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La rubrique « Vient de paraître » annonce la publication de livres récents, dont les auteur·e·s sont membres de l'AISLF. À compter du 1er septembre 2018, cette rubrique est réservée aux adhérent·e·s à jour de cotisation (décision de Bureau de l'AISLF, novembre 2016).
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Vient de paraître

À l’ombre de la ligne de fuite, une alternative de possibles

Abel Kouvouama, Robert Ziavoula, Patrice Yengo (dir.)

Abel Kouvouama, Robert Ziavoula, Patrice Yengo (dir.), À l’ombre de la ligne de fuite, une alternative de possibles, Paris, Éditions Paari, septembre 2020.

Les auteurs de cet ouvrage ont entrepris individuellement et collectivement d’interroger ce que recouvrent entre autres les vocables suivants : clos, ouvert, ombre, ligne de fuite.
Certes, il y a plusieurs manières de les appréhender dans le domaine des sciences sociales et humaines. Cependant, en considérant les temporalités variées sous lesquelles on les appréhende, ainsi que les différents contextes socio-historiques et les multiples « foyers d’expériences » des individus, on est conduit à prendre en compte les manières de dire, de faire et de se représenter le monde, la nature, la culture, etc.
Ces mots et ces signes permettent implicitement, en tant que catégories de pensée et de pratique, d’analyser non seulement les concepts de frontière, de limite, de seuil, de transgressivité, mais également, d’identité, de subjectivité, de mémoire et de trace.
Quelles que soient les sociétés proches ou lointaines, le clos, l’ouvert, l’ombre, la ligne de fuite sont l’indice de traces laissées sur un espace donné (mur, tableau, rue, etc.), ou réfractant dans une zone soustraite au rayonnement lumineux. De même, parce qu’elle est marquée à la fois par des ombres, des lignes de fuite, la rue fascine, fait peur et attire tout à la fois. Elle donne à l’individu un sentiment de liberté et de plénitude. Identifier les différents acteurs qui occupent la rue, analyser les différents lieux où se déploient les notions de clos, d’ouvert, d’ombre, de ligne de fuite, telle est la matrice des textes réunis dans cet ouvrage collectif.

Abel Kouvouama est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

Philosophie, Utopie et Politique chez Morelly

Abel Kouvouama

Abel Kouvouama, Philosophie, Utopie et Politique chez Morelly. À propos du Code de la nature (1755), Pau, Presses universitaires de Pau et des Pays de l’Adour, septembre 2020.

Cet essai est une réflexion de philosophie sociale et de prospective politique sur le « Code de la nature », une œuvre majeure de Morelly, philosophe français méconnu du XVIIIe siècle qui a vécu à Vitry-le-Francois, près de Reims. La démarche de Morelly y réside dans une réflexion critique sur la meilleure forme de gouvernement et sur l’organisation sociale qui soit la plus conforme à la « nature originelle » de l’homme ; cela en analysant les institutions politiques présentes de la société française moderne, dans le but de modifier la conduite réelle des gouvernants et des gouvernés. Il apporte alors des réponses philosophiques et éthiques sur les contraintes quotidiennes de la société française moderne lorsque celle-ci dans ses valeurs fondamentales issues des Lumières s’écarte de l’idéal de justice, de liberté et d’égalité entre les hommes. Les idées émises par Morelly ont servi et peuvent servir de matrices de connaissance dans l’analyse des systèmes de pensée et de représentations utopiques et idéologiques des mondes moderne et contemporain.

Abel Kouvouama est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

La COVID-19 : un fait social total

Jacques Cherblanc, François-Olivier Dorais, Sabrina Tremblay et Catherine Tremblay (dir.)

Jacques Cherblanc, François-Olivier Dorais, Sabrina Tremblay et Catherine Tremblay (dir.), La COVID-19 : un fait social total. Perspectives historiques, politiques, sociales et humaines, Saguenay, GRIR, novembre 2020.

