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Appels à contributions

Enjeux & Société : « La transdisciplinarité : perspectives et regards croisés »

30 septembre 2021

La revue Enjeux & Société lance un appel à contributions sur la thématique de la transdisciplinarité sous différents angles ou qui présenteront des recherches réalisées dans une approche transdisciplinaire. Il sera intéressant que des articles abordent la transdisciplinarité en fournissant une explication et une justification de son utilisation dans un projet de recherche précis. Ce numéro est coordonné par Jason Luckerhoff, François Guillemette et Olivier Bégin-Caouette.

Date limite de soumission : 30 septembre 2021

Thématique
La transdisciplinarité est un concept polysémique. Piaget, premier à mobiliser le terme, la décrivait comme « un système total sans frontières stables entre les disciplines » (1967). La transdisciplinarité est tantôt vue comme « une forme spécifique de l’interdisciplinarité » (Flinterman et coll., p. 257, traduction libre) où les savoirs et les perspectives tant des disciplines scientifiques que non scientifiques peuvent être intégrés, tantôt comme la mise en commun d’un modèle conceptuel qui intègre et transcende les disciplines des chercheur.e.s qui l’utilisent (Rosenfield, 1992). Pour Nicolescu, cosignataire de la Charte de la transdisciplinarité (de Freitas, Morin et Nicolescu, 1994), « la transdisciplinarité concerne, comme le préfixe latin trans l’indique, ce qui est à la fois entre les disciplines, à travers les différentes disciplines et au-delà de toute discipline. Sa finalité est la compréhension du monde présent, dont un des impératifs est l’unité de la connaissance » (Nicolescu, 2011, p. 96). Comme le suggère Pasquier (2017), la transdisciplinarité propose « l’ouverture, l’inventivité, le dépassement des normes et des habitudes en vue de résoudre de façon créative et inédite les difficultés sur lesquelles l’action humaine et celles des organisations techniques dominantes sont en butte » (p. 8).

L’objectif de ce numéro est d’explorer la thématique de la transdisciplinarité sous différents angles. Quels sont les apports, les limites ou les contraintes de la transdisciplinarité en pédagogie, en enseignement supérieur, en recherche ou dans les milieux de pratique (développement, intervention, gestion, etc.) ? Comment s’exprime la transdisciplinarité comme posture de recherche et comment la favoriser dans ses recherches ? [...]

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Soumission d’articles
Les textes pour le numéro devront être soumis à l’adresse suivante : coordination_revue@uontario.ca au plus tard le 30 septembre 2021.

Lettre d’intention : la revue demande aux auteurs qui prévoient de soumettre un texte de rédiger une lettre d’intention et de l’acheminer à coordination_revue@uontario.ca au plus tard le 31 mai 2021. Cependant, les soumissions sont aussi acceptées pour le 30 septembre 2021 même si une lettre d’intention n’a pas été envoyée.

Les normes de présentation et les directives générales de soumission d’articles sont disponibles sur le site de la revue

Appels à contributions

Genre Éducation Formation : « Genre & Évaluation »

30 septembre 2021

La revue Genre Éducation Formation lance un appel à articles pour un numéro thématique sur « Genre & Évaluation », à paraître fin 2022.

Date limite de soumission : 30 septembre 2021

Thématique
Au sein d’une société baignée dans une forme d’hybris évaluatif, dans une invasive obsession quantophréniste, les évaluations ont envahi l’ensemble du système scolaire. Si l’évaluation peut être, de prime abord, appréhendée comme une activité spontanée, omniprésente, « l’une des principales et des plus primitives opérations de l’esprit humain (Hadji, 2012), elle n’en demeure pas moins un « acte par lequel, à propos d’un évènement, d’un individu ou d’un objet, on émet un jugement en se référant à un (ou à plusieurs) critère(s) » (Noizet & Caverni, 1978). Émettre un jugement demeure une tâche délicate impliquant une série de choix plus ou moins conscients et justifiés. Le jugement professoral conduit alors à plonger dans l’épaisseur et l’opacité des inconscients (Ardoino & Berger, 1986). Les critères explicités ne comptent bien souvent que pour une faible part dans l’appréciation, tandis que les critères « externes », le plus souvent implicites et mêmes parfois refusés par l’institution, détiennent un poids encore plus important » (Bourdieu & Saint-Martin, 1975).

C’est dans ces espaces de subjectivité, consciente ou inconsciente, que peuvent se nicher des stéréotypes de sexe susceptibles de générer des pratiques évaluatives genrées, et donc inégalitaires entre les élèves ou les étudiant·es selon leur sexe. En effet, comme Duru-Bellat (1990) et Mosconi (1994) l’ont montré dans leurs travaux, les attentes des enseignant·es se transposent naturellement au sein des processus évaluatifs, et celles-ci demeurent très souvent différenciées selon le sexe de l’élève et les disciplines enseignées. En effet, « Pour qu’un comportement soit évalué, il faut d’abord qu’il soit « lu » par les maîtres, et cette lecture engage inévitablement toute « une théorie » implicite de la personnalité, lourde de stéréotypes, notamment pour les comportements des élèves selon qu’ils sont garçons ou filles » (Duru-Bellat, 1990). L’évaluation renforce ainsi un curriculum caché (Forquin, 1995 ; Isambert-Jamati, 1990 ; Perrenoud, 1993 ; Mosconi, 1994) pétri de stéréotypes de sexe.

Le rôle de l’évaluation se révèle être sous-considéré quant à son implication dans la construction des rapports sociaux de sexe et des inégalités scolaires, alors que l’évaluation occupe une place de plus en plus importante dans le système scolaire. C’est donc au prisme du genre que nous proposons d’explorer, dans ce numéro spécial de la revue GEF, les inégalités scolaires liées à l’évaluation suivant qu’elles relèvent de jugements d’enseignant·es (axe 1), de représentations des élèves (axe 2) ou, plus globalement, de méthodes d’évaluation du système scolaire au niveau national ou international (axe 3).

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Soumission d’articles
Les propositions d’articles, d’environ 5000 signes espaces et notes comprises, comprennent un titre, une présentation de l’article, les objets et les méthodes, ainsi que les nom, prénom, statut, rattachement institutionnel et email de l’auteur ou autrice. Elles doivent être envoyées pour le 30 septembre conjointement à Nathalie Sayac (nathalie.sayac@univ-rouen.fr) et Didier Chavrier (didier.chavrier@univ-orleans.fr) ainsi qu’au comité de rédaction de la revue GEF (comite@revuegef.org). Les auteurs et autrices seront avisé·es par mail des propositions retenues avant le 15 octobre.

Appels à contributions

Revue Genre Éducation Formation n°7 : « Genre & Évaluation »

30 septembre 2021

La Revue Genre Éducation Formation n°7 lance un appel à articles pour un dossier thématique sur « Genre & Évaluation », à paraître en 2022.

