

Thématique
Mettre le live en vidéo est un geste qui peut paraître contradictoire, ou du moins ambivalent. Ne perd-on pas ce qui fait la substance de l’expérience du live – la coprésence, l’immédiateté – lorsque celle-ci se trouve retransmise en vidéo ? Ou au contraire, assiste-t-on à une augmentation, une amplification de l’expérience du live (Leveratto et al., 2014), ici entendu comme catégorie indissociable des industries musicales et médiatiques (Holt, 2010) ? Si des travaux se sont déjà intéressés aux liens entre musique et production filmique, les vidéos de concert, appelées « captations » dans le jargon professionnel, sont encore trop peu l’objet de travaux sociologiques. Pourtant, l’usage renouvelé des vidéos de performances musicales sur internet (Holt, 2011) rejoue de vieilles oppositions entre live/enregistrement, performance/production (Auslander, 2008) ou encore actualité/patrimoine. Les cas emblématiques du livestreaming et des concerts virtuels constituent aujourd’hui de véritables enjeux industriels et sociaux qui renvoient à la place des images dans notre société et à leur usage par les sciences sociales (Péquignot, 2006). Par leur ampleur et leur dimension numérique, les nouvelles traductions audiovisuelles du live réactivent des questionnements classiques de la sociologie des arts et de la culture, notamment à travers les notions d’authenticité, d’expérience et de publics (Benjamin, 1936 ; Dewey, 1934, 1927), de légitimité et de valeurs (Bourdieu, 1992 ; Heinich, 2008, 2007), ou encore de travail, de carrière et de scène (Becker, 1992 ; Menger, 2013 ; Bennett & Peterson, 2004), tout en faisant écho aux débats contemporains sur la « plateformisation » de la culture (Bullich & Schmitt, 2019). Cette proposition de dossier s’inscrit dans la continuité des réflexions sur l’évolution numérique de la musique dite live (Guibert, 2020), que l’on peut appréhender alternativement comme secteur de l’industrie musicale (Guibert & Sagot-Duvauroux, 2013) et situation particulière de l’expérience esthétique (« un espace commun d’apparence » selon Hannah Arendt, voir Cambier [2007]) ou rituelle (Small, 2019). Elle a pour but de documenter et de questionner ce que la captation audiovisuelle fait au concert en tant qu’expérience collective partagée (Finnegan, 2007 ; Ferrand, 2009), mais également à sa mise en place technique (Thompson, 2004 ; Pisfil, 2020), à sa structuration en tant que secteur (Frith, 2007) et à ses dimensions artistiques et mémorielles.
Pour ce faire, elle propose trois axes de recherche :
- la mise en forme audiovisuelle du concert,
- l’organisation du marché et les publics des vidéos
- et la patrimonialisation du spectacle vivant.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions d’article sont à soumettre avant le 15 octobre 2020 aux coordinateurs du dossier Michaël Spanu et Loïc Riom.
Chaque proposition devra être rédigée en français, ne pas dépasser 750 mots et préciser le terrain et/ou le corpus, ainsi que la méthode de collecte de données.
Après sélection, les articles finaux (25 000-35 000 signes) seront à envoyer avant le 15 janvier 2021 pour être ensuite évalués par les pairs.

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