Ce livre numérique a pour objectif de contribuer à un éclairage interdisciplinaire de la pandémie actuelle, en mettant à profit l’expertise et les perspectives variées des chercheurs en sciences humaines et sociales. Nous souhaitons que leurs propos puissent contribuer à la réflexion sur les enjeux, les effets et les pistes d’action en lien avec la COVID-19, notamment au regard de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Ce livre se veut donc une première prise de parole formelle, dans le but de créer une dynamique de discussion interdisciplinaire sur la COVID-19. Sa mise en forme numérique, en libre accès, découle d’ailleurs de ce souhait d’en faciliter la diffusion et la consultation. Notre objectif est d’ouvrir par le fait même une agora dans laquelle chacun puisse contribuer et répondre aux propos des uns et des autres, dans une visée de compréhension et d’explication de cette pandémie. Comme ouverture de cette agora citoyenne, chaque auteur de cet ouvrage a donc eu « carte blanche » pour s’exprimer sur la pandémie, à partir de sa perspective propre, personnelle et disciplinaire. Nous nous sommes contentés d’offrir cet espace de parole, le plus librement possible, avec le souhait de permettre de préserver la spontanéité, l’originalité et l’actualité des propos avancés. Notre ligne éditoriale était simple : que chacun puisse dire ce qu’il a à dire. Il en a résulté le livre numérique que vous avez sous les yeux, constitué de diverses formes de contribution : des essais théoriques, d’autres basés sur des expériences pratiques, des résultats d’études de terrain – quantitatives ou qualitatives – ou encore des réflexions plus personnelles. Dans notre perspective humaine et sociale, nous avons constaté que ces écrits éclairaient différents « visages » de la crise. Cela nous est apparu fondamental et finalement au cœur de nos approches disciplinaires multiples : ne pas perdre de vue l’humain et son vécu ; toujours considérer chaque être humain comme un tout unique et inestimable. Or, c’est par le visage que l’humain se manifeste le plus directement, avec ce que cela entraîne d’émotions, de sensations et bien sûr de sens moral, notamment les devoirs et responsabilités que la considération du visage de l’autre fait nécessairement émerger (Levinas, 1991). Également, le fait de donner un visage à cette pandémie permettra peut-être de lui donner une forme, ce qu’elle n’a pas encore réellement jusqu’à présent.

Consulter l’ouvrage en ligne

Jacques Cherblanc est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

Éthiques de l’hospitalité, du don et du care

Sophie Bourgault, Sophie Cloutier, Stéphanie Gaudet

Sophie Bourgault, Sophie Cloutier et Stéphanie Gaudet, Éthiques de l’hospitalité, du don et du care : Actualité, regards croisés, Ottawa, Presses de l’Université d’Ottawa, août 2020.

La crise des réfugiés. L’accueil de l’étranger. Le don de temps et de soi dans une économie marchande. Le travail de soin dit « invisibilisé ». La précarité et la non-reconnaissance de certains groupes marginalisés.
Les éthiques de l’hospitalité, du don et du care cherchent, chacune à leur manière, à répondre à certaines des problématiques éthiques et politiques les plus pressantes de notre époque.
Ces trois éthiques puisent au sein de sources disciplinaires et théoriques différentes : si l’éthique de l’hospitalité s’est beaucoup inspirée des travaux philosophiques d’Emmanuel Lévinas et de Jacques Derrida, l’éthique du don a comme principale source l’analyse anthropologique de Marcel Mauss, alors que l’éthique du care s’est développée dans la foulée des travaux de la psychologue américaine Carol Gilligan.
Malgré ces points d’ancrage distincts, ces éthiques partagent plusieurs préoccupations et principes, notamment l’idée que toute théorisation du social et du politique devrait s’inscrire dans une ontologie relationnelle et dans un postulat de vulnérabilité. Il est donc surprenant de constater que si peu de recherches aient creusé la question des affinités entre ces trois paradigmes. La visée de l’ouvrage est de pallier cette insuffisance théorique et d’ouvrir un dialogue interdisciplinaire plus explicite entre ces éthiques.

Stéphanie Gaudet est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

SOS Racisme, un mouvement collectif et des trajectoires individuelles

Raoul Marmoz

Raoul Marmoz, SOS Racisme, un mouvement collectif et des trajectoires individuelles, Paris, Éditions L’Harmattan, septembre 2020.

SOS Racisme, une association contre le racisme et l’antisémitisme rassemble principalement les jeunes à la fois sur des actions très médiatisées et au travers d’un militantisme de base. Pour ses responsables, SOS Racisme a eu une fonction d’école parallèle qui leur a permis d’acquérir des compétences, pratiques ou de réflexion, des savoir-faire et aussi des réseaux de connaissances. Ce livre montre comment les anciens responsables de SOS Racisme ont eu des fonctions dans les domaines politiques et sociaux et qu’ils attribuent en grande partie leur évolution professionnelle aux compétences acquises et mises en oeuvre lors de leur prise de responsabilités à SOS Racisme.