Date limite de soumission : 30 septembre 2021

Thématique
Au sein d’une société baignée dans une forme d’hybris évaluatif, dans une invasive obsession quantophréniste, les évaluations ont envahi l’ensemble du système scolaire. Si l’évaluation peut être, de prime abord, appréhendée comme une activité spontanée, omniprésente, « l’une des principales et des plus primitives opérations de l’esprit humain (Hadji, 2012), elle n’en demeure pas moins un « acte par lequel, à propos d’un évènement, d’un individu ou d’un objet, on émet un jugement en se référant à un (ou à plusieurs) critère(s) » (Noizet & Caverni, 1978). Émettre un jugement demeure une tâche délicate impliquant une série de choix plus ou moins conscients et justifiés. Le jugement professoral conduit alors à plonger dans l’épaisseur et l’opacité des inconscients (Ardoino & Berger, 1986). Les critères explicités ne comptent bien souvent que pour une faible part dans l’appréciation, tandis que les critères « externes », le plus souvent implicites et mêmes parfois refusés par l’institution, détiennent un poids encore plus important » (Bourdieu & Saint-Martin, 1975).

C’est dans ces espaces de subjectivité, consciente ou inconsciente, que peuvent se nicher des stéréotypes de sexe susceptibles de générer des pratiques évaluatives genrées, et donc inégalitaires entre les élèves ou les étudiant·es selon leur sexe. En effet, comme Duru-Bellat (1990) et Mosconi (1994) l’ont montré dans leurs travaux, les attentes des enseignant·es se transposent naturellement au sein des processus évaluatifs, et celles-ci demeurent très souvent différenciées selon le sexe de l’élève et les disciplines enseignées. En effet, « Pour qu’un comportement soit évalué, il faut d’abord qu’il soit « lu » par les maîtres, et cette lecture engage inévitablement toute « une théorie » implicite de la personnalité, lourde de stéréotypes, notamment pour les comportements des élèves selon qu’ils sont garçons ou filles » (Duru-Bellat, 1990). L’évaluation renforce ainsi un curriculum caché (Forquin, 1995 ; Isambert-Jamati, 1990 ; Perrenoud, 1993 ; Mosconi, 1994) pétri de stéréotypes de sexe.

Le rôle de l’évaluation se révèle être sous-considéré quant à son implication dans la construction des rapports sociaux de sexe et des inégalités scolaires, alors que l’évaluation occupe une place de plus en plus importante dans le système scolaire. C’est donc au prisme du genre que nous proposons d’explorer, dans ce numéro spécial de la revue GEF, les inégalités scolaires liées à l’évaluation suivant qu’elles relèvent de jugements d’enseignant·es (axe 1), de représentations des élèves (axe 2) ou, plus globalement, de méthodes d’évaluation du système scolaire au niveau national ou international (axe 3).

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Soumission d’articles
Les propositions d’articles, d’environ 5000 signes espaces et notes comprises, comprennent un titre, une présentation de l’article, les objets et les méthodes, ainsi que les nom, prénom, statut, rattachement institutionnel et email de l’auteur ou autrice. Elles doivent être envoyées pour le 30 septembre conjointement à Nathalie Sayac (nathalie.sayac@univ-rouen.fr) et Didier Chavrier (didier.chavrier@univ-orleans.fr) ainsi qu’au comité de rédaction de la revue GEF (comite@revue.gef.org). Les auteurs et autrices seront avisé·es par mail des propositions retenues avant le 15 octobre.

Appels à contributions

terrains & travaux : « Les sciences sociales de la sexualité : classement, socialisation, politisation »

1er octobre 2021

La revue terrains & travaux lance un appel à contributions sur la thématique « Les sciences sociales de la sexualité : classement, socialisation, politisation ». Créée en 2000, terrains & travaux est une revue semestrielle de sciences sociales. D’aspiration généraliste, elle publie des articles originaux principalement en sociologie et science politique, mais aussi en histoire, anthropologie et économie. Les textes, ancrés dans des enquêtes empiriques, donnent à voir les matériaux collectés et les méthodes mobilisées, tout en s’appuyant sur une solide réflexion théorique.

Date limite de soumission : 1er octobre 2021

Thématique
Depuis la fin des années 1990, le développement des travaux en sciences sociales sur la sexualité dans l’espace francophone s’est accéléré, comme en témoigne la parution régulière de numéros de revue sur le sujet[1] — sans commune mesure néanmoins avec ce qu’il se passe outre-Atlantique, où l’institutionnalisation des « sexualities studies » demeure bien plus importante. En 2001, terrains & travaux consacrait ainsi son deuxième numéro aux « Sexualités déviantes / sexualités militantes ». Les coordinateurs du numéro notaient que la thématique du numéro s’était « naturellement imposée », et que la légitimité de l’enquête en sciences sociales sur la sexualité n’était plus à discuter. Ces dernières années, les travaux en sciences sociales portant sur la sexualité se sont multipliés et le milieu académique leur est de plus en plus favorable, notamment à travers la place croissante faite à cet objet par les laboratoires de sciences sociales, l’augmentation du nombre d’articles, de numéros spéciaux de revues et de livres, mais aussi les nombreuses conférences qui y sont consacrées.

L’objectif de ce dossier thématique de terrains & travaux est de réunir des articles permettant de rendre compte des développements actuels du champ. Il s’agit de montrer comment les sciences sociales se saisissent de la sexualité et de quelles manières elles contribuent au développement du savoir sur les sexualités, mais aussi ce que les travaux sur la sexualité font aux sciences sociales – en d’autres termes : de quelles manières les travaux sur la sexualité réinterrogent-ils des concepts, des raisonnements et des sujets phares de ces disciplines ?

Le numéro réunira des articles empiriques de sciences sociales s’appuyant sur des méthodes tant quantitatives que qualitatives, sans limitation d’aires géographiques ou de périodes historiques. Les articles proposés devront s’inscrire dans au moins l’un des trois axes suivants :

  1. Classement
  2. Socialisation
  3. Politisation

Les contributions s’appuieront sur des enquêtes empiriques soigneusement documentées, précisant les terrains investigués et les méthodes adoptées (archives, documents, entretiens, observations ethnographiques, questionnaires…).

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Soumission d’articles
Les articles, de 50 000 signes maximum (espaces, notes et bibliographie compris), accompagnés d’un résumé de 150 mots et de 5 mots-clés en français et en anglais, devront parvenir sous forme électronique (format Word, cf. indications ci-dessous pour la mise en forme des textes) aux coordinateur·trice·s du numéro avant le 1er octobre 2021 aux adresses suivantes :

Les consignes relatives à la mise en forme des manuscrits sont consultables sur le site de la revue

Appels à contributions

Journal des Anthropologues : « L’Europe étudiée par ses « Autres ». Expériences passées et contemporaines »

1er octobre 2021

Le Journal des Anthropologues lance un appel à contributions pour un dossier thématique sur « L’Europe étudiée par ses « Autres ». Expériences passées et contemporaines », à paraître en décembre 2022.

