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Appels à contributions

L’éducation aux marges en temps de pandémie

30 janvier 2021

Un ouvrage collectif en langue française sur le thème « L’éducation aux marges en temps de pandémie » est actuellement en préparation et dans l’attente de propositions.

Date limite de soumission des propositions : 30 janvier 2021

Thématique
La perspective de cet ouvrage se veut transdisciplinaire. Seront donc prises en considération les approches sociologiques, anthropologiques, ethnographiques, psychologiques, mais également les contributions d’autres disciplines : de l’ergonomie aux sciences de la communication et de l’information. L’ouvrage ne se limitera pas à des études de cas. Les propositions théoriques et méthodologiques portant sur l’éducation et les contraintes, les changements ou encore les innovations générées par le confinement (lockdown) seront également considérées.

Cet appel vise des enquêtes et des travaux de caractère scientifique sur l’éducation informelle, formelle et non-formelle dans le cadre de trois horizons de recherche :
- Les marges symboliques de la société
- Les périphéries géographiques
- Les contextes excentrés
Dans son ensemble, le livre fournira un aperçu complet de la recherche scientifique dans ce domaine, préparant le terrain pour le futur agenda dans ce champ de la recherche. L’accent sera mis sur les expériences innovantes tout comme sur les analyses critiques des politiques publiques. Les questions liées à la continuité (pédagogique et didactique) et à l’exclusion sociale, ainsi que les défis liés aux solutions de durabilité ou encore au numérique seront également incluses.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions sont à envoyer d’ici le 30 janvier 2021 aux deux coordinateurs de l’ouvrage Pierre-Olivier Weiss et Maurizio Alì.
Elles devront inclure les informations suivantes :
- le titre du chapitre ;
- les noms de l’auteur·e principal·e et des coauteur·es avec leurs fonctions, affiliations et coordonnées complètes ;
- un résumé détaillé en français de 1 000 mots au maximum exposant clairement le contexte, la problématique, la méthodologie, les résultats obtenus le cas échant ;
- la bibliographie ;
- le plan de la contribution ;
- CV résumé et à jour de l’auteur·e principal·e et des coauteur·es (comprenant la liste des publications).
Les avis du comité scientifique seront transmis entre mi-février et fin-février 2021.
Les chapitres (45 000 à 55 000 caractères, comprenant les espaces, les notes de bas de page et la bibliographie) seront à remettre au plus tard le 15 mai 2021.

Appels à contributions

Semen, « Approches politiques critiques en sciences sociales du langage »

31 janvier 2021

Dans le cadre de son 50e numéro, coordonné par Félix Danos, Richard Guedj, Manon Him-Aquilli, Sandra Nossik, la revue Semen lance un appel à contribution sur le thème : « Ces dires qu’en faire, ces faires qu’en dire ? Approches politiques critiques en sciences sociales du langage ».

Date limite de soumission des propositions : 31 janvier 2021

Thématique
C’est l’occasion célébrative du numéro 50 de la revue Semen qui impulse cet appel à contribution particulier. Alors que le premier volet de ce numéro spécial sera consacré à un retour sur l’histoire de cette revue pluridisciplinaire, son second volet, dédié aux recherches contemporaines, se propose de réinterroger le lien entre le politique et nos disciplines, à savoir toutes les sciences sociales du langage.
Récemment, nombreuses ont été les initiatives scientifiques tentant de rattacher davantage nos travaux aux enjeux politiques contemporains : colloques, ouvrages, séminaires et revues parfois explicitement militantes témoignent d’un ressenti commun, d’une volonté partagée de réévaluer la force politique de nos pratiques de recherche, au sein d’une institution devenue un lieu comme un autre du néo-management et du capitalisme contemporains.

C’est à la fois à une réflexion sur les cadres théoriques critiques des sciences sociales du langage, et sur la portée politique de nos travaux qu’invite cet appel. L’approche critique est entendue ici comme une remise en cause réflexive et permanente à la fois du rapport que nous entretenons aux objets étudiés, des effets de nos travaux sur le monde qui nous entoure, et des enjeux sociaux dans lesquels nous sommes pris⋅es. Plus qu’une simple réflexivité, la posture critique est pour nous indissociable d’une dimension politique de la recherche, comprise ici comme objectivant les rapports de domination, d’exploitation ou de contrôle, et/ou documentant des espaces de réagencement des relations sociales vers plus de liberté et d’égalité. C’est donc en interrogeant nos rapports aux luttes sociales d’aujourd’hui, en observant la performativité de nos concepts et de nos recherches empiriques auprès des acteur⋅ices concerné⋅es, et en posant dans ce rapport la question du langage, que nous souhaiterions redessiner les contours d’une recherche sémio-langagière à la fois critique et politique.
Aussi, les contributions pourront-elles s’inscrire dans les axes de questionnements suivants :
• Critique en acte, exemples de travaux : les contributions pourront se réapproprier, à partir de corpus et/ou de terrains originaux, les grandes problématiques sociales qui structurent aujourd’hui le débat public et qui sont à l’origine de nombreuses mobilisations, parfois convergentes.
• Cadres théoriques et épistémologiques critiques : Ouvrir ce numéro à de nombreux cadres théoriques n’implique pas qu’ils puissent être combinés sans rigueur.

Comment tresser des cadres conceptuels critiques en sciences sociales du langage ? Faut-il nécessairement que les travaux dont nous nous inspirons soient historiquement situés dans une pensée émancipatrice, ou bien tout outil notionnel peut-il être réapproprié dans une visée critique, indépendamment de sa genèse ? Quelles épistémologies mobiliser pour éclairer les processus communicationnels, discursifs et langagiers dans une optique d’émancipation sociale ? À l’aune de quels critères mesure-t-on la force critique d’un concept ? Avec quelles autres disciplines de sciences humaines construire un dialogue fructueux dans cette perspective (économie, anthropologie, psychanalyse, philosophie, littérature, etc.) ? Comment articuler une posture réflexive critique sans abandonner l’exigence analytique éclairant un terrain ?