Raoul Marmoz est membre de l’AISLF.

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Quand le deuil se complique

Danielle Maltais et Jacques Cherblanc

Danielle Maltais et Jacques Cherblanc (dir.), Quand le deuil se complique. Variété des manifestations et modes de gestion des complications du deuil, Québec, Presses de l’Université du Québec, novembre 2020.

Le deuil est un processus complexe. Il évolue avec le temps et il influence autant qu’il est influencé par différents facteurs liés au type de pertes encourues, aux sentiments éprouvés face à celles-ci, au contexte social ou individuel, etc. Souvent, ce processus de deuil peut être court et apaisant. Mais, parfois, certaines personnes vivent une période de deuil pouvant s’étendre sur plusieurs mois, voire de nombreuses années, qui se caractérise par des problèmes majeurs de fonctionnement social. C’est ce que l’on appelle un « deuil compliqué ». Bien que cette notion soit reconnue internationalement, elle ne fait pas l’unanimité et n’est toujours pas reconnue officiellement comme un trouble par l’American Psychological Association dans son fameux DSM-5.

Cet ouvrage collectif porte un regard pluriel et multidisciplinaire sur les complications du deuil, à partir de récits cliniques et d’études empiriques réalisées dans des contextes culturels différents et lors de divers événements : le décès – inattendu ou non – d’un enfant, d’un conjoint ou d’une autre personne qui nous est chère, la perte de biens significatifs et celle d’objets immatériels importants (par exemple, le sentiment de sécurité). Ce livre s’adresse aux chercheurs qui s’intéressent à cette problématique et aux intervenants de la santé et des services sociaux qui accompagnent des personnes confrontées à la perte d’un être cher ou d’un bien significatif. Il propose notamment des approches et des outils d’intervention pour donner du sens à ce qui, parfois, n’en a pas.

Jacques Cherblanc est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

French Metal Studied

Julien Goebel, Emilie Salvat, Corentin Charbonnier (dir.), French Metal Studied. Approches différenciées des acteurs et des publics, Azay-sur-Cher, Corentin Charbonnier Éditions, novembre 2020.

Le principe des metal studies ne vous est que peu familier  ? Vous n’êtes pas très au fait des avancées des études universitaires sur la musique metal en France  ? Alors ce livre arrive à point nommé.

Publié sous la direction de Corentin Charbonnier, Julien Goebel et Émilie Salvat, chercheurs mais avant tout passionnés de musique metal, vous y trouverez les versions publiées des mémoires de master de six anciens étudiants, acteurs émérites de la scène francophone. Participatif, ouvert à tous, vous tenez entre les mains le tout premier ouvrage du genre, chaque étudiant abordant ici des problématiques différentes mais au final complémentaires et liées à la scène metal.

Ce travail collectif vient par ailleurs créer un pont entre les universitaires et le grand public. Le statut de la musique metal en France, l’intérêt des institutions publiques, l’authenticité de ses adeptes, l’histoire des festivals dans l’Hexagone et le profil économique d’un festival du genre sont autant de sujets développés dans cet ouvrage qui passionnera les metalleux, les chercheurs en metal studies comme les personnes curieuses ou fascinées par les spécificités de cette scène.

Emilie Salvat est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

Devenir enseignant

Crispin Girinshuti

Crispin Girinshuti, Devenir enseignant. Carrières de vie et insertion professionnelle des enseignants diplômés en Suisse romande, Neuchâtel, Éditions Alphil, octobre 2020.

