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La rubrique « Vient de paraître » annonce la publication de livres récents, dont les auteur·e·s sont membres de l'AISLF. À compter du 1er septembre 2018, cette rubrique est réservée aux adhérent·e·s à jour de cotisation (décision de Bureau de l'AISLF, novembre 2016).
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Vient de paraître

La tragédie, Socio-anthropologie d’une vision du monde

Francis Farrugia

Francis Farrugia, Antigone Mouchtouris, Louis Ucciani, Bernard Valade, La tragédie, Socio-anthropologie d’une vision du monde, Editions L’Harmattan, 8 février 2021.

La tragédie est un genre théâtral, mais elle est surtout une vision du monde, un vécu ontologique et politique. L’histoire mémorable du héros, racontée et interprétée, est signifiante de la condition humaine. Elle est éclairante du passé et de notre présent le plus problématique. La mise à jour des racines grecques de la culture occidentale prolonge les recherches menées dans le cadre du réseau thématique Sociologie de la connaissance de l’Association française de sociologie, et du comité de recherche du même nom de l’AISLF.

Comme les trois précédents ouvrages produits par ce collectif, celui-ci met en oeuvre une socio-anthropologie - convoquant l’histoire, la philosophie, la littérature, la narratologie et la psychanalyse - qui explore les multiples formes de connaissance, de conscience et de sensibilité, qui constituent notre rapport construit au monde, grâce auquel il demeure habitable.

Francis Farrugia est membre de l’AISLF.

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Vient de paraître

Une société civile iranienne en diaspora, essai sociologique

Nader Vahabi

Nader Vahabi (dir.), Une société civile iranienne en diaspora, essai sociologique, Paris, Editions L’Harmattan, 31 décembre 2020.

Partant d’un consensus minimum sur le terme diaspora comme dispersion transnationale, les auteurs de ce livre montrent la diversité des significations que ce mot représente, ce qui est conforme à son sens étymologique, sociologique, politique, ethnique et culturel. S’inspirant de la « communauté imaginée » d’Anderson, cet essai met en relation des liens physiques, émotionnels, sociaux et culturels entre cette diaspora - plus de cinq millions de migrants - et l’Iran, débouchant sur une « entité autonome » au sens « morphologique » du terme et originale par rapport aux autres groupes. Cette origine commune, basée sur l’iranité, est le fondement d’une identité hybride, transnationale, bien présente dans les thématiques des auteurs.

Nader Vahabi est membre de l’AISLF.

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Vient de paraître

A quoi sert (encore) l’art en temps de crise sanitaire ?

Christophe Pittet (dir.)

Christophe Pittet (dir.), A quoi sert (encore) l’art en temps de crise sanitaire ?, Paris, Editions l’Harmattan, 2020

L’idée de cet ouvrage est née durant la première vague pandémique du printemps 2020, à partir d’une question posée dans le cadre de la Saison culturelle du Tiers-lieu « Dans le ventre de la baleine » : « A quoi sert (encore) l’art en temps de crise sanitaire ? ». Artistes, chercheurs et acteurs culturels de France et de Suisse ont répondu présent pour réfléchir à cette interrogation existentielle, que ce soit par une analyse, un témoignage ou encore avec des images. L’objectif était de mettre en perspective la place et la fonction de l’art dans la société et pour chacun de nous, plus particulièrement durant cette période marquée, entre autres, par l’incertitude et l’insécurité.

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Vient de paraître

Éducation et diversité

Françoise Lorcerie (dir.)

Françoise Lorcerie (dir.), Éducation et diversité, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2021

Le mot « diversité » désigne ici, et cache tout à la fois, une réalité des sociétés nationales et une dimension des inégalités sociales. Il s’agit des inégalités matérielles et symboliques qui résultent du fait que certaines personnes, certains groupes sont perçus comme différents de l’identité majoritaire, en raison de leur origine ou de leur culture supposée. Ces inégalités peuvent prendre la forme de discriminations et de ségrégation. Elles affectent les personnes dans l’assurance de leur égale dignité. Ces inégalités liées à la catégorisation socio-ethnique, associée à la catégorisation socio-économique et à celle de genre, sont à l’oeuvre dans l’institution scolaire, même si celle-ci n’en est pas toujours à la source. Elles sont traduites voire amplifiées dans divers processus (sélection et auto-sélection, différenciation, orientation).

La « diversité » questionne dès lors le principe universaliste égalitaire que l’École a mission de promouvoir et d’incarner. Cet enjeu gagnerait donc à s’inscrire dans la formation des personnels, initiale et continuée, mais aussi dans la gouvernance et la régulation de l’institution scolaire.