Modalités de soumission des propositions
Les propositions d’article (3000 signes) sont à envoyer, avant le 31 janvier 2021, aux quatre coordinateur·ices du numéro : Félix Danos, Richard Guedj, Manon Him-Aquilli et Sandra Nossik.
L’acceptation des propositions ne vaut pas acceptation de l’article qui sera soumis à évaluation anonyme.
Retour des coordinateur·ices du numéro : 15 février 2021
Envoi des articles : 3 mai 2021
Retour des évaluateur·ices : début juin 2021
Envoi de la version définitive des articles après navettes : 13 juillet 2021

Voir l’appel complet.

Appels à contributions

Temporalités, « Temps confinés : parcours de vie, relations sociales et temporalités quotidiennes face à la crise sanitaire et sociale »

La revue Temporalités, lance un appel à contributions thématique, pour un numéro à paraître en décembre 2021, sur le thème « Temps confinés : parcours de vie, relations sociales et temporalités quotidiennes face à la crise sanitaire et sociale ». Le dossier est coordonné par Michel Grossetti et Marc Bessin.

Date limite de proposition : 23 février 2021

Thématique
La pandémie de Covid-19 a créé dans le monde une situation inédite, moins par la nature du virus et des pathologies qu’il provoque que par les réactions que la pandémie a suscitées dans les systèmes de santé et dans les milieux politiques. Les historiens ont rappelé l’existence de pandémies à certains égards assez comparables en 1956-1958 et 1968-1969, ainsi que l’épidémie de SRAS en 2002-2003. La spécificité de la pandémie de 2020-2021 tient évidemment à son ampleur et sa répartition géographique, tous les continents étant affectés, mais aussi à la caractérisation très rapide du virus et la mise au point de tests, puis l’expérimentation tout aussi rapide de thérapies et de vaccins. Mais surtout, cette crise sanitaire se caractérise par le fait que les pouvoirs publics ont pris des mesures souvent inédites pour éviter l’engorgement des systèmes de santé : restrictions des déplacements, isolement de personnes porteuses du virus, dépistages (variable selon les pays), et notamment, dans plusieurs pays, des formes variables de confinement général de la population ou de couvre-feu. Ces mesures n’ont pas été sans conséquences sur les temporalités habituelles et ont bouleversé les habitudes et les perceptions.
En situation « ordinaire », le système de santé prend en charge les pathologies et les épidémies (y compris mondiales comme la grippe dite « saisonnière »). Ses « débordements » sur d’autres sphères d’activité se font essentiellement sur le registre des revendications relatives au financement des systèmes de santé. Dans le cas des pandémies de 1956-1958 et 1968-1969, il a fallu du temps pour comprendre la nature du virus et les autorités publiques n’ont pas mis en place des mesures particulières visant à ralentir la propagation du virus et à limiter le nombre de personnes hospitalisées. […]
Lire l’appel complet en ligne

Propositions d’articles
Les auteurs devront envoyer leur proposition d’article aux coordinateurs du numéro avec copie au secrétariat de rédaction de la revue.
michel.grossetti@univ-tlse2.fr
marc.bessin@ehess.fr
temporalites@revues.org

Cette proposition comprend un titre et un résumé d’une page en français ou en anglais du projet d’article (5 000 signes maximum), ainsi que le nom, les coordonnées et l’affiliation institutionnelle de l’auteur ou autrice.

Information sur la revue
https://journals.openedition.org/te...

Appels à contributions

Socio-anthropologie, « Enquêter à distance : nouvel eldorado ? »

Pour son numéro 45, à paraître début 2022, la revue Socio-anthropologie lance un appel à contributions sur le thème « Enquêter à distance : nouvel eldorado ? ».

Date limite de soumission : 28 février 2021

Argumentaire
La situation que nous vivons, dans le contexte de la pandémie Covid-19, nous a conduit à réfléchir à ce dossier thématique. Il fournit le prétexte, mais n’en constitue pas la matière. La crise planétaire qui traverse pays, régions, villes, communautés, institutions et organisations de toutes natures offre sans aucun doute des possibilités inépuisables de questionnements sociologiques et anthropologiques. Elle renouvèle des questions constitutives des sciences sociales, comme celles des inégalités, des dimensions sociales des épidémies, de l’allocation des ressources, ou de la mondialisation des échanges, etc. Cependant, c’est au versant plus méthodologique de notre pratique de sciences sociales que ce dossier voudrait se consacrer.

Intitulé « Enquêter à distance : nouvel eldorado ? », ce numéro souhaite rassembler des contributions sur la manière dont un certain nombre de tendances, de contraintes et d’injonctions – et donc pas uniquement lié à la pandémie – interroge les méthodologies plus traditionnelles de recueil de données, basées sur le temps long, l’immersion, l’observation directe, les discussions grâce à l’interconnaissance et la coprésence dans un même lieu. En effet, la constitution d’un terrain d’enquête sociologique ou anthropologique passe encore pour beaucoup d’entre nous par une immersion longue dans un milieu social, par un recueil au plus près des pratiques et des manières de faire, de juger, de penser, d’accomplir activités, missions et tâches. Cette pratique se base fondamentalement sur un progressif établissement de relations de confiance et de partage avec les acteur·rice·s sociaux. Un souci réflexif toujours plus affuté s’est développé dans les sciences sociales pour rendre compte de ce processus d’enquête au plus près. D’autres disciplines, comme l’Egyptologie ou l’Archéologie sont également intrinsèquement habitées par les enjeux de la distance, voire de la mise à distance. Leurs chercheurs doivent sans relâche penser leurs travaux en prenant au sérieux le contexte notamment administratif, bureaucratique et politique, afin de mettre tout en œuvre pour « ouvrir » leurs terrains et leurs champs de fouille. Dans quelle situation se trouvent-ils aujourd’hui ? Comment réfléchissent-ils à cette question de l’étude à distance ? […]
Lire l’appel complet

Modalités de soumission
Une intention argumentée d’environ 5 000 signes est attendue pour fin février 2021. Elle précisera l’objet et le questionnement de recherche, les données et la méthodologie mobilisées, comme les enseignements tirés, afin de faciliter le travail d’arbitrage.
Elle doit être adressée aux deux coordinatrices du numéro :
Mathilde Bourrier : mathilde.bourrier@unige.ch
Leah Kimber : leah.kimber@unige.ch

La notification des propositions pré-sélectionnées sera donnée aux auteurs mi mars.
La remise des textes rédigés (entre 25 000 et 35 000 signes) est fixée au 30 mai 2021. La V2 après évaluation des articles en double aveugle est attendue pour le 1er octobre 2021.
La parution du numéro 45 « Enquêter à distance : nouvel eldorado ? » aura lieu début 2022.