« À la fin de mon diplôme de master en 2008, quand je suis revenue en Suisse […], j’ai remplacé une enseignante qui prenait son congé maternité […]. Je me suis rendu compte qu’à travers mes expériences personnelles et professionnelles, c’était une profession qui m’intéressait, mais c’est vrai que pendant mes études universitaires je ne me destinais pas du tout à ça. »
Comment devient-on enseignant ? Qui choisit ce métier ? S’y intègre-t-on comme dans toute autre activité professionnelle ? L’idée de cet ouvrage est de conceptualiser l’insertion professionnelle selon la théorie interactionniste d’Everett C. Hughes, laquelle soutient que les individus interprètent et donnent du sens à des situations socioprofessionnelles successives à partir de leur « carrière de vie ». Celle-ci se distingue de la position occupée momentanément dans leur métier. Elle correspond aux expériences et interactions sociales qui structurent leur parcours de vie.
L’auteur démontre que l’insertion en enseignement relève des mêmes mécanismes. Autrement dit, le sens donné à l’expérience sociale avant de s’orienter vers le métier, explique dans une certaine mesure la variabilité observée tant dans les conditions d’accès à l’emploi que dans la socialisation au travail une fois que les individus exercent avec leur diplôme pédagogique. Ainsi, ce livre met en lumière un processus en trois étapes analytiquement enchevêtrées : l’orientation vers la formation, l’accès à l’emploi et l’insertion subjective.

Crispin Girinshuti est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

Les territoires de l’intervention à domicile

Christian Jetté et Catherine Lenzi

Christian Jetté et Catherine Lenzi (dir.), Les territoires de l’intervention à domicile. Regards croisés France-Québec, Paris, Éditions L’Harmattan, juillet 2020.

L’ouvrage est le fruit d’une recherche franco-québécoise conduite selon le principe du regard croisé. Il offre une plongée multiscalaire dans l’univers des services de soutien à domicile à travers un processus analytique qui va des politiques publiques jusqu’aux dimensions relationnelles, émotionnelles et éthiques de l’intervention.
L’ouvrage en trois entrées (macro, méso, micro) permet ainsi d’analyser les contraintes et paradoxes induits par la Nouvelle gestion publique dans l’organisation des services, tout en dévoilant les espaces d’initiatives et d’engagements citoyens et professionnels supports à l’expression d’un travail du care.

Christian Jetté et Catherine Lenzi sont membres de l’AISLF.

Vient de paraître

Représentations sociales et discours médiatiques

Christiana Constantopoulou

Christiana Constantopoulou (dir.), Représentations sociales et discours médiatiques. La « crise » comme narration contemporaine, Paris, Éditions L’Harmattan, octobre 2020.

La région méditerranéenne demeure encore aujourd’hui une scène de conflits et devient le centre de reclassifications sociales (accentuées par la crise économique, mais aussi par le problème des réfugiés fuyant la guerre, en quête d’asile).
Cette crise est « racontée » par les divers récits qui déterminent les conceptions sociales en cours constituant un objet idéal pour la compréhension des sociétés contemporaines. Les études de cas de ce recueil, inspirées par les situations de crise du pourtour méditerranéen, montrent quelques axes primordiaux des « narrations » de la crise.

Christiana Constantopoulou est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

Le partage de l’œuvre

Anne Sauvageot

Anne Sauvageot, Le partage de l’œuvre. Essai sur le concept de collaboration artistique, Paris, Éditions L’Harmattan, juin 2020.

L’artiste ne saurait être l’unique auteur de son œuvre, ne serait-ce que parce qu’il peut difficilement éviter d’avoir recours à des compétences qui lui sont généralement étrangères - qu’il s’agisse de savoirs traditionnels comme la gravure, ou des apports de nouvelles technologies telles que le numérique, la robotique, ou l’intelligence artificielle.
Comment les artistes vivent-ils ce partage de compétences ? La réflexion porte sur le processus de collaboration et de réalisation de trois œuvres singulières, signées respectivement Miquel Barceló, Eduardo Kac et Céleste Boursier-Mougenot.

Anne Sauvageot est membre de l’AISLF.

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Le travail social en quête de légitimité

Jean-Sébastien Alix, Michel Autès et Éric Marlière (dir.)

Jean-Sébastien Alix, Michel Autès et Éric Marlière (dir.), Le travail social en quête de légitimité. Une lutte pour la connaissance et la reconnaissance, Rennes, Presses de l’EHESP, juin 2020.

À l’heure où les politiques s’orientent vers un néo-libéralisme débridé, la pratique même du travail social est questionnée. Impactés par des logiques gestionnaires qui ignorent les références anciennes à la solidarité, par une politique du moindre coût et de la performance, les professionnels du social sont à la recherche d’une nouvelle reconnaissance, d’une nouvelle légitimité.