Le livre offre une synthèse originale sur ces questions. Il a pour auteurs un collectif de chercheurs et formateurs spécialisés de quatre pays ou régions francophones : Belgique francophone, Suisse romande, Québec et France, associés dans un réseau dédié, le RIED (Réseau international Éducation et diversité), créé en 2013. Leur réunion dans ce livre donne du relief au tableau des problèmes rencontrés et à l’étude des lignes d’action.

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Ces lieux qui nous affectent

Denis Martouzet

Denis Martouzet, Georges-Henry Laffont, Ces lieux qui nous affectent, Paris, Hermann éditions, 2021

Comment les lieux nous affectent-ils ? Quels sont les facteurs, les mécanismes en oeuvre ? D’un côté, notre humeur du moment, nos représentations, souvenirs, expériences, attentes entrent dans cette construction. D’un autre côté, le lieu, par sa configuration même et le sens que nous lui attribuons, dégage « quelque chose » qui surprend, inquiète ou apaise moralement et physiquement. Dans cette relation changeante ou qui se cristallise dans le passage de l’émotion au sentiment, l’image et l’enjeu de soi ne sont jamais absents.

Entre philosophie, sciences de l’action et sciences humaines, en s’autorisant un détour par les neurosciences, passant de la maison Usher aux gradins d’un stade de football, issu d’un colloque organisé à Cerisy en 2018, cet ouvrage propose un tour d’horizon nécessairement incomplet sur nos relations aux lieux et tente de saisir comment ces lieux nous affectent, ce qu’ils nous font faire et ce que nous en faisons.

Denis Martouzet est membre de l’AISLF.

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Vient de paraître

Les plateformes de travail numériques : Uber et la dérèglementation de l’industrie du taxi

Mircea Vultur et Lucie Enel

Mircea Vultur ; Lucie Enel, Les plateformes de travail numériques : Uber et la dérèglementation de l’industrie du taxi, Montréal, Institut national de la recherche scientifique, 2020

L’émergence des plateformes numériques dans plusieurs secteurs de l’économie constitue une tendance importante des dix dernières années. Le présent rapport vise à documenter ce phénomène, en s’appuyant sur d’autres travaux de recherche et sur quelques données empiriques recueillies dans le cadre d’une recherche exploratoire portant sur l’implantation de la compagnie Uber au Québec et la dérèglementation de l’industrie du taxi dans cette province.

Le rapport (1) dresse un portrait de l’économie dite « collaborative », (2) expose les contours des plateformes numériques et présente quelques modèles types, (3) analyse le fonctionnement et les enjeux soulevés par la plateforme de travail Uber et (4) explore les impacts anticipés de la dérèglementation de l’industrie du taxi dans les régions non métropolitaines du Québec.

L’ensemble des constats et des analyses montre que l’adoption des innovations technologiques est un processus effervescent mais inégalitaire, menant à des disparités entre individus, secteurs d’activité et zones géographiques, et que la régulation des plateformes numériques représente un défi pour les gouvernements qui met à l’épreuve les normes sociales et les juridictions nationales.

Mircea Vultur est membre de l’AISLF.

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L’accessibilité ou la réinvention de l’école

Serge Ebersold

Serge Ebersold (dir.), L’accessibilité ou la réinvention de l’école, Londres, ISTE éditions, 2021.

L’impératif d’accessibilité qui préside aux politiques éducatives consacre une réinvention de l’école par-delà la scolarisation d’élèves handicapés.
L’accessibilité ou la réinvention de l’école étudie les mutations qui ont redéfini les rôles et les missions de l’école en lui demandant de porter le regard sur les obstacles aux apprentissages imposés aux élèves, quelle que soit leur particularité, pour se rendre accessible au plus grand nombre.
L’ouvrage analyse également la manière dont les acteurs de l’école se saisissent de l’impératif d’accessibilité pour faire vivre au quotidien ses principes, ainsi que les stratégies développées par les enseignants pour rendre accessibles les environnements scolaires, les conditions de mobilisation des technologies numériques et la redéfinition des relations entre les enseignants et les enseignants spécialisés.
Il appréhende, enfin, les nouvelles figures de l’inéducabilité instituées par l’impératif d’accessibilité et propose une grammaire de l’accessibilité dont le respect conditionne l’accessibilisation des environnements scolaires et la mise en œuvre des politiques inclusives.

Serge Ebersold est membre de l’AISLF.

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Vient de paraître

Des établissements privés musulmans. Une émergence en tensions

Rania Hanafi, Jean-François Bruneaud et Zineb Rachedi

Rania Hanafi, Jean-François Bruneaud et Zineb Rachedi, Des établissements privés musulmans. Une émergence en tensions, Lormont, éditions Le Bord de l’Eau, 2021.