Appels à contributions

Sociologies Pratiques, « Transitions et développement durable : quels métiers ? »

28 février 2021

La revue Sociologies Pratiques propose pour son numéro 44 à paraître en avril 2022 un appel à contributions sur le thème « Transitions et développement durable : quels métiers ? ».

Date limite de soumission : 28 février 2021

Contributions attendues
Sociologies pratiques n° 44 s’adresse aux chercheurs académiques et universitaires tout autant qu’aux professionnels, intervenants, consultants qui mobilisent la sociologie pour leurs travaux, mais aussi d’autres disciplines puisque la question du développement durable se situe à leurs croisements.
Les articles attendus peuvent donc être de deux natures. D’une part, des analyses réflexives et sociologiques fondées sur des recherches empiriques récentes (analyses de témoignages, études de cas, débats critiques, etc.).
D’autre part, des analyses de pratiques professionnelles (témoignages de pratiques et réflexion sur les conditions de l’action, les justifications de l’action et les conséquences sur l’action). Dans l’un comme dans l’autre cas, les articles doivent être analytiques et traiter de l’une ou de plusieurs des questions soulevées dans l’appel. Les articles peuvent également croiser les différents axes.

Argumentaire
De huit, les « Objectifs du millénaire pour le développement » (OMD) signés en 2000 à New York par 193 gouvernements membres de l’ONU et 23 organisations internationales passent à 17 ODD (Objectif de développement « durable »), en 2015 pour 2030. L’éducation de qualité, l’énergie propre, la consommation et la production responsables, l’eau non polluée, la réduction des inégalités et l’amélioration de l’égalité de genre, le respect de la vie aquatique, l’association d’un travail décent à la croissance économique, le renforcement des dispositifs de paix et de justice, une industrie, des villes et des infrastructures plus responsables et propres, et la lutte contre les changements climatiques illustrent la variété des domaines ciblés. S’y ajoutent les vertus du numérique. Tous les secteurs d’activité, les niveaux d’action collective et les acteurs (les parties prenantes) devraient s’impliquer dans cette meilleure gouvernance mondiale (De Rozario & al., 2018) pour faire qu’économie, société et environnement s’articulent plus équitablement selon le célèbre tryptique du rapport Meadows (The Limits to Growth, 1972).
Mais qu’est-ce-que le « développement durable » ? Un oxymore affirment certains, soit une contradiction impossible à résoudre : développer c’est évoluer ; durer c’est maintenir. Métaphore nécessaire avanceront d’autres pour penser ce qui est complexe en associant des idées souvent dissociées par l’usage et forcer l’imagination. Dans tous les cas, une mauvaise traduction française de Sustainable par « durable » au lieu de « soutenable ». Si les déclarations et les initiatives foisonnent, le sujet reste complexe car en prise à des controverses vives illustrées par l’historique des préoccupations environnementales (Audier, 2017). La prudence sociologique nous invite donc à utiliser les guillemets car les débats restent ouverts.
Ce numéro spécial n° 44 de la revue Sociologie Pratiques s’intéresse aux initiatives mises en place pour répondre aux défis environnementaux et sociaux à partir de trois scenarii distincts, au cœur des controverses actuelles : (Axe 1) le scenario « rien ne se passe de particulier, verdissons », (Axe 2) le scenario « nous allons à la catastrophe irréversible, agissons » ou (Axe 3) le scenario « nous vivons des transitions disparates, observons et articulons-les avec imagination ». Ces scenarii peuvent se définir comme des conceptions ou des appropriations différentes des enjeux cités. L’hypothèse principale de cet appel à contributions affirme qu’en matière de développement durable, ces trois scenarii convoquent des pratiques distinctes au niveau des métiers, des organisations, des formations et des diplômes, des politiques publiques, des innovations, de la recherche et de bien d’autres leviers d’action collective. Ceci n’interdit pas les tentatives d’intégration. […]
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Procédure de soumission
• Adresser une intention de communication de 5 000 signes maximum (espaces compris) avant le 28 février 2021 par voie électronique à l’adresse suivante : socioprat44@gmail.com. Cette proposition devra contenir une présentation du questionnement sociologique, du terrain, de la méthodologie de recueil des données et des résultats proposés, l’ensemble pouvant être en cours compte-tenu du thème de cet appel.
• La revue retournera son avis aux auteurs le 17 février 2021. L’acceptation de l’intention d’article ou de communication ne présume pas de leur acceptation finale. Toute intention d’article, comme tout article, est soumis à l’avis du Comité de lecture de la revue, composé des deux coordinateurs, des membres du Comité de rédaction et d’un relecteur externe.
• Les articles (au format de 15 000 ou de 27 000 signes, espaces compris) seront à retourner à la revue pour le 15 août 2021 et donneront lieu à échanges avec le comité de lecture.
• La sortie du numéro est prévue pour avril 2022.
• Plus d’informations sur la revue : www.sociologies-pratiques.com

Adresse d’envoi
Les propositions sont à envoyer à socioprat44@gmail.com

Appels à contributions

Simone de Beauvoir Studies, « Situer les masculinités »

1er mars 2021

Dans le cadre d’un numéro spécial avec pour rédacteurs invités Todd W. Reeser et Kaliane Ung, la revue Simone de Beauvoir Studies lance un appel à contributions sur le thème : « Situer les masculinités ».