Selon certains auteurs, la légitimité sociale et politique proviendrait d’un statut scientifique et académique du travail social. Cet ouvrage souhaite justement interroger la pertinence de cette stratégie, car si depuis longtemps ces questions se posent, elles ont pris une dimension nouvelle au regard des profonds changements et des tensions internes dans le champ de l’intervention sociale. Écrit par une équipe de sociologues reconnus, l’ouvrage contribue à éclaircir les enjeux autour de la revendication de reconnaissance du travail social en tant que science. En présentant des réflexions innovantes et des points de vue différents, il suscite le débat et met en perspective les controverses actuelles (réforme des diplômes, rapports et tensions entre écoles de formation en travail social et universités).

Éric Marlière est membre de l’AISLF.

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Une société autour de l’étranger est-elle possible ?

Nader Vahabi

Nader Vahabi, Une société autour de l’étranger est-elle possible ?, Paris, Éditions Orizons, juillet 2020.

Nous étudions si la dichotomie de l’étranger en alter ego ou ennemi fait véritablement sens dans notre système international régi par les grandes puissances occidentales. Ce travail a pour ambition de mettre en perspective deux approches. L’approche philosophique d’un côté et celle concernant l’applicabilité politique de la démarche d’hospitalité de l’autre. Dépassant l’hospitalité kantienne Jacques Derrida propose une hospitalité philosophique absolue et inconditionnelle, une rupture avec l’hospitalité au sens courant, avec le droit ou le pacte d’hospitalité. Alors pourrait-on penser une société organisée autour de l’admission de l’étranger ?

Nader Vahabi est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

Travailler avec les jeunes enfants

Anne Lise Ulmann et Pascale Garnier (dir.)

Anne Lise Ulmann et Pascale Garnier (dir.), Travailler avec les jeunes enfants. Enquêtes sur les pratiques professionnelles d’accueil et d’éducation, Berne, PIE Peter Lang, août 2020.

Les publications sur la petite enfance concernent le plus souvent les politiques familiales et leurs conséquences sur l’emploi, ainsi que le développement et la socialisation des jeunes enfants. Mais que sait-on précisément du travail des professionnelles, des femmes dans leur très grande majorité, qui accueillent et prennent en charge ces enfants tout au long de leurs journées ? En fait, peu de chose, car sa fréquente naturalisation comme activité féminine fait obstacle à sa compréhension et sa reconnaissance.

Ce livre a l’ambition de mettre les pratiques de travail de ces professionnelles au centre d’un travail d’enquêtes pour analyser ce qu’elles éprouvent, pensent, mobilisent, inventent, transforment… Il met en lumière les différentes facettes de ce travail méconnu : les statuts d’emploi, les conditions réelles d’exercice, les conceptions éducatives, les apprentissages qu’il requiert, les exigences nouvelles sur la qualité, l’inclusion des enfants en situation de handicap… L’ouvrage explore ainsi des complexités insoupçonnées où, pour donner sens à ce travail, se reconfigurent sans cesse demandes parentales, éthique éducative et relations aux enfants.

Grâce à la pluralité des contributions et des situations analysées, l’ouvrage concerne l’ensemble des formes d’accueil et d’éducation des jeunes enfants (accueil à domicile, crèche, école maternelle, jardin d’enfants, etc.), et les différentes professions qui y exercent (éducatrice de jeunes enfants, auxiliaire de puériculture, personnels titulaires d’un CAP petite enfance, enseignante, assistante maternelle…).

Pascale Garnier est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

Parler de soi

Veronika Kushtanina et Constance Perrin-Joly (dir.)

Veronika Kushtanina et Constance Perrin-Joly (dir.), Parler de soi. Méthodes biographiques en sciences sociales, Paris, Éditions EHESS, août 2020.

Longtemps décriée dans les sciences sociales du XXe siècle, l’analyse biographique est devenue au cours des dernières décennies un outil privilégié de l’histoire et de la sociologie. Les méthodes biographiques, attentives à une approche qualitative et à la critique de « l’illusion biographique », sont aujourd’hui l’une des voies de l’innovation méthodologique en sciences sociales.
À l’heure où les discours sur soi se multiplient, qu’ils soient formatés par les dispositifs publics, impulsés par les réseaux sociaux ou plus généralement le résultat d’une individuation croissante de la société, les approches qui s’intéressent à la présentation de soi et aux récits de vie jouent un rôle essentiel dans notre compréhension du monde.
Sur chaque terrain, elles confrontent aussi les chercheuses et les chercheurs à leur propre trajectoire biographique, qui croise celle des actrices et des acteurs étudié·e·s, conduisant à faire preuve de réflexivité, de sensibilité et d’inventivité. Ce livre, issu d’un travail collectif, présente l’ensemble de ces enjeux de méthode et montre que l’approche biographique est au cœur du renouvellement des sciences sociales.