L’émergence récente en France des établissements privés musulmans est contemporaine d’un soupçon  : celui d’une désaffiliation des jeunes et de leurs familles de confession musulmane vis-à-vis de leur appartenance à la communauté nationale. Le phénomène polarise les débats sur la laïcité, et déplace les lignes de tensions des luttes anticléricales passées au miroir de l’islam. Il renvoie également aux mutations qui affectent les États-nations marqués par un éclatement des sources de légitimité des héritages religieux au défi du pluralisme. D’une autre façon, il interroge le degré d’acceptabilité du modèle scolaire d’éducation religieuse à partir duquel des jeunes de confession musulmane vont se construire, et se définir en tant que citoyens.
Comment les responsables d’établissements privés musulmans organisent-ils un projet scolaire dans ses manifestations ordinaires ? Comment leurs personnels enseignants s’engagent-ils dans un environnement porté par une militance associative ? De quelles façons ces professionnels font-ils communauté dans un espace scolaire où les frontières entre les dimensions du profane et du religieux sont poreuses ? Quelles sont, du côté des parents, les aspirations et stratégies éducatives qui donnent sens à leur choix d’école ? C’est par une enquête de terrain multisituée dans un panel d’écoles, collèges et lycées musulmans en France hexagonale et ultra-marine que cet ouvrage entend explorer un champ de recherche inédit.

Jean-François Bruneaud et Zineb Rachedi sont membres de l’AISLF

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Mobilité et migration. Transactions éducatives et sociales

Pascal Lafont, Danielle Laport et Marcel Pariat

Pascal Lafont, Danielle Laport et Marcel Pariat (dir.), Mobilité et migration. Transactions éducatives et sociales, Paris, éditions Pétra, 2020.

En sciences sociales, la migration et la mobilité sociale sont peu souvent analysées à partir du point de vue des sujets. En effet, les études sur l’émigration et l’immigration ne mettent guère en exergue, dans la plupart des cas, la dimension existentielle inhérente à la fois à la rupture biographique et à la reconstruction des identités nourrie par l’expérience de mobilité et de transition de la migration.
Aussi, la perspective biographique, imprégnée d’histoires et de récits de vies, privilégiée par les auteurs apparaît-elle riche d’enseignements sur les processus éducatifs informels perceptibles au cours de l’expérience migratoire. L’originalité de cette approche réside dans l’intérêt porté non seulement à l’avant et à l’après du parcours migratoire, mais également au vécu tout au long de celui-ci, source d’expériences riches et multiples en termes d’apprentissages, et marqué par des transactions éducatives et sociales.
Préface de Maurice Blanc.

Danielle Laport est membre de l’AISLF

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Éducation critique aux médias et à l’information en contexte numérique

Alexandra Saemmer et Sophie Jehel

Alexandra Saemmer et Sophie Jehel (dir.), Éducation critique aux médias et à l’information en contexte numérique, Villeurbanne, Presses de l’Enssib, 2020.

Ce livre, nourri des recherches les plus récentes en sciences de l’information et de la communication, s’adresse à toute personne souhaitant réfléchir à l’éducation critique aux médias en contexte numérique. Il mobilise un faisceau de méthodes - de l’économie politique de la communication à la sémiotique, de la critique des industries culturelles et créatives à la sociologie des usages et à la sociologie du genre - pour proposer aux chercheurs, enseignants, documentalistes, aux apprenants et à leurs accompagnateurs des pistes de réflexion pour mieux appréhender des sujets brûlants : les fake news, le cyberharcèlement, l’identité numérique, l’influence des GAFAM sur les processus d’expression, la capture de l’attention par les plateformes... Le décryptage des valeurs et des idéologies, qui structurent les outils de création et de partage, l’architecture des réseaux et leurs algorithmes, est complété par des modes d’action pédagogiques stimulant l’esprit critique, la réflexivité et la créativité des apprenants. Les contributions s’organisent ainsi autour de trois axes : la lecture critique des médias, la lecture réflexive des pratiques et le développement d’approches créatives.

Sophie Jehel est membre de l’AISLF

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Le sport au travail. Bien-être & management

Julien Pierre et Lilian Pichot

Julien Pierre et Lilian Pichot (dir.), Le sport au travail. Bien-être & management, Toulouse, Octares, 2020.