Date limite de soumission : 1er octobre 2021

Thématique
En Europe, l’ethnologie a connu son essor avec la colonisation des territoires et des populations partout dans le reste du monde (l’Asie, l’Afrique, l’Amérique latine, le Moyen Orient). Depuis plusieurs décennies, le caractère situé du sujet de recherche supposé « neutre » (homme, blanc, hétérosexuel) et les conditions de possibilité d’un tel développement (la domination coloniale) ont été largement mis en évidence par différents courants intellectuels. Les critiques subalternistes, postcoloniales et décoloniales, les épistémologies du Sud et les savoirs situés des épistémologies féministes ont permis de renouveler et de remettre en cause les logiques inégalitaires qui structurent la recherche en sciences humaines et sociales, récusant au passage la fabrique d’un « universel » trop souvent isomorphe aux regards sur le monde portés depuis l’Europe et les États-Unis. Elles ont mis au jour le caractère « provincial » de tout discours scientifique – toujours ancré dans le contexte historique et culturel de sa production. Cependant, ces épistémologies et analyses « venues d’ailleurs » font aujourd’hui, dans des pays comme la France, l’objet de polémiques et de méfiance dans les espaces académique et public. Par ailleurs, les mesures restrictives visant à réguler l’immigration, dont le dispositif « d’accueil » des étudiant.e.s étranger.es « Bienvenue en France » est un cas archétypal, indiquent que le cosmopolitisme caractéristique de l’anthropologie reste un privilège réservé aux personnes issues des pays les plus dotés en moyens financiers.

En Europe, la majorité des étudiant.e.s et chercheur·e·s en sociologie et en anthropologie venu.e.s d’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient se retrouvent bien souvent assigné.e.s à faire de « leurs pays d’origine » ou de « leur communauté » des objets d’enquête et des terrains de recherche, encouragé·e·s à s’étudier « soi-même » ou à étudier un « soi-même dans un ailleurs ». Ainsi, aujourd’hui encore, il reste inhabituel – voire insolite – de voir l’Europe et les États-Unis, et surtout leurs groupes dominants, devenir des objets étudiés par leurs « Autres », notamment des personnes issu·e·s d’anciennes colonies. Ce contexte nous pousse à interroger les conditions sociales, économiques et scientifiques de la légitimité et de l’autorité de ces « autres » ethnographes « non-européen·ne·s » à produire des connaissances sur les sociétés européennes. Cette proposition n’enlève évidemment rien au caractère problématique et relationnel de l’« européanité » qui ne saurait être réduite à un ensemble de traits aisément isolables. Il conviendra d’interroger et de « provincialiser » les ressorts de sa construction sociale dans ce volume.

Ce dossier propose de rassembler des travaux ethnographiques menés par des anthropologues « non-européen·ne·s », perçu.e.s comme tel.le.s, ou « issues » de l’immigration postcoloniale, ayant travaillé sur les sociétés européennes.

Voici une liste [non-exhaustive] de thématiques possiblement concernées par le dossier :

  • La traduction et appropriation de concepts théoriques, politiques, juridiques ou culturelles non-européens dans des pays européens (féminicide, le statut juridique des fleuves, colonialité, violence obstétricale, entre autres)
  • La réception et adaptation des pratiques de résistance (« artivisme », escrache, funa, batucadas)
  • Les différentes relations centre/périphérie et leur plasticité
  • Patrimoine sensible, restitution et relations muséales entre « Nord » et « Sud »
  • Religions, spiritualités et sécularismes
  • Possibilités et limites de l’approche comparative
  • Expériences de racialisation et discrimination sur le terrain ou dans l’université et leurs effets épistémologiques et méthodologiques
  • Parcours et intérêts des chercheur·e·s « non-européen·ne·s » qui étudient l’Europe
  • Penser les sociétés européennes avec des concepts et théories venues « d’ailleurs » (épistémologies du Sud, féminisme de/post/anticolonial, féminisme ‘de communauté’ –feminismo comunitario–, entre autres).

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Soumission d’articles
Les résumés des propositions (5 000 signes) sont à adresser par e-mail, en français ou en anglais, en format Word, avant le 1er octobre 2021 aux trois coordinateurs.trices ci-dessous avec copie à la rédaction du Journal des anthropologues (afa@msh-parisfr), et les articles complets (si acceptés), d’une longueur maximum de 40 000 signes (espaces compris) avant le 15 mars 2022. Les articles pourront être publiés en français ou en anglais.

Fernanda Azeredo de Moraes : fernanda.azeredodemoraes@ehess.fr
Yolinliztli Pérez-Hernandez : yolinliztli.perez-hernandez@ined.fr
Émir Mahieddin : emir.mahieddin@ehess.fr

Appels à contributions

Gérontologie et société : « Des espaces à vivre à l’aune du vieillissement »

1er octobre 2021

La revue Gérontologie et société lance un appel à articles pour un numéro thématique sur « Des espaces à vivre à l’aune du vieillissement », à paraître en octobre 2022.

Date limite de soumission : 1er octobre 2021

Thématique
« We shape our buildings thereafter they shape us » affirmait Winston Churchill alors qu’il plaidait pour que l’on reconstruise la Chambre des Communes à l’identique après son bombardement, espérant ainsi renouer avec le fonctionnement d’avant le bombardement. Par cette phrase on comprend aussi que le cadre de vie architecture dépasse la simple notion d’abri et qu’il dépend d’une raison sociale. L’architecture et l’urbanisme sont le théâtre d’une vie dont l’histoire nous a bien souvent montré que la scénographie se trouve souvent entre les mains de décideurs, politiques, aménageurs, architectes et bâtisseurs et dont les préoccupations sont malheureusement parfois éloignées voir dé-corrélées des réels besoins des usagers (Charras, Eynard et Viatour, 2016 ; Cérèse et Eynard, 2014). L’histoire nous montre surtout que les formes urbaines et architecturales sont le reflet, le support et la concrétisation des ambitions et de l’idéologie qui président une société. Haussmann révolutionnait le cadre bâti pour qu’il reflète les ambitions et l’hygiénisation des modes de vie au 19e siècle ; il est temps aujourd’hui de le repenser à travers sa structuration et ses réalisations pour qu’il soit le support d’une approche toujours plus respectueuse de l’environnement, de la mixité et de la variabilité des conditions qui caractérisent l’être humain (Charras et Cérèse, 2017).

Le courant actuel de société inclusive n’échappe pas à la règle. Bien ancré politiquement et documentée théoriquement et idéologiquement, il manque cruellement d’applications architecturales, urbaniste et paysagère. Les réflexions actuelles sur l’habitat inclusif ne font malheureusement pas suffisamment référence aux usages, ni aux contraintes individuelles ou aux interrelations individu-environnement pour construire des lieux d’habitation viables et désirables (Charlot, 2019), et peuvent donner l’impression d’une utopie se limitant à un discours politiquement correct ponctué de bonnes intentions et régulé par les moyens financiers et les rouages administratifs (Eynard, Cérèse, et Charras, 2020).