Date limite de soumission des propositions : 1er mars 2021

Thématique
Nouvelle branche des études du genre, les Critical Studies on Men and Masculinities (CSMM) ou les études de la masculinité continuent d’être profondément nourries par la pensée féministe. Ce numéro spécial souhaite faire entrer le corpus et l’héritage de Beauvoir en conversation avec les études de la masculinité, en partant des axes de réflexion suivants :
- de quelle manière Beauvoir théorise-t-elle la masculinité des hommes ou des femmes ?
- Les hommes sont-ils « nés » hommes ou le deviennent-ils ?
- Qu’en est-il de la masculinité de Sartre ?
- Quelle est l’influence de Beauvoir sur les études de la masculinité ?
Nous accueillons également les travaux sur les études de la masculinité qui ne se penchent pas uniquement sur Beauvoir. Pour ce numéro spécial des Simone de Beauvoir Studies, à paraître en octobre 2021), nous acceptons des articles de 7000–8000 mots (en anglais ou en français) traitant de la question de la masculinité.

Modalités de soumission des articles
Les articles doivent être soumis à la revue sur la plateforme numérique en respectant les consignes aux auteur.trice.s. Tous les textes seront lus par des évaluateur.trice.s anonymes. Les articles non sélectionnés pour ce numéro pourront être considérés pour d’autres numéros à venir.

Plus d’informations sur la revue en ligne.

Appels à contributions

Lien social et Politiques, « Des crises sanitaires aux crises politiques »

5 mars 2021

La revue Lien social et Politiques lance pour son numéro 88 à paraître au printemps 2022 un appel à contributions sur le thème « Des crises sanitaires aux crises politiques ».

Date limite de soumission

  • 5 mars 2021 pour les articles de recherche longs
  • 30 avril 2021 pour les notes de recherche

Argumentaire
Toutes les crises sanitaires sont des crises politiques (Zylberman, 2012). La pandémie de Covid-19, en 2020, n’y échappe pas. Parce qu’elles se déroulent dans un contexte institutionnel, politique, social, économique et international particulier, les crises sanitaires sont amplifiées par les inégalités sociales, les difficultés d’accès aux soins, les orientations des politiques publiques dans différents domaines (systèmes de santé, sécurité du revenu, prise en charge des personnes âgées dépendantes, etc.), le degré de préparation et de légitimité des institutions de santé publique, etc. Prises en tension entre leur singularité et le fait qu’elles se déploient dans des espaces sociaux déjà structurés, ces crises sanitaires sont politiques à au moins trois égards :

  • elles révèlent et se nourrissent d’inégalités sociales ;
  • elles appellent des réponses de la part des gouvernements et des élus qui s’inscrivent dans des dynamiques institutionnelles et organisationnelles spécifiques ;
  • elles interrogent le fonctionnement démocratique parce qu’elles imposent souvent des mesures exceptionnelles et sont l’occasion d’un débat public particulier, façonné par des savoirs émergents et la peur.

Ce numéro de Lien social et Politiques propose de discuter ces trois grandes dimensions politiques des crises sanitaires, en particulier – mais pas seulement – à partir du cas de la pandémie de Covid-19. […]
Lire l’appel complet

Articles attendus
Les autrices et auteurs sont invités à envoyer une proposition de contribution (1 à 2 pages ou environ 6 000 signes) aux responsables du numéro renaud.crespin@sciencespo.fr et clavier.carole@uqam.ca avant le 5 mars 2021 pour les articles de recherche longs et avant le 30 avril pour les notes de recherche, en précisant leur affiliation universitaire.
Les autrices et auteurs dont la proposition de contribution aura été retenue par le comité de rédaction seront invité·e·s à soumettre un article complet pour le 15 juin 2021 pour les articles de recherche longs et avant le 15 août 2021 pour les notes de recherche.

Adresses d’envoi des propositions
renaud.crespin@sciencespo.fr
clavier.carole@uqam.ca

Informations sur la revue
www.lsp.inrs.ca

Appels à contributions

Revue française des affaires sociales, « La fabrique des inégalités sociales de santé »

Pour son numéro à paraître à l’été 2021, la Revue française des affaires sociales lance un appel à contributions sur le thème « La fabrique des inégalités sociales de santé ».

Date limite de soumission : 29 mars 2021

Argumentaire
Les désormais tragiquement célèbres inégalités sociales de santé (ISS, selon l’acronyme unanimement repris) ont été portées au jour par une épidémiologie frottée aux cadres des sciences sociales, ouverte aux déterminations sociales et sensible aux parcours biographiques des individus. La liste est longue, et pourtant incomplète, des travaux pionniers aux productions récentes (Lang, 1993 ; Leclerc, Fassin, Grandjean, Kaminski, Lang, 2000 ; Aïach, Fassin, 2004 ; Elbaum, 2006 ; Leclerc, Kaminski, Lang, 2008 ; Lang, Kelly-Irving, Delpierre, 2009 ; Haut conseil de la santé publique, 2010 ; Lang, 2010 ; Aïach, 2010a ; Aïach, 2010b ; Lang, 2014 ; Lang, Kelly-Irving, Lamy, Lepage, Delpierre, 2016 ; Lang, Ulrich, 2017 ; Haschar-Noé, Lang, 2017) dont la somme atteste que les ISS font l’objet d’incorporation biologique (Krieger, 2001 ; Hertzman, 2012), et ce tout au long de la vie des personnes.
Ainsi est-il acquis que « des phénomènes biologiques aussi divers que la santé et la nutrition maternelle, les différentes infections de l’enfance, les vaccinations et les facteurs de stress s’articulent à des processus sociaux tels que le niveau socio-économique des parents ou leurs accès aux services de santé. […] [De telle façon que], si la vie entière a été un cumul de désavantages, les efforts pour réparer les dommages de la vie antérieure nécessiteront des efforts importants » (Lang, 2010), étant entendu que « l’organisation sociale distribue les avantages et les privilèges d’un côté et les désavantages et handicaps de l’autre » (Aïach, 2010b). Mais quels sont donc ces processus sociaux et cette organisation également sociale qui ordonnent aussi implacablement l’octroi des avantages et privilèges aux uns et l’assignation des désavantages, dommages et handicaps aux autres ? Selon quels procédés et logiques, cette répartition des inégalités sociales, ainsi médicalement connotées, opère-telle ? […]
Lire l’appel complet

