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Mercredi 22 septembre 2021, 01h41

Source : https://www.aislf.org/spip.php?article3804


Sociologies pratiques, « Peut-on manger sans risque ? Acteurs et instruments de la sécurité sanitaire. »

30 août 2019

Pour son prochain numéro qui paraîtra en octobre 2020, la revue Sociologies pratiques lance un appel à contribution sur le thème « Peut-on manger sans risque ? Acteurs et instruments de la sécurité sanitaire. »

Date limite de soumission : 30 août 2019

Crise dite du « concombre tueur » (qui concernait des graines germées de fenugrec) en 2011 ; scandale européen des lasagnes de cheval en 2013 ; présences de salmonelles dans le lait infantile produit par une usine du groupe Lactalis en 2017-18 ; controverses récurrentes sur la présence de résidus de pesticides dans les fruits et légumes ou sur l’interdiction du dioxyde de titane utilisé comme additif dans les bonbons… : la longue liste des crises et scandales alimentaires en Europe ces dernières années montre la permanence des fraudes et des risques sanitaires de l’alimentation.
Pourtant, en 2002, l’adoption par l’Union européenne de la General Food Law Regulation entendait tirer les conséquences des crises des années 1990, en particulier de la crise de la vache folle. L’encéphalite spongiforme bovine, ou ESB, avait provoqué des décès dus au nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt Jakob, mis à mal la filière de la viande bovine en Europe, l’organisation des services de contrôle et la solidarité entre États-membres. La Food Law, puis l’ensemble des règlements européens du Paquet hygiène, entré en vigueur en 2006, marquaient une évolution des principes de l’action publique européenne (séparation de l’expertise et de la décision, nécessaire communication sur les risques), transformait les institutions en charge de la sécurité de l’alimentation (création des agences, dont l’European Food Safety Authority –EFSA, au niveau européen) et annonçait une nouvelle répartition des rôles entre acteurs économiques et autorités publiques, avec l’affirmation de la responsabilité des industries de l’alimentation quant aux produits
qu’elles mettent sur le marché. Près de vingt ans après cette réorganisation de l’ensemble du dispositif de sécurité sanitaire des aliments, on peut se demander comment a évolué l’action publique de ce secteur, comment les acteurs publics et privés ont modifié leurs pratiques et leurs métiers, dans quelle mesure les consommateurs ont fait évoluer leurs comportements, et pour quelles raisons le dispositif existant produit la répétition des crises sanitaires et des fraudes alimentaires.

La revue Sociologies pratiques s’adresse aux chercheurs académiques et universitaires tout autant qu’aux professionnels, intervenants, consultants qui mobilisent la sociologie pour leurs travaux. Les articles attendus peuvent être de deux natures. D’une part, des analyses réflexives et sociologiques fondées sur des recherches empiriques récentes (analyses de témoignages, études de cas, débats
critiques, etc.). D’autre part, des analyses de pratiques professionnelles (témoignages de pratiques et réflexion sur les conditions de l’action, les justifications de l’action et les conséquences sur l’action).
Dans l’un comme dans l’autre cas, les articles doivent être analytiques et traiter de l’une ou de plusieurs des questions soulevées dans l’appel. Les articles qui croisent différents axes développés dans l’appel sont les bienvenus.

Modalités de soumision
Les intentions d’article (5.000 signes espaces compris) sont à adresser avant le 30 août 2019 par voie électronique à cette adresse Elles devront contenir une présentation du questionnement sociologique, du terrain, de la méthodologie et des résultats proposés.

Appel complet à télécharger


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