Cet appel à contribution vise à éclaircir, approfondir et illustrer l’état de l’art sur les réflexions actuelles concernant les espaces à vivre et les modalités urbanistes, architecturales et paysagères du cadre de vie pour l’appliquer en gérontologie tant d’un point de vue théorique qu’appliqué.

Il peut s’agir d’aborder ces dimensions d’un point de vue historique, d’une analyse de ce qui est produit actuellement, ou encore d’entrer dans une dimension prospective en proposant ce qui pourrait constituer la base de réflexion pour les acteurs du cadre bâti et paysager dans la conception des espaces du futur. Une attention pourra aussi être apportée aux notions juridiques, qu’il s’agisse des « libertés d’aller et venir » et de « privation des libertés », contractuelles, ainsi que sur les questions réglementaires (incendie, vétérinaire, accessibilité…) ainsi qu’économique.

Trois grands axes sont proposés pour ce numéro thématique :

  • réflexions sur les liens qui unissent l’architecture, l’urbanisme, le paysagisme et la gérontologie dans une approche d’inclusion spatiale ;
  • réflexions sur la conception et l’implantation des établissements médico-sociaux ;
  • réflexions sur les conditions qui régissent la conception d’un habitat inclusif pour les personnes âgées, etc.

Ces trois axes constituent des pistes de réflexions pour aborder les espaces à vivre à l’aune du vieillissement. Les questions et exemples proposés ne sont pas exhaustifs. Les coordonnateurs du numéro sont ouverts aux propositions qui ne s’inscriraient pas directement dans ce cadre. D’une manière générale, l’intégration de l’expérience, du vécu et de la parole des usagers (personnes âgées, proches, et professionnels) et/ou des acteurs du cadre bâti (maître d’œuvre et d’ouvrage, promoteur,…) doit être privilégié.

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Soumission d’articles
Les propositions d’articles complets (en français ou en anglais) de 40 000 signes maximum, espaces compris, et accompagnées d’un titre et d’un résumé (250 mots maximum) sont attendues au plus tard le 1er octobre 2021. Elles sont à adresser à cnavgerontologieetsociete@cnav.fr.

Les soumissions d’articles doivent impérativement s’inscrire dans l’une des trois rubriques de la revue et mentionner ce choix en première page. Pour plus d’informations sur les rubriques, le processus éditorial et les grilles d’évaluation, merci de se référer au site de la revue.

Appels à contributions

Anthropologie et sociétés : « Diversité de genre : transformations contemporaines »

11 octobre 2021

La revue Anthropologie et sociétés lance un appel à articles pour un numéro thématique sur « Diversité de genre : transformations contemporaines », à paraître en mars 2023.

Date limite de soumission : 11 octobre 2021

Thématique
L’anthropologie francophone s’est peu intéressée à la « diversité de genre », contrairement à la littérature en langue anglaise qui compte divers ouvrages, dont plusieurs synthèses de référence (par exemple Herdt, 1994 ; Ramet, 1996 ; Nanda, 1999). Certains auteurs qui se sont penchés sur les minorités sexuelles dans des contextes spécifiques ont par ailleurs discuté des différentes configurations que pouvaient prendre le genre des personnes concernées (Kulick, 1998 ; Murray et Roscoe, 1998 ; Wieringa et al., 2007 ; Gaudio, 2009 ; Blackwood, 2010 ; Geoffrion, 2013). Dans ces écrits, la diversité de genre est invoquée de façon plus ou moins enchevêtrée avec l’orientation sexuelle, dans la mesure où, dans de nombreux contextes, les relations entre personnes de même sexe impliquent une différentiation genrée des partenaires.

La notion de « diversité de genre » permet ici de rendre compte de la multiplicité des configurations que rend possible le jeu avec, et au-delà de, la binarité féminin/masculin. Dans toute sa complexité, la diversité de genre recouvre une variété considérable de situations, qui vont des bricolages les plus informels aux formes les plus instituées ou reconnues. La plupart des figures décrites dans la littérature concerne des personnes dont le sexe de naissance est masculin.

Dans de nombreux cas, les personnes en question ne sont considérées ni comme des hommes ni comme des femmes. Niko Besnier (1994) parle ainsi de liminalité de genre (gender liminality). Cette position liminale explique que de nombreuses figures de la diversité de genre occupent des rôles de médiation entre le monde des humains et celui des esprits ou des dieux (Cornwall, 1994 ; Sweet, 1996 ; Bacigalupo, 1998 ; Dianteill, 2000 ; Lescot & Magloire, 2002).

Bien que différentes les unes des autres, ces diverses figures ont pour point commun qu’elles complexifient les normes binaires du féminin et du masculin, en ce que certains corps désignés comme homme ou femme à la naissance ou plus tard dans la biographie des personnes portent, au moins en partie, les attributs sociaux de « l’autre » genre. Ces catégories sociales de genre varient tout d’abord dans le degré d’institutionnalisation du statut en question, certaines bénéficiant d’une large reconnaissance sociale, comme les hijra, qui occupaient traditionnellement un rôle dans la religion hindouiste. Elles varient ensuite dans la configuration et l’expression des différentes caractéristiques genrées. En effet, certains attributs sociaux associés au sexe de naissance de la personne sont souvent conservés, ce qui maintient une partie des rôles, droits et responsabilités – par exemple, cuisiner ou faire la lessive pour les femmes –, auxquels s’ajoutent des attributs de « l’autre sexe » – par exemple, la licence de fumer des cigarettes (Blackwood, 2010) – mais qui sont rarement entiers ou exclusifs.

La dimension placée au centre de ce numéro est la profonde évolutivité des formes de la diversité de genre. Elles se transforment, s’adaptent aux contextes tout aussi changeants des sociétés dans lesquelles elles évoluent. Les catégories et terminologies de genre circulent et sont appropriées localement.

Les contributions attendues pour ce numéro concerneront les dynamiques et les conceptualisations de la diversité de genre situées dans des contextes précis. Elles pourront porter sur les transformations induites par la mondialisation, dont l’un des effets est la minoration des catégories locales au profit de catégories qui s’imposent comme globales. Par exemple, la circulation internationale de la catégorie « transgenre » et la façon dont celle-ci s’insère dans un contexte spécifique pourraient être discutées. Les propositions peuvent concerner les représentations contemporaines de certaines catégories de genre traditionnelles, les questions d’identité et d’expression des personnes concernées, ainsi que leurs articulations au sein du système de genre plus large ou des cosmologies locales. De plus, la littérature étant très majoritairement consacrée aux personnes dont le sexe attribué à la naissance est masculin, les contributions venant étoffer les connaissances sur les différentes configurations genrées renvoyant à ce que Jack Halberstam a appelé « female masculinities » (1998, 2012) seront bienvenues. Des analyses de la situation des personnes intersexes sont aussi attendues. Les mutations actuelles de la diversité de genre dans les pays occidentaux pourront être abordées, notamment le rejet de la binarité de genre par une partie des nouvelles générations.