Veronika Kushtanina et Constance Perrin-Joly sont membres de l’AISLF.

Vient de paraître

Vous avez détruit la beauté du monde

Patrice Corriveau, Isabelle Perreault, André Cellard, Christian Quesnel

Patrice Corriveau, Isabelle Perreault, André Cellard, Christian Quesnel, Vous avez détruit la beauté du monde. Le suicide scénarisé au Québec depuis 1763, Moelle Graphik Éditions, août 2020.

« Vous avez détruit la beauté du monde » sont les derniers mots prononcés par la poétesse Huguette Gaulin avant qu’elle ne s’immole sur la place publique, à Montréal, le 4 juin 1972. C’est aussi le titre de cette bande dessinée qui aborde d’une manière originale un sujet délicat : l’histoire du suicide. Cet ouvrage est inspiré par la découverte, dans le greffe de la paix du Québec, de plus de 20 000 dossiers du coroner pour lequel celui-ci avait conclu à un décès par les causes et circonstances des décès, contiennent des descriptions, des témoignages et, à déterminer les causes et circonstances des décès, contiennent des descriptions, des témoignages et, à partir du 20e siècle, des photographies de scènes de suicide. Ces traces permettent, entres autres, de reconstituer la dernière image, l’ultime impressions, parfois soigneusement élaborée, que le suicidé a cherché à laisser au monde des vivants. Mais comment rendre compte, avec pudeur et sensibilité, des lieux et des gestes posés sans faire appel aux descriptions cliniques, souvent très sensibilité, des lieux et des gestes posés sans faire appel aux descriptions cliniques, souvent très crues, contenues dans les archives ?

Les auteurs Isabelle Perreault, André Cellard et Patrice Corriveau ont eu l’idée de travailler en collaboration avec un auteur de bande dessinée afin de reconstituer le dernier acte mis en scène par le suicidé. Mais c’est aussi à une mise en abîme destinée à éclairer la démarche historique que nous convient les auteurs de cet ouvrage

Cet album confronte le lecteur à un malaise latent au Québec. En abordant le suicide par le biais des images de Christian Quesnel qui regorgent de force et de beauté, cet album apporte lumière et compréhension et contribue à démystifier un problème de société malheureusement toujours aussi contemporain.

Patrice Corriveau est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

La recherche enracinée en management

Emmanuel Kamdem, Françoise Chevalier et Marielle A. Payaud

Emmanuel Kamdem, Françoise Chevalier, Marielle A. Payaud (dir.), La recherche enracinée en management. Contextes nouveaux et perspectives nouvelles en Afrique, Caen, EMS Éditions, septembre 2020.

La recherche en management en Afrique a longtemps connu une très forte influence des cadres conceptuels et théoriques, des paradigmes épistémologiques et méthodologiques, des discours académiques et universitaires élaborés en dehors des contextes africains. Cette situation a principalement pour conséquence de limiter considérablement l’impact managérial des publications africaines.
Les vingt chapitres de cet ouvrage explorent les pistes de renouvellement de la recherche managériale enracinée dans les contextes africains. Ces chapitres ont été rédigés par des chercheurs universitaires et des praticiens du management. Leurs contributions s’inscrivent dans trois perspectives complémentaires : théorico-conceptuelle (partie 1), épistémo-méthodologique (partie 2), vécue-expérientielle (partie 3). Ce triptype éditorial original a volontairement été adopté pour faciliter une large diffusion de l’ouvrage et sa lecture par toute personne intéressée d’en savoir davantage sur les contributions africaines à la création de la connaissance en management.

Emmanuel Kamdem est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

L’éducation aux temps du coronavirus

Stéphane Bonnéry et Étienne Douat (dir.)

Stéphane Bonnéry et Étienne Douat (dir.), L’éducation aux temps du coronavirus, Paris, Éditions La dispute, septembre 2020.