Informations complémentaires
Des informations complémentaires sur le contenu de cet appel à contribution peuvent être obtenues auprès des coordonnateurs aux adresses suivantes :
jean-charles.basson@univ-tlse3.fr
hascharnoe@orange.fr
marina.honta@u-bordeaux.fr

Envoi des propositions
Les auteurs souhaitant proposer à la revue un article sur cette question devront l’adresser accompagné d’un résumé et d’une présentation de l’auteur à : rfas-drees@sante.gouv.fr

Voir les conseils aux auteurs

Appels à contributions

Criminologie, « Impacts de la COVID-19 sur les populations judiciarisées et vulnérables et sur les institutions de prise en charge »

15 avril 2021

Dans le cadre de la publication du numéro 55, qui paraîtra à l’automne 2022, la revue Criminologie lance un appel à contributions sur le thème des impacts de la COVID-19 sur les populations judiciarisées et vulnérables, ainsi que sur les institutions et les politiques de prise en charge de ces populations.

Date limite de soumission des propositions : 15 avril 2021

Thématique
La pandémie de la COVID-19 qui frappe la planète au printemps 2020 est un événement sans précédent, tant par l’étendue de personnes et des populations touchées, que par l’ampleur des mesures mobilisées afin d’en ralentir la progression. Cette crise se manifeste d’ailleurs sur plusieurs plans, témoignant dès lors de son caractère éminemment « total ».
Au-delà de ces enjeux plus généraux qui sont associés à la pandémie, on identifie aussi des enjeux plus spécifiques en ce qui concerne le domaine de la criminologie. Ces défis plus « criminologiques » peuvent être regroupés en trois principales rubriques :
- 1. les défis liés aux individus et populations vulnérables : le grand confinement instauré afin de limiter la propagation du virus se traduit trop souvent par une vulnérabilisation accrue des individus et des populations qui étaient déjà considérés à risque en matière de sécurité personnelle.
- 2. les défis liés à la prise en charge institutionnelle de ces individus : la pandémie représente aussi des défis importants pour les institutions du système pénal et du système de soins. La situation s’avère particulièrement critique dans les institutions carcérales, mais également dans d’autres établissements dans lesquels sont confinés de larges groupes d’individus (foyers de protection de l’enfance ou de placement de mineurs délinquants, centres de rétention des étrangers, hôpitaux psychiatriques, etc.).
- 3. les défis liés au maintien de la démocratie et de la justice sociale : la crise de la COVID-19 représente aussi des enjeux importants au niveau de la démocratie et de la justice sociale. Confrontés à la menace pandémique, certains gouvernements sont tentés de mettre en place des mesures d’urgence ayant un lourd potentiel liberticide. Au nom de la protection du plus grand nombre, on n’hésite plus à évoquer la légitimité de restreindre la liberté d’action des individus et à instaurer des mesures hautement intrusives en matière de vie privée (fichiers, applications visant à tracer les individus, usages de drones aux fins de surveillance de l’espace public, etc.).

L’objectif de ce numéro thématique de la revue Criminologie est de regrouper des contributions qui explorent les enjeux et les défis qui ont été soulevés par la crise de la COVID-19 dans le domaine de la criminologie, que ce soit au niveau des individus et des populations vulnérables, des mesures et des institutions appelées è répondre à ces situations de vulnérabilité, et des actions politiques mises en place dans ce contexte d’urgence pandémique.

Modalités de soumission des propositions
Pour proposer une contribution à ce numéro thématique, veuillez transmettre les noms, affiliations et coordonnées des auteur·es à Virginie Gautron ou à Bastien Quirion. La proposition doit également inclure un titre et un résumé en français de 250 à 500 mots. Afin de permettre aux auteur·es potentiels d’accumuler des données empiriques sur les impacts de la crise, nous octroyons aux auteurs jusqu’au 15 avril 2021 pour soumettre un résumé de leur proposition. Les auteur·es dont les propositions seront retenues auront ensuite jusqu’à l’automne 2021 pour soumettre une version complète de leur article.

Voir l’appel complet.

Appels à contributions

Nouvelles perspectives en sciences sociales, « Catégories socioprofessionnelles, mobilité sociale et professionnelle »

Pour un numéro à paraître en novembre 2021, la revue Nouvelles perspectives en sciences sociales lance un appel à contributions sur le thème « Catégories socioprofessionnelles, mobilité sociale et professionnelle ».

Date limite de soumission des articles : mai 2021

Thématique
En sciences sociales, très souvent et parfois de façon quasiment naturelle, les travaux et publications prennent appui sur un ensemble de catégories, en particulier (mais pas uniquement) lorsqu’il s’agit d’enquêtes quantitatives. Parmi ces catégories, on retrouve la catégorie socioprofessionnelle.
La construction, l’évolution et l’usage de cette « variable » ont déjà fait l’objet de nombreuses publications et critiques. Dans le contexte plus récent, on peut dégager plusieurs tendances avec, d’un côté, un usage moins fréquent des catégories socioprofessionnelles, notamment par les instances qui ont participé activement à leur existence, et, de l’autre côté, des projets de construction d’une nomenclature européenne, voire mondiale, qui permettraient des comparaisons à des échelles beaucoup plus vastes et variées.