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Soumission d’articles
Les propositions d’articles, de 500 mots maximum, doivent être envoyées à Karine Geoffrion (karine.geoffrion@ant.ulaval.ca) et Christophe Broqua) christophe.broqua@cnrs.fr) jusqu’au 11 octobre 2021 inclus.

Les décisions d’acceptation ou non des propositions d’articles seront rendues avant la fin du mois d’octobre 2021. Les articles dont la proposition a été acceptée seront attendus pour le 1er février 2022. Une journée de discussion (facultative, possibilité de présenter en présentiel ou à distance) autour des premières versions d’articles sera organisée à l’Université Laval, à Québec, fin février 2022.

Appels à contributions

¿ Interrogations ? : « De la création à la contestation : délimiter les sports alternatifs »

15 octobre 2021

La revue ¿ Interrogations ? (revue pluridisciplinaire de sciences humaines et sociales à comité de lecture) lance un nouvel appel à articles pour un prochain numéro thématique, coordonné par Orlane Messey et Audrey Tuaillon Demésy : « De la création à la contestation : délimiter les sports alternatifs ».

Date limite de soumission : 15 octobre 2021

Thématique
Les « sports de glisse » ont donné naissance à différents champs d’études qui, à l’aube des années 1990, se sont attachés à analyser ce qui sera par la suite nommé pratiques alternatives ou sport subculture. L’intérêt porté initialement au phénomène de la glisse résidait dans sa structuration ’à la marge’ des pratiques mainstream (de ’masses’ ou ’légitimes’), c’est-à-dire en dehors de tout cadre institutionnel et légitimé par une structure normative dominante (Jarvie, 2006). Les chercheurs anglo-saxons sont les premiers à porter un regard sur l’apparition de ces pratiques. Refusant d’y voir des formes de déviances juvéniles, ils s’appuient sur les théories portées par les Cultural Studies, afin d’envisager ces mouvements émergents comme « une forme de culture populaire résistant au cadre capitaliste » (Beal, 1995 : 252). Abordés sous l’angle des « youth culture » (Wheaton, 2007 ; Heino, 2000), le skateboard, le roller ou encore le surf défendent un cadre de pratique refusant le système mainstream et le modèle sportif traditionnel (Rinehart, 2000). En participant à la création de normes et de valeurs alternatives, ces pratiques affichent leur détachement des institutions et proposent d’autres manières d’envisager la pratique sportive.

En France, la réappropriation des espaces constitue l’angle privilégié des chercheurs travaillant sur ces pratiques. Ils y voient le passage d’un sport historiquement considéré comme étant « d’utilité publique » à un sport devenant « d’utilité ludique » (Loret, 1995 : 212). Tandis que la glisse urbaine (le skateboard ou le roller) permet aux pratiquants de « [sortir] des espaces policés » (Caligoriou, Touché, 1995), les espaces de pleine nature s’avéreront propices à l’émergence de nouvelles pratiques, loin des villes. Les airs (le parapente), la montagne (le snowboard) et la mer (le surf) vont en effet devenir les nouveaux eldorados de poignées d’individus en quête de nouvelles sensations. Entre détournements urbains ou conquête de nouveaux espaces, ces pratiques représentent, durant les premières années de leur structuration, des réponses à des activités jugées parfois trop compétitives.
[...]

Cet appel à communication ambitionne de repenser la définition de l’alternatif dans le cadre sportif, afin d’en définir les contours et les limites (Tuaillon Demésy, 2021). Quelles relations ces pratiques physiques entretiennent-elles avec le mainstream ? Quelles sont les valeurs autour desquelles les pratiquants se rassemblent ? Afin de répondre à ces questionnements, différents axes peuvent être envisagés pour confronter les réflexions et les définitions :

  • Création et cycles de vie
  • Styles et culture(s)
  • Ruptures et continuités

Si toutes les disciplines sont évidemment bienvenues pour appréhender les sports alternatifs, les présenter et les délimiter, les articles attendus pour ce numéro de la revue devront nécessairement reposer sur des exemples de terrain et/ou sur des corpus clairement identifiés. Par ailleurs, les propositions d’articles devront s’inscrire dans au moins l’un des trois axes présentés ci-dessus.

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Soumission d’articles
Les propositions d’articles sont attendues pour le 15 octobre 2021 au plus tard, aux adresses électroniques suivantes : orlane.messey@univ-fcomte.fr ET audrey.tuaillon-demesy@univ-fcomte.fr.

Ils ne devront pas dépasser 50 000 signes (notes, espaces et bibliographie compris) et devront être accompagnés d’un résumé et de cinq mots-clés en français et d’un résumé (abstract) et de cinq mots-clés (keywords) en anglais.

Les articles répondront impérativement aux normes de rédaction présentées à l’adresse suivante : http://www.revue-interrogations.org....

Appels à contributions

Revue des Sciences Sociales : « Repenser les inégalités de l’enfance et de la jeunesse en temps de crises »

31 octobre 2021

La Revue des Sciences Sociales lance un appel à contributions sur la thématique « Repenser les inégalités de l’enfance et de la jeunesse en temps de crises ». Les propositions d‘article doivent mobiliser des corpus empiriques précis. Ces derniers peuvent être de nature très variée : enquêtes quantitatives ou qualitatives, matériaux de seconde main, archives, discours politiques, d’experts, publics ou médiatiques, etc. Les propositions peuvent prendre appui sur l’ensemble des disciplines des sciences humaines et sociales ou choisir un parti pluridisciplinaire. Ce numéro sera coordonné sous la responsabilité de Régine Sirota (Université Paris Descartes, CERLIS) et Sylvie Octobre (Ministère de la Culture/Centre Max Weber)

Date limite de soumission : 31 octobre 2021

Thématique
La question des inégalités resurgit avec acuité tant en termes de politiques sociales que dans le débat sociologique. Si récemment des chiffres alarmants ont été mentionnés concernant l’enfance sur la base d’indicateurs variables et construits souvent sur le modèle « adulte », les inégalités, discriminations et formes de précarité et de vulnérabilité, concernent aussi l’adolescence et la jeunesse, mais dans tous les cas, ne font que rarement l’objet de discussions théoriques approfondies. Et pourtant, le contexte récent est marqué par une forte demande d’informations sur ces sujets, depuis le Rapport du Conseil de l’enfance et de l’adolescence du Haut Conseil de la Famille, de l’Enfance et de l’Age intitulé « Des données et des études publiques mieux centrées sur les enfants », jusqu’à l’avis du Conseil national de l’information statistique intitulé « Mieux connaître les conditions de vie des enfants » (avis n°3) en passant par le Rapport du Haut Conseil à la Santé Publique intitulé « Le dispositif statistique de surveillance et de recherche sur la santé de l’enfant : état des lieux et propositions », sans parler des intenses débats médiatiques sur le mal-être de la jeunesse, étudiante en particulier.
[...]