Le 12 mars 2020, face à l’intensification de l’épidémie de coronavirus, le Président Emmanuel Macron annonce la fermeture imminente de l’ensemble des établissements d’enseignement « jusqu’à nouvel ordre ». Par la suite, les ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur exhortent tous les agents à assurer la « continuité pédagogique » auprès des élèves et des étudiant·e·s, à distance et via les outils numériques.
Comment, dans l’urgence et l’impréparation, confiné·e·s, étudiant·e·s et élèves, familles, enseignant·e·s, CPE et relais hiérarchiques font-il·elle·s pendant cette période qui durera finalement tout le printemps ? Que révèle cette « crise » de l’état du système d’enseignement ? Ce confinement, puis les modalités de la reprise des scolarités constituent-elles un moment exceptionnel, ou sont-elles instrumentalisées pour servir les réformes gouvernementales en cours ?
Quatorze chercheur·e·s spécialistes de l’éducation, de la maternelle à l’université, coopèrent et tentent de répondre à ces questions et d’ouvrir les chantiers de recherche que cette séquence inédite impose.

Stéphane Bonnéry et Étienne Douat sont membres de l’AISLF.

Vient de paraître

Une démocratie sans autorité ?

Alain Eraly

Alain Eraly, Une démocratie sans autorité ?, Toulouse, Éditions Éres, septembre 2019.

L’institution de l’autorité fait aujourd’hui l’objet d’une remise en cause profonde. Au sein de la famille comme à l’école, dans la sphère du travail comme en politique, de Nuit debout aux Gilets jaunes, les signes de la crise se multiplient. Mais cette crise, qui est sans cesse évoquée tantôt pour s’en réjouir, tantôt pour la déplorer, d’où vient-elle au juste ? Et quelles sont ses répercussions ? Cet ouvrage en propose une interprétation générale.

Pour l’essentiel, la crise de l’autorité est une bonne nouvelle, son érosion engage toute notre modernité et rien ne saurait justifier de faire machine arrière. Il reste que ce déclin affecte en profondeur nos formes de vie et nos institutions. Partout, le besoin d’autorité se fait sentir, mais une autorité au service de la démocratie, du débat public, des droits et des devoirs, de la justice et l’équité, de la transmission des valeurs fondamentales, de la défense du commun contre l’emprise des intérêts privés, de l’adaptation des modes de vie à l’urgence écologique. Tout retour en arrière est proscrit : l’autorité est donc à réinventer.

Alain Eraly est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

Vivre Slow

Florian Lebreton, Christophe Gibout, Bernard Andrieu (dir.)

Florian Lebreton, Christophe Gibout, Bernard Andrieu (dir.), Vivre Slow. Enjeux et perspectives pour une transition corporelle, récréative et touristique, Nancy, Presses universitaires de Nancy - Éditions Universitaires de Lorraine, septembree 2020.

Des expériences corporelles basiques aux rapports affectifs et aux conceptions cognitives les plus élaborées, le « vivre slow » se définit sous différentes modalités. Cette relation au monde s’incarne quand l’individu ne cherche pas simplement à s’approprier ce qui l’entoure mais à entrer en « résonance » avec – c’est-à-dire qu’elle le transforme tout en se laissant transformer par lui. La lenteur n’évoque pas le simple ralentissement de l’activité corporelle mais plus en profondeur, se présente comme une réponse à la transformation des rythmes de vie. « Peut-on résister à l’ère du temps accéléré » s’interrogent E. Déléage et G. Sabin qui tentent, eux aussi, de repérer des expériences innovantes de décélération. Si performance, vitesse ou rapidité ont longtemps gouverné les rapports au corps et aux espaces, les préoccupations éthiques et environnementales contemporaines invitent au contraire à « lever le pied ». L’accélération du temps et des rythmes quotidiens vécus est questionnée par l’émergence d’une « slow culture », comme enjeu de résistance individuelle et collective.

La question du récréatif est-elle en transition, à la fois dans sa dimension individuelle et collective ? En multipliant les observations de pratiques en transition chez les consommateurs de loisirs, les acteurs touristiques, les institutions ou les acteurs territoriaux, nous tentons de montrer l’existence d’un mouvement significatif qui engage nos pratiques et nos modes de vie vers une éco-récréativité, une écologie corporelle et un tourisme traditionnel à dépasser.

Florian Lebreton et Christophe Gibout sont membres de l’AISLF.

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