Cet appel à articles souhaite faire émerger des propositions originales et novatrices autour de la variable catégorie socioprofessionnelle, de son (més)usage, de ses intérêts et limites, notamment dans les travaux sur la mobilité professionnelle ou sociale.
Il est ouvert à des réflexions aussi bien théoriques que méthodologiques prenant appui sur des enquêtes contextualisées quantitatives ou qualitatives.
On pourra se questionner autour des thèmes les plus divers comme les suivants :
- Construction, déconstruction, reconstruction de catégories socioprofessionnelles
- La catégorie socioprofessionnelle dans les analyses longitudinales
- La catégorie socioprofessionnelle dans les travaux qualitatifs
- La catégorie socioprofessionnelle dans les comparaisons internationales ou européennes
- L’aspect hiérarchique ou non hiérarchique des catégories socioprofessionnelles
- La catégorie socioprofessionnelle dans l’étude de la mobilité sociale inter- générationnelle et/ou intra-générationnelle
- La catégorie socioprofessionnelle dans la comparaison entre mobilité sociale objective et mobilité sociale subjective
- La catégorie socioprofessionnelle comme variable explicative
- Catégorie socioprofessionnelle individuelle ou du ménage.
- Les catégories socioprofessionnelles selon le sexe, l’âge, la génération
- Catégories socioprofessionnelles et classes sociales.

Modalités de soumission des articles
Les auteur·es intéressé·es par cette problématique annonceront leur projet à Monique Dalud-Vincent et à Josette Debroux en mettant en copie Denis Martouzet. Les articles seront expédiés aux mêmes adresses au plus tard au mois de mai 2021. Ceux qui traverseront avec succès le processus d’évaluation par les pairs seront publiés dans le volume 17, numéro 1, de la revue, en novembre 2021.

Pour les consignes aux auteur·es, merci de se référer au guide de NPSS. La revue accepte les articles allant de 6 000 à 15 000 mots environ incluant la bibliographie, le résumé, les annexes et les notes de bas de page.

Voir l’appel complet.

Appels à contributions

Recherches familiales, « Familles et professionnel·le·s »

15 mai 2021

La revue Recherches familiales, éditée avec le soutien de l’Union nationale des associations familiales, lance un appel à contributions pour son numéro 19, à paraître en janvier 2022, sur le thème « Familles et professionnel·le·s.

Date limite d’envoi des articles : 15 mai 2021

Thématique
L’intervention des professionnel·le·s auprès des familles interroge d’emblée le sujet de la rencontre de ces protagonistes ainsi que la question de leurs places, positions et compétences respectives. Les missions professionnelles des intervenant·e·s sont multiples et s’inscrivent dans différents domaines de la vie quotidienne en lien avec l’éducation, la santé, la justice, le logement, l’économie... Dans ce champ professionnel élargi et toujours plus difficile à délimiter, on trouve les métiers de l’intervention sociale, de la protection juridique, de la santé, du care... les professionnel·le·s proposant aide, assistance, soin, accompagnement, éducation spécialisée, accueil à domicile, répit, avec en toile de fond des valeurs et normes à défendre et à préserver, telles que l’intimité, le respect, ou encore la dignité et l’autonomie des personnes.
Comme en témoignent un certain nombre de textes législatifs, fondateurs au regard de la présence et des droits des proches dans le paysage institutionnel (cf. notamment la loi du 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale), la famille, bien qu’elle ne soit pas une personne morale dotée de la personnalité juridique, est appelée à occuper de plus en plus une place d’acteur, de « co-partenaire » auprès des organisations et des professionnel·le·s. Cette participation active de la famille, qu’elle corresponde à une volonté d’intégration de la part d’instances décisionnelles ou qu’elle soit le fait de mobilisations collectives (associations d’usagers et de malades, de parents d’enfant placés ou d’anciens enfants placés, de parents apportant du soutien auprès de jeunes adultes en situation de handicap et de personnes âgées rencontrant des limitations ...), implique de facto, une recomposition des rapports de pouvoirs et de savoirs entre les acteurs engagés. Elle interroge en outre, à travers les discours en situation, la nature et la qualité de leur relation ainsi que les différents niveaux d’interactions.
Dans ce numéro 19 de Recherches Familiales, nous souhaitons observer les enjeux actuels soulevés par les rapports qu’entretiennent familles, organisations et professionnel·le·s au regard de l’évolution et l’institutionnalisation de leurs liens. Autour d’une famille et de son accompagnement par les professionnel.les, ce questionnement pourra être étendu d’une part aux relations inter-professionnelles et, d’autre part, aux postures des intervenants dans les cadres institutionnels qui encadrent leurs pratiques. […]
Lire l’appel complet

Articles attendus
Les articles attendus ne devront pas dépasser 40 000 signes, notes de bas de page et espaces compris. Ils seront accompagnés d’un résumé de 700 à 900 signes, espaces compris.
Les auteur·e·s doit adopter le référencement intégral en note de bas de page.
Voir les exemples d’article parus sur le site de la revue ou sur Cairn.

Adresse d’envoi des articles
Les articles sont à adresser à recherches.familiales@unaf.fr.

Appels à contributions

Gérontologie et société, « La maltraitance envers les aînés : Définitions, action publique et expériences des acteurs »

1er juin 2021

Pour le numéro 168, coordonné par Marie Beaulieu et Françoise Le Borgne-Uguen, à paraître en juin 2022, la revue Gérontologie et société lance un appel à contribution sur le thème : « La maltraitance envers les aînés : Définitions, action publique et expériences des acteurs »

Date limite de soumission des propositions : 1er juin 2021

Thématique
Cet appel à textes, ouvert à des auteurs de divers pays et États du monde, s’appuie sur trois constats :
- a) la double absence de définition consensuelle et de mesure étalon (Yon et al., 2017) de la maltraitance qui découle en partie de la multitude des disciplines et des champs de pratiques concernés (droit, éthique, gérontologie, médecine, sciences infirmières, sciences politiques, sociologie, travail social, sciences de gestion et du management,...) ;
- b) la latitude des pays et États dans l’élaboration des politiques publiques et des dispositifs pour contrer la maltraitance, ce qui conduit à des approches ancrées historiquement et culturellement, donc difficilement comparables ;
- c) l’importance pour définir et comprendre le phénomène de tenir compte de la pluralité des acteurs sociaux, en mettant en avant l’expérience des aînés ayant vécu de la maltraitance, les associations d’aînés et de défense de droits qui portent cette cause, des proches ayant observé ou contribué à de la maltraitance, des bénévoles ou des intervenants contribuant à la maltraitance ou au développement, à l’implantation ou ayant eu recours aux dispositifs existants.