Au rang des questions qui intéresseront le numéro, et à titre d’exemple, on peut citer :

  • Comment la crise sanitaire reformule-t-elle la question des inégalités ?
  • Comment penser les inégalités spécifiques de l’enfance et de la jeunesse ? Et avec quels outils ?
  • Comment une perspective internationale amène-t-elle à reformuler ces questions dans un rapport entre global et local ? Comment conjuguer ou articuler les différentes échelles d’observation ?
  • Comment combiner les différentes approches méthodologiques (ethnographique, enquête quantitative, etc.) et disciplinaires pour saisir l’imbrication fine des inégalités ?
  • Comment prendre en compte le longitudinal dans l’appréhension des inégalités ?
  • Quelle place pour la parole de l’enfant et des jeunes et leur agency dans la compréhension des expériences vécues en situation de crise ?
  • Quelles ressources spécifiques sont-elles créées et mobilisées par les enfants et les jeunes face aux difficultés qu’ils rencontrent, notamment dans le contexte de la crise sanitaire ? Et dans des contextes sociaux et locaux ?

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Soumission d’articles
Les résumés – 4000 signes maximum, espaces compris – des articles, en français ou en anglais, proposés sont attendus pour le 31 octobre 2021. Ils doivent être envoyés à l’adresse de la revue : rss@misha.fr.

Ils devront mentionner le titre de la proposition, le cadre théorique, les matériaux empiriques, terrains et méthodologie. Le résumé doit comporter également une bibliographie (en dehors des 4000 signes) et une brève notice bio-bibliographique de l’/des auteur.es. Si la proposition est acceptée, l’article doit être remis avant le 15 mai 2022 pour une parution au premier semestre 2023.

Appels à contributions

Lien social et Politiques : « L’alimentation, un enjeu de justice sociale : mouvements alimentaires, politiques publiques et inégalités »

1er novembre 2021

La revue Lien social et Politiques lance un appel à articles pour un numéro thématique sur « L’alimentation, un enjeu de justice sociale : mouvements alimentaires, politiques publiques et inégalités », à paraître au printemps 2023.

Date limite de soumission : 1 novembre 2021

Thématique
Les enjeux sociaux liés à l’alimentation occupent depuis plusieurs années une place croissante dans le débat public, tant en Amérique du Nord qu’en Europe. Ce retour de la question alimentaire à l’agenda politique est porté par des préoccupations variées : enjeux d’accès équitable à une nourriture saine, dans le contexte d’inégalités sociales et raciales structurantes, de relocalisation des approvisionnements, de « verdissement » des pratiques dans une optique de réduction de la dégradation environnementale, y compris les pollutions associées à la production d’aliments et son impact sur le réchauffement climatique. Après des décennies d’extension des marchés alimentaires qui avaient pu faire oublier combien l’alimentation est aussi une question politique, la diffusion de ces préoccupations a donné une nouvelle vigueur à l’activisme communautaire et citoyen. En témoignent par exemple l’apparition de mouvements en faveur de la « justice alimentaire » (food justice) en Amérique du Nord, la promotion d’une agriculture de proximité, y compris en milieu urbain défavorisé, ou encore le développement de multiples initiatives s’efforçant de resserrer le lien entre consommation et production (Chiffoleau 2009 ; Deverre et Lamine 2010 ; Chiffoleau et Prevost 2012 ; Perrin et al. 2018). Des gouvernements régionaux et des villes s’efforcent d’adapter leurs politiques publiques à ces nouveaux cadrages, par exemple en repensant l’alimentation collective ou en apportant leur soutien à la structuration d’une offre alimentaire plus saine, locale et diversifiée sur leur territoire (Morgan et Sonnino 2010 ; Lardon et Loudiyi 2014 ; Moragues-Faus 2021 ; Manganelli, Broeck, et Moulaert 2020). Ce numéro de Lien Social et Politiques propose de se pencher sur ce contexte très actif dans le but d’analyser les voies par lesquelles l’alimentation est en train de (re)devenir une « chose publique » et les facteurs qui contribuent à orienter l’action communautaire et politique de part et d’autre de l’Atlantique, ainsi qu’ailleurs dans le monde.

Trois axes de réflexion structureront ce numéro thématique :

  1. Le renouveau des politiques alimentaires locales
  2. L’activisme social et communautaire en matière d’alimentation
  3. La mise en évidence des inégalités d’accès à une alimentation de qualité

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Soumission d’articles
Les auteurs et autrices sont invité·e·s à envoyer une proposition de contribution (1 à 2 pages, ou environ 6000 signes) à l’intention des responsables du numéro (renaud.hourcade@cnrs.fr ; nathan.mcclintock@inrs.ca) avant le 1er novembre, en précisant leur affiliation universitaire. Les auteurs et autrices dont la proposition aura été retenue par le comité de rédaction seront invité·e·s à soumettre un article complet le 15 mars.

La revue ne publie que des textes inédits. Les auteurs et autrices sont tenu·es d’aviser la rédaction de tout projet de publication concurrent.

Appels à contributions

Revue d’anthropologie des connaissances : « Écosystèmes et régimes de production scientifique »

1er décembre 2021

La Revue d’anthropologie des connaissances lance un appel à articles pour un numéro thématique sur « Écosystèmes et régimes de production scientifique ».

Date limite de soumission : 1er décembre 2021

Thématique
Historiens et sociologues admettent le plus souvent qu’au-delà des épistémologies (Crombie, 1994, 1995) et des paradigmes dominants (Kuhn, 1962/1970), les sciences, même les plus académiques, se développent dans des écosystèmes sociétaux qui en structurent les pratiques et en définissent les caractéristiques d’une manière plus ou moins différenciée selon les lieux (Livingstone, 2003), les configurations institutionnelles (Polanco, 1990), et bien entendu les époques (Pickstone, 2000, 2011). Etant de nature à se combiner, ces facteurs sont susceptibles de créer une multitude d’écosystèmes de recherche particuliers, certains s’instaurant en régime dominant d’une époque, d’autres étant propres à une communauté disciplinaire ou géographique, d’autres encore n’étant que des niches (« sites of science ») existant à l’intérieur ou en marge de ces principaux systèmes.

Certains auteurs ont étudié ces structures de production scientifique en utilisant des concepts comme « clusters de recherche », « systèmes locaux de production », « systèmes sectoriels d’innovation » (Malherba, 2002), ou encore des notions de « systèmes sociotechniques locaux » ou de « paysages macro-institutionnels », (Geels, 2004 ; Temple et al., 2007). Nous proposons les notions d’écosystèmes et de régimes de production scientifique comme deux points de départs pour une description renouvelée de l’organisation et des conditions de la recherche passée ou présente.

