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Mercredi 22 septembre 2021, 01h42

Source : https://www.aislf.org/spip.php?article1476


Réunion commune du GT 13 « Société globale, cosmopolitisme et droits humains » et du groupe « Europe et société globale » de l’AIS

7 juin 2011, Rome (Italie)

La première réunion de ces deux Groupes de travail internationaux de l’AISLF) et de l’AIS (Association italienne de sociologie) aura lieu à Rome au mois de juin 2011. Les propositions de communication sont attendues pour le 30 avril 2011.

Journée organisée par
le Réseau Thématique « Théories sociologiques et transformations sociales »
de l’Université de Rome Trois.

Cette journée poursuit l’objectif de faire se rencontrer deux groupes de travail, le premier, déjà constitué s’appelle « Société globale, cosmopolitisme et droits de l’homme ». C’est un Groupe de Travail de l’AISLF. Il naît de l’idée qu’au cours des dernières décennies, un changement de paradigme a été opéré dans le domaine des études sociologiques : nous sommes passés d’une orientation centrée sur l’État-Nation à une sociologie de la société globale. En effet, les transformations survenues dans le monde contemporain ont rendu nécessaire l’adoption de modèles analytiques plus aptes à saisir les nouveautés qui ont émergé au sein de la société globale. La sociologie de l’État-Nation était pour partie l’expression de la domination et de l’hégémonie occidentale sur le monde. L’idée d’imposer à tous les pays le modèle occidental (capitalisme plus démocratie ou alors capitalisme plus dictature, ce qui est a été souvent le cas pour les pays latino-américains) a été abandonnée. Une autre idée a en revanche émergé : la modernité n’est pas un fait unitaire et unique, mais pluriel et complexe. Les travaux de S. N. Eisenstadt ont joué un rôle fondamental dans ce sens, en permettant de comprendre que la modernité enfantée par l’Europe s’est développée dans le monde en assumant des formes multiples. Ainsi, la globalisation se présenterait comme un phénomène porteur de traits convergents, mais accompagné également de la reconfiguration d’anciennes différences et de l’émergence de nouvelles.

Le second, en voie de constitution, s’appellerait l’« Europe et la société globale ». Il se veut un réseau international ouvert à tous les sociologues (mais également politistes, démographes, économistes, anthropologues) travaillant sur l’Europe. Ce groupe voudrait fournir un lieu d’échanges et de débats à tous ceux qui se penchent sur des thèmes aussi variés que l’identité des Européens, leurs valeurs, les frontières de l’Europe, son projet politique, sa place dans le monde et ses relations avec les autres civilisations et puissances économiques globales. Ce groupe voudrait entretenir des échanges féconds et permanents avec le GT « Société globale, cosmopolitisme et droits humains » de l’AISLF, au moins pour cette raison principale : l’Europe a un double visage, elle contribue à la formation de la société globale, en même temps qu’elle en est l’une de ses expressions. Mais il pourrait également s’appuyer sur l’expérience de recherche du Réseau Thématique (RT) « Théories sociologiques et transformations sociales » de l’Association Italienne de Sociologie (AIS), depuis longtemps engagé dans la tentative de faire de l’étude de l’Europe et de l’Union européenne un axe fondamental de sa réflexion.

Cette journée pourrait trouver comme point de convergence entre les deux réseaux l’idée que l’étude de l’Europe ne peut faire l’impasse sur l’un des traits fondamentaux de ses expressions culturelles : les droits humains. On sait qu’actuellement, la conception occidentale et européenne des droits humains est remise en cause. En effet, on affirme qu’en défendant les droits humains, les Européens (et les occidentaux) expriment leur propre culture et leur propre conception de la vie. Cette critique est fondée. Et pourtant on peut se demander s’il y a des alternatives aux droits humains. Quels modèles de relations de pouvoir peuvent-ils s’opposer à la démocratie et au droit comme fondement du vivre ensemble ? Comme nous l’avons déjà montré, ce qui émerge n’est pas tellement un refus radical de la démocratie et du droit, mais la proposition d’intégrer la conception « européenne » des droits humains au sein d’autre traditions culturelles (cf. par exemple la question des « valeurs asiatiques » de la Déclaration de Bangkok) ou de concevoir la démocratie différemment, en la fondant plutôt sur le consensus unanime des participants et moins sur des aspects purement quantitatifs (one men one vote, the winner takes it all, etc.).

Mais d’autres thèmes pourraient être pris en compte pur cette journée : quelle est l’image que les non Européens se font de l’Europe ? Comment les Européens voient les changements en cours à l’échelle global ? Quelle est la place de l’Europe dans la société globale, y compris au niveau géostratégique et géopolitique ? Quelles relations l’Europe et les Européens entretiennent-ils avec les pays méditerranéens, africains, mais également asiatiques et américains ? Comment les Européens cohabitent-ils avec la différence culturelle, due en partie à l’immigration de peuples extra-européens ? L’Europe cosmopolite est-elle seulement un slogan, un concept sociologique ou une assise pour l’élaboration d’un projet politique ?

D’autres arguments pourront bien évidemment être proposés au Comité Scientifique du RT « Théorie sociologique et transformations sociales » de l’AIS, promoteur de cette journée.

Les propositions de résumé (600-700 mots) devront être envoyées avant le 30 avril 2011 au secrétariat du RT mariella.nocenzi@uniroma1.it. Les résumés devront indiquer :
• Le titre de la proposition de l’intervention
• Le nom de l’auteur et ses coordonnées complètes (adresse, fax, email)
• L’objectif de l’intervention et les propositions thématiques

Les résumés seront évalués par le Comité Scientifique du RT.

Date limite des propositions : 30 avril 2011


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