Trois axes composent cet appel à articles
- Axe 1 : Construction et déconstruction du concept de maltraitance envers les personnes aînées
Un premier ensemble d’articles traitera des définitions de la maltraitance envers les personnes aînées. De nombreux débats conceptuels sont encore à éclaircir puisque le concept de maltraitance n’a pas fait l’objet d’une critique rigoureuse (Harbison, 2016). Georgia Anetzberger (2018) identifie plusieurs approches pouvant être conjuguées pour poser le problème de la maltraitance envers les personnes aînées : problème social, santé publique, syndrome gériatrique, crime, violation des droits, violence familiale ou intraconjugale, lobby aîné. En somme, la maltraitance constitue à la fois un problème qui présente des dimensions interpersonnelles, sociales, juridiques, de santé, de relations institutionnelles et politiques et de citoyenneté. Chacune de ces approches va mener à une définition singulière de la maltraitance.
- Axe 2 : Politiques publiques et dispositifs nationaux de lutte contre la maltraitance
Près de deux décennies après l’adoption du Plan de Madrid par l’ONU, divers acteurs, dont l’Experte indépendante de l’ONU, constatent une diversité d’approches et de dispositifs mis en place qui reposent sur des degrés hétérogènes d’engagements publics. Chaque pays ou État élabore une réponse singulière face à la maltraitance envers les personnes aînées, ce qui suscite des interrogations sur l’émergence, le développement, l’implantation et l’évaluation de ces politiques et de ces dispositifs publics de lutte. Faut-il légiférer ou, autrement dit, quelle est la place des lois et règlements dans la lutte contre la maltraitance ? Y a-t-il eu des événements qui ont été des moments décisifs et ont accéléré la mise en place de politiques ou de dispositifs de lutte ? Quels sont les contenus des politiques publiques en vigueur (orientations, financement, lois ou règlements, médiations) et en quoi ces politiques façonnent-elles l’organisation des services ? Quels sont les publics auxquels elles sont destinées ? Désignent-elles des personnes aînées particulières à protéger : l’ensemble d’entre elles ou seules celles dites vulnérables ? Les politiques publiques permettent-elles de rendre compte aussi bien de la maltraitance à domicile et de la maltraitance dans les divers milieux de vie collectifs, notamment les établissements d’hébergement et de soins de longue durée ? Comment les orientations des politiques publiques et les pratiques qui en découlent sont-elles évaluées ?
- Axe 3 : Un retour sur les expériences et les interventions en situation de maltraitance
Une troisième dimension de la question de la maltraitance envers les personnes aînées porte sur les expériences de la maltraitance envisagées comme un moyen de croiser les savoirs, voire de saisir les controverses présentes. À la suite de dispositions légales, réglementaires, un certain nombre d’initiatives ont été mises en place dans différents contextes organisationnels. Si elles auront été décrites par les textes contribuant à l’axe 2, les contributions réunies dans l’axe 3 mettront en évidence les analyses de ces expériences, leurs effets sur les acteurs impliqués et les organisations concernées par la maltraitance (aînés, proches, représentants des aînés, professionnels du droit, de la santé, de l’action sociale, élus, militants, bénévoles, comités des usagers, etc.). Chercheurs et acteurs sont invités à s’exprimer, à partager leur expérience, à proposer des pistes pour enrichir les pratiques et politiques tant de prévention, de repérage que d’intervention directe dans les situations de maltraitance.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions attendues pourront provenir de toute discipline et de toute approche théorique. Les contributions étrangères ou dans une logique comparatiste sont les bienvenues. Les débats, controverses, ainsi que des contributions visant à rendre compte d’expérimentations réalisées et/ou à venir sont également attendus et pourront alimenter les rubriques « Perspectives et retours d’expériences » de la revue et quelques « Libre propos ».
Les contributions peuvent être soumises en français ou en anglais. Seuls les articles en français seront inclus dans la revue papier. Les articles en anglais figureront dans le sommaire et leurs résumés seront intégrés dans la version papier ; ils seront en accès en version électronique sur Cairn.

Les propositions d’article complet, en français ou en anglais (40 000 signes, espaces compris) accompagnées d’un titre et d’un résumé (250 mots maximum) sont attendues pour le 1er juin 2021 et doivent être envoyées à cette adresse.
Le comité de rédaction informe les auteurs de l’acceptation ou du refus de la proposition pour entrer dans le processus éditorial dans l’une des trois rubriques de la revue (« Articles originaux », « Perspectives et retours d’expériences », « Libres propos »). Les soumissions dans les rubriques « Articles originaux » et « Perspectives et retours d’expériences » sont ensuite expertisés en double aveugle par des relecteurs externes ; les articles proposés en « Libre propos » sont évalués par le comité de rédaction.
Les soumissions d’articles doivent impérativement s’inscrire dans l’une des trois rubriques de la revue et mentionner ce choix en première page.
Pour plus d’informations sur les rubriques, le processus éditorial et les grilles d’évaluation, merci de se référer au site de la revue.

Voir les consignes aux auteurs
Voir l’appel complet.

Appels à contributions

Gérer et comprendre, Entreprises de l’Afrique en émergence

30 juin 2021

La revue Gérer et comprendre, une série des Annales des Mines, lance un appel à contributions pour une numéro spécial sur le thème « Entreprises de l’Afrique en émergence ».