La notion d’écosystème scientifique renvoie à un ensemble d’éléments institutionnels, sociaux ou paradigmatiques qui, tout en agissant les uns sur les autres, orientent le développement, la régulation et la coordination des recherches. Les éléments qui le définissent sont d’ordre institutionnel et financier, mais aussi moraux (valeurs associées à la recherche), pratiques (organes de publication, formes de reconnaissance des mérites, organisation des réseaux de collaboration) et bien entendu épistémologiques (régimes de preuves, « ways of knowing ») et méthodologiques (instruments, paradigmes théoriques). La taille d’un écosystème peut se limiter à un laboratoire ou englober des communautés plus vastes, qu’elles soient géographiques ou disciplinaires.

Dans ces conditions, la question se pose de savoir si l’on est déjà entré dans un régime de production scientifique tellement globalisé qu’il a donné naissance à une forme de recherche entièrement indifférenciée sur toute la surface du globe, ou s’il existe encore des écosystèmes et des niches de recherche revêtues de spécificités identifiables.

Thématiques possibles :

  • Les composantes ou les caractéristiques institutionnelles, sociales, géographiques, méthodologiques, thématiques ou réticulaires qui définissent un écosystème scientifique.
  • Identification des logiques dominantes (marchande, étatique, professionnelle, consumériste, civique) d’un régime scientifique. Etude de ses mécanismes de régulation.
  • Identification de niches fonctionnant au sein ou en marge d’un régime dominant. Hybridation des écosystèmes et des régimes scientifiques.
  • La constitution, la transformation et/ou la permanence d’un écosystème ou d’un régime de production de connaissances, ainsi que de leurs composantes. Cycle de vie et questions de périodisation
  • Taille des écosystèmes : niche locale ou système global ? Faut-il y inclure les sciences, les techniques et la médecine dans une même analyse ?
  • Impact d’un écosystème ou d’un régime scientifique sur le statut des chercheurs et sur l’orientation et la finalité de leurs recherches.

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Soumission d’articles
Pour les contributions retenues, les textes complets des articles, au format de la Revue d’Anthropologie des Connaissances (maximum 65 000 signes) seront à soumettre en ligne sur le site de la revue avant le 1er décembre 2021.

Les auteurs peuvent éventuellement contacter les coordinateurs du dossier avant de soumettre leur proposition : sigrist.rene@bluewin.ch.

Appels à contributions

Nouvelles perspectives en sciences sociales : « Le retour du religieux »

31 décembre 2021

La revue Nouvelles perspectives en sciences sociales lance un appel à articles pour un numéro thématique sur « Le retour du religieux », à paraître fin 2022.

Date limite de soumission : 31 décembre 2021

Thématique
En dépit de la disjonction du social et du religieux dans la plupart des sociétés occidentales, la religion demeure une catégorie permettant l’observation des sociétés, des individus et de l’ensemble des interactions qui en découlent. La réflexion sur les faits religieux semble, d’ailleurs, aller de pair avec l’évolution des sociétés, de leurs formes primitives à leurs formes modernes et post-modernes. En effet, l’étude de ces faits semble, de coutume, s’appuyer sur une forme organisationnelle qui définit un modèle comportemental. Pour ce faire, la religion est, soit totémisée, soit institutionnalisée, soit, encore, désinstitutionnalisée. Ces « discontinuités » ont permis d’observer, d’une part, les transformations institutionnelles dans le monde occidental et, d’autre part, les formes religieuses qui s’ensuivent. Elles révèlent à la fois la dynamique de la réalité humaine irréductible des systèmes d’interprétations et l’urgence d’une approche interdisciplinaire qui prend en compte diverses perspectives.

L’organisation de la plupart des travaux autour d’un ensemble de conventions a pour effet l’exclusion de la transcendance. Bien que longtemps réfutée par un empirisme rationnel, la réintégration de celle-ci permettrait de restituer la religion dans sa relation complexe au monde, et non d’en faire une variable d’ajustement, permettrait aussi de repenser les phénomènes émergents et d’interroger les limites des disciplines. Bien que nous ayons pris la sociologie comme discipline de référence, cet appel à articles est orienté également vers des psychologues, des anthropologues, des historiens, des économistes… Une compréhension interdisciplinaire du phénomène du retour de la religion (ou des religions ou du religieux) est donc jugée souhaitable.

Diverses voies peuvent être explorées :

  • religion, rationalité, émorationalité
  • religion, relation et historicité
  • religion et langage
  • religion, territoire et post-modernité
  • religion et économie
  • religion et révolution
  • religion, complexité, interdisciplinarité
  • religion, transcendance et science
  • religion, rationalisme et dogmatisme…

Ces diverses voies ne sont ni exhaustives ni incompatibles et peuvent donc être mêlées.

Lire l’appel complet

Soumission d’articles
Les auteur(e)s intéressé(e)s par cette problématique annonceront leur projet à Ines Bouguerra (ibouguerra@laurentian.ca) et à Claude Vautier (claude.vautier@ut-capitole.fr) en mettant en copie Denis Martouzet (denis.martouzet@univ-tours.fr). Les articles seront expédiés aux mêmes adresses au plus tard le 31 décembre 2021. Ceux qui traverseront avec succès le processus d’évaluation par les pairs seront publiés dans le volume 18, numéro 1, de la revue, en novembre 2022.

Merci de vous référer au guide de NPSS. La revue accepte les articles allant de 6 000 à 15 000 mots environ incluant la bibliographie, le résumé, les annexes et les notes de bas de page.

Appels à contributions

Gérontologie et société : « Les métiers périphériques. Interactions, collaborations et professionnalisation »

28 février 2022

La revue Gérontologie et société lance un appel à articles pour un numéro thématique sur « Les métiers périphériques. Interactions, collaborations et professionnalisation », à paraître en mars 2023.

Date limite de soumission : 28 février 2022

Thématique
La diversité des vieillissements a conduit à la mise en place de réponses collectives parmi lesquelles la professionnalisation de l’accompagnement des personnes âgées occupe une place prépondérante. Porter le regard sur ces activités professionnelles et sur celles et ceux qui les exécutent est nécessaire. Ce numéro thématique propose de poser sa focale sur le travail réalisé, sur les groupes professionnels et les bénévoles actifs auprès des personnes âgées.

Axe 1. Relations interprofessionnelles et collaborations
Ce premier axe invite à explorer comment les professionnels appartenant à divers corps de métiers accompagnent la vieillesse, en portant une attention particulière aux différences ou tensions entre métiers « soignants » et « non-soignants ». Les contributions pourront traiter des questions portant sur les différences, complémentarités, tensions, conflits et/ou collaborations entre les différents champs professionnels. Les contributions qui traitent de l’éthique et le travail du care sont les bienvenues ici, tout comme celles traitant de la manière dont certaines tâches sont déléguées ou reléguées à des groupes professionnels spécifiques ou à certains métiers.