Date limite de soumission : 30 juin 2021

Argumentaire
Une littérature abondante a traité des freins au développement de l’Afrique. Plus récemment, de nouveaux courants de recherche ont tenté de promouvoir une vision plus positive des potentialités économiques de ce continent. Il ne s’agit pas de nier les nombreux obstacles à la prospérité qu’on y rencontre, mais de montrer comment des firmes « enracinées », « agiles » conduites par de bons connaisseurs du contexte africain, qu’il soit institutionnel, social, culturel ou politique, parviennent à développer malgré tout des entreprises rentables et en croissance.
• Comment ces dirigeants s’y prennent-ils exactement ? C’est une question que les travaux que nous souhaitons publier dans ce numéro spécial peuvent éclairer en présentant des parcours d’entrepreneurs africains, des histoires d’entreprises nées sur ce continent, et en apportant des détails sur les pratiques d’affaires, sur la gouvernance des entreprises, et sur les dispositifs de gestion qui réussissent (ou échouent) dans ces contextes difficiles.
• Il faut aborder la question du métissage entre les manières d’agir locales et les techniques et normes importées. Comment départager les importations utiles, jouant un rôle positif pour la croissance des entreprises, et celles qui sont des sources de blocage ? Comment distinguer celles qui contribuent au développement humain du pays et celles qui le contrarient ?
• Les programmes de coopération se multiplient entre les business schools européennes et africaines, mais que faut-il enseigner ? De quel matériel pédagogique pertinent et adapté dispose-t-on ? Comment créer un savoir alors que la recherche empirique sur les entreprises locales est embryonnaire ?
• De grands cabinets de conseil internationaux et des organisations comme le FMI et la Banque Mondiale formulent des diagnostics et prescrivent des solutions pour l’Afrique, mais leurs conseils résistent-ils à l’épreuve des faits ? Qui les suit et quels en sont les résultats ?

Telles sont les questions que nous souhaiterions approfondir dans le numéro spécial consacré aux entreprises de l’Afrique en émergence.
Lire la suite de l’appel

Soumissions
Les soumissions d’articles, en français ou en anglais, devront être de 40 000 signes environ, accompagnées d’un résumé de 1 000 caractères.
Le numéro spécial comprendra au plus cinq articles, selon le nombre d’articles acceptés. Des articles supplémentaires pourront être publiés par la suite, s’ils sont retenus.
Adresse d’envoi des propositions d’article :
alexia.kappelmann@finances.gouv.fr

Informations sur la revue
http://www.annales.org/gc/2020/gc-2...

Appels à contributions

Espaces et sociétés, « Espace, racisme et racialisation »

9 septembre 2021

La revue Espaces et sociétés lance un appel à contributions pour un numéro thématique à paraître sur le thème « Espace, racisme et racialisation ». Ce numéro est coordonné par Fatiha Belmessous, Maurice Blanc et Stefan Kipfer.

Date limite de soumission : 9 septembre 2021

Thématique
Le registre de la race ‒ et ses nombreuses déclinaisons telles que racisme, ethnicité, racialisation, racisation et/ou ethno-racial – est une construction sociale qu’il faut analyser rigoureusement pour lutter efficacement contre ses illusions et ses dérives. Les fondements épistémologiques des sciences sociales impliquent de rejeter les schémas de pensée raciologiques et pseudo-biologiques (Noirs, Blancs, Caucasiens, etc.) qui placent, selon les lieux, les Blancs au sommet d’une hiérarchie imaginaire, mais très efficace ; d’autres catégories sociales peuvent être investies de la fonction attribuée au terme race, notamment les catégories religieuses (Juifs, Musulmans...). On peut aussi avoir affaire à du « racisme sans race » (Elias et Scotson, [1965] 1997) ou au Color Blind Racism (Bonilla-Silva, 1994) ; pour ce dernier, un ‘racialized social system’ est une société qui alloue des ressources économiques, politiques, sociales et même psychologiques, en fonction de critères raciaux socialement construits. Dans tous les cas, le racisme, en tant que catégorie analytique, aide à comprendre la production, voire l’invention de la race (De Rudder, 1998 ; Guillaumin, 1972). À la fois idéologie et rapport social de domination, le racisme cristallise les dogmes et les pratiques à partir desquels les acteurs dominants opèrent ; il tente d’imposer les règles pour percevoir et gérer les « Autres » dans le cadre de rapports sociaux de pouvoir, de production et de reproduction sociale. Ainsi, la reproduction des inégalités raciales n’est pas uniquement le résultat de comportements individuels racistes mais se fonde sur des opérations « normales » de la société.
Les liens entre le racisme, la race et l’espace sont très étroits. Le racisme, la racialisation et la racisation contribuent à la structuration de l’espace – depuis la ségrégation socio-spatiale de certains quartiers populaires, l’existence d’enclaves ethniques (ou de micro-ségrégations) au sein de quartiers hétérogènes, voire à la figure paradigmatique du ghetto racialisé. De plus, la race est également invoquée lorsque l’espace actuel de résidence est différent de l’espace des origines, qu’il soit réel ou imaginaire. Enfin, si la ségrégation peut sous-tendre la domination raciale, elle peut également cacher des ressources nécessaires à la solidarité des racisé.es et à leur résistance contre le racisme. […]
Lire l’appel complet

Soumission d’articles
La revue n’accepte pas de propositions d’articles mais des articles complets.
Les articles ne dépassent pas 42.000 signes (espaces compris) en incluant : texte, notes, références bibliographiques, annexes mais hors résumés.
Les normes de présentation et les conseils aux auteur.es sont disponibles sur le site de la revue.

Adresses d’envoi des articles
Les articles doivent être envoyés à l’équipe de coordination :
fatiha.belmessous@entpe.fr
maurice.blanc@unistra.fr
kipfer@yorku.ca

Information sur la revue
https://www.editions-eres.com/colle...

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