Axe 2. Professionnalisation et visions du métier
Cet axe propose de renseigner l’émergence de nouvelles formes de professionnalité et la façon dont les groupes professionnels (aides-soignantes, infirmiers et infirmières, animateurs ou animatrices socio-culturelles, personnel de ménage, proches aidantes) définissent leurs missions, tâches et activités. Les contributions pourront également interroger le vécu individuel des professionnelles quant à l’invisibilisation du travail effectué et l’enjeu de précarisation de leur emploi. Les articles de cet axe pourraient enfin aborder l’impact de l’automatisation et de la digitalisation sur le secteur des services et le travail de care.

Axe 3. Impact de la vieillesse sur les professionnelles et leur travail
Ce troisième axe souhaite questionner les manières dont la vieillesse et la présence de personnes âgées façonnent les métiers qui gravitent autour d’elles. Il s’agira alors d’explorer les tenants et les aboutissants, d’en documenter l’impact et les conséquences sur les métiers au contact de la vieillesse dans une perspective interdisciplinaire et d’étudier les enjeux sociaux du vieillissement de manière plus générale. Les réflexions sur la façon dont les professionnelles se forment et sont accompagnées, qu’il s’agisse des intervenantes de première ligne ou des métiers qui cadrent et qui organisent le travail auprès des personnes âgées, sont les bienvenues.

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Soumission d’articles
Les propositions d’article complet, en français ou en anglais (40 000 signes, espaces compris) accompagnées d’un titre et d’un résumé (250 mots maximum) sont attendues pour le 28 février 2022 et à envoyer à cnavgerontologieetsociete@cnav.fr.

Appels à contributions

« Inégalités et politique. Étude des ressorts et des enjeux de la domination, de la résilience et du changement social »

31 mars 2022

Pour un ouvrage collectif, cet appel à contributions a pour ambition d’éclairer scientifiquement, et à nouveaux frais, le rapport entre inégalités et politique. Il s’agit, en effet, de donner à voir, et de donner à comprendre, comment et pourquoi les inégalités structurent la vie quotidienne. C’est par ailleurs l’occasion de saisir leur objectivation et leurs manifestations à travers, entre autres, des catégories telles que la domination et la résilience. Un accent particulier est accordé au fait selon lequel les usages que l’on fait des inégalités peuvent être, et sont souvent, au fondement des changements observés dans les sociétés politiques du monde contemporain. Le présent appel à contributions se veut, dès lors, ouvert aux chercheurs en sciences humaines et sociales de tout pays.

Date de soumission : du 1er février au 31 mars 2022

Thématique
Les inégalités sont constitutives de toutes les sociétés (Mestre et al., 2009 : 22). Elles sont mondiales et nationales (Bourguignon, 2016 : 179-192 ; Boutaud, 2010 : 13-21). Dès lors, toutes les sociétés humaines ont besoin de justifier leurs inégalités. Il faut leur trouver des raisons, faute de quoi c’est l’ensemble de l’édifice politique et social qui menace de s’effondrer (Piketty, 2019). Elles figurent parmi les problèmes brûlants du monde actuel (Bret, 1996 : 10), car elles s’accentuent (Mbembe, Bonane & Merckaert, 2014 : 87) ou s’aggravent dans le monde entier (Courmont & Cozette, 2000 : 907-916). Elles sont à envisager en tant que données de la nature et construits socioéconomiques, culturels et politiques. Cet état de fait est le soubassement à partir duquel se rend possible la domination de l’un sur l’autre, voire des uns sur les autres, d’une manière ou d’une autre. Les inégalités ont existé de tout temps. Elles existent et existeront toujours, assurément, évidemment. Aucun champ ne leur échappe, encore moins celui du pouvoir, ou spécifiquement de la politique. C’est qu’en effet, « le pouvoir confirme et conserve les dissymétries constitutives des rapports sociaux ; il est indissociable des effets inégalitaires » (Balandier, 1985 : 314 ; Corcuff, 2007 : 121).

Ces considérations trouvent, d’ailleurs, leur légitimité dans le fait selon lequel le pouvoir se renforce avec l’accentuation des inégalités, qui sont la condition de sa manifestation, au même titre qu’il est la condition de leur maintien en l’état (Balandier, 1985 : 314). Envisagé en tenant compte de son caractère androgyne, le concept de « politique » permet de les envisager, dans le cas d’espèce, sous toutes leurs formes possibles. Rappelons que le politique renvoie à l’idée d’un ordre indispensable qui permet aux hommes de vivre ensemble et définit cet espace social dans lequel les individus choisissent de soumettre leurs conflits d’intérêts à la régulation d’un pouvoir qui détient le monopole de la coercition légitime (Hastings, 1996 : 4 ; Weber, 1922). La politique, par contre, définit une activité spécialisée dans un espace quotidien d’affrontements entre candidats au pouvoir (Hastings, 1996 : 4). À la lumière de ces considérations, comment peut-on comprendre les inégalités et les expliquer ? Comment s’articulent-elles au phénomène politique ? Que donne à voir, dans le champ sociopolitique interne, voire en dehors de celui-ci, la corrélation entre inégalités et politique ?

AXES THÉMATIQUES :

  1. Inégalités d’intégration sociopolitique
  2. Inégalités de domination sociopolitique
  3. Stratégies et politiques – publiques – de réduction des inégalités

OBJECTIFS DE L’OUVRAGE :
Ce projet d’ouvrage a, entre autres, pour ambitions de :

  • Revisiter la question des rapports entre les inégalités et la/le politique ;
  • Tirer des enseignements au sujet du rapport entre les inégalités et la/le politique ;
  • Comprendre et rendre compte des usages que l’on fait des inégalités catégorielles (en raison de la classe sociale, du genre, de l’âge, de l’ethnie) en politique ;
  • Étudier les ressorts et les enjeux de la domination, de la résilience et du changement social, sur la base du rapport entre inégalités et politique ;
  • Comprendre et d’expliquer les stratégies et politiques – publiques – de réduction des inégalités ;
  • Prendre acte de l’efficacité ou non des politiques – publiques – de réduction des inégalités ;
    (...)

Lire l’appel complet

Soumission d’articles
Les propositions de chapitre complet doivent être envoyées à l’adresse medjermi@yahoo.fr (entre 17 et 25 pages) entre le 01er février et le 31 mars 2022.

Les propositions de chapitres (introduction, corps du texte, conclusion) comprennent le nom de l’auteur, sa qualité (titre, grade universitaire, affiliation institutionnelle, e-mail), les résumés, en français et en anglais, suivis de 05 à 07 mots-clés. Le texte est titré et numéroté ainsi qu’il suit : 1- ; 1-1- ; 1-2- ; 2- ; 2-1 ; 2-2-. Il est justifié, écrit en Times New Roman, taille 12, interligne simple, marges 2,5. Le document est à envoyer sous la forme d’un fichier Word.

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