Que peut-on dire des formes primitives des activités physiques voire sportives dans l’univers du travail depuis son institutionnalisation dès la fin du XIXe siècle ? Quels sont les usages et les enjeux qui ont rythmé l’avènement du sport dans la sphère professionnelle tout au long du XXe siècle ? Comment caractériser et interpréter les initiatives modernes de management du capital humain favorisant la mise en mouvement des corps sous couvert de bien-être en ce début de XXIe siècle ? Un des objectifs de cet ouvrage est de répondre à ces interrogations liminaires et de combler un relatif déficit de recherches scientifiques sur la thématique du sport au travail. Il faut dire que la démocratisation des pratiques sportives dans différents univers professionnels depuis des décennies donne à voir des paradoxes. Elle féconde des interprétations plurielles relativement aux origines et aux effets du déploiement des activités physiques et sportives au travail. La diversité des processus par lesquels le sport s’est développé dans la sphère du travail questionne toujours sa dimension politique et son instrumentalisation. Au-delà des types d’organisations et des formes prises par le sport, quel est le sens de cette volonté affichée et revendiquée par les institutions et leurs représentants ? Quels sont les enjeux de l’introduction, du développement et de la pérennisation du sport en entreprise ? Quels sont les dispositifs de gestion qui encadrent les activités et leurs participants ?
À l’initiative de Julien Pierre et Lilian Pichot, chercheurs au sein du laboratoire « Sport et sciences sociales » (E3S) de l’Université de Strasbourg, ce livre s’appuie sur trois approches scientifiques complémentaires :
– une approche historique qui permet notamment de découvrir et d’interroger les finalités communes entre les usages d’antan (dès le milieu du XIXe siècle) et les offres contemporaines proposées ;
– une approche sociologique qui dresse, entre autres choses, un panorama des différents jeux et enjeux (politiques, sociaux, économiques, etc.) liés à l’introduction d’activités physiques et sportives au cœur de l’espace-temps de travail ;
– une approche managériale issue des sciences de gestion qui interroge l’efficacité des dispositifs de gestion par l’entremise du sport notamment dans ses usages les plus modernes comme les pratiques gamifiées par exemple. Intégrant des publications inédites faisant la part belle aux monographies et aux expérimentations, cet ouvrage se présente comme une photographie analytique et panoramique de la situation et des usages du sport dans différents univers du travail (d’hier, d’aujourd’hui et de demain). Il propose des analyses programmatiques interdisciplinaires en sciences sociales et historiques ainsi qu’en sciences de gestion qui inspireront sans doute d’autres perspectives de recherche stimulantes.
L’ouvrage s’adresse à un lectorat multiple. Il intéressera les dirigeants et les cadres désireux de faire évoluer leur mode de management, d’établir la confiance, de stimuler la motivation et de renforcer l’engagement de leurs collaborateurs. De même, les consultants en organisation pourront y puiser des sources d’inspiration pour leurs interventions. Enfin, les chercheurs, enseignants et étudiants en sciences humaines, sociales et historiques, mais aussi en sciences de gestion, y décèleront des études de cas stimulantes, des points d’ancrage théoriques permettant d’étayer leurs réflexions.

Lilian Pichot est membre de l’AISLF

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Antimafia, une histoire de solidarité. Les associations et les coopératives contre la criminalité

Elisabetta Bucolo

Elisabetta Bucolo, Antimafia, une histoire de solidarité. Les associations et les coopératives contre la criminalité, Lormont, Éditions le Bord de l’eau, 2020.

La capacité des acteurs civiques organisés (associations, coopératives, collectifs) de lutter contre la mafia est régulièrement occultée par une vulgate qui exalte les actes des mafieux. Ce côté sensationnel a progressivement invisibilisé la portée des mouvements civiques qui ont, tout au long de l’histoire sicilienne, contribué à s’y opposer par leur action sociale, économique et politique. Rendre compte de cette histoire, de l’Unité d’Italie jusqu’aujourd’hui, est une manière de mettre en exergue la force des engagements civiques et discuter un postulat d’inaction et connivence du peuple sicilien par rapport aux réseaux criminels.
La Sicile est à entendre comme une «  zone du monde  », car les dynamiques décrites dans cet ouvrage racontent tout autant son histoire que celle d’autres régions du monde où la société civile organisée contribue à consommer, produire, éduquer, sensibiliser et mobiliser contre les formes d’usurpation et d’assujettissement violent produites par les réseaux criminels et le système capitaliste qui les abrite.

Elisabetta Bucolo est membre de l’AISLF

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Action publique et partenariat(s). Enquêtes dans les territoires de l’éducation, de la santé et du social

Sylvain Bordiec et Adrien Sonnet

Sylvain Bordiec et Adrien Sonnet (dir.), Action publique et partenariat(s). Enquêtes dans les territoires de l’éducation, de la santé et du social, Nîmes, Champ social éditions, 2020.

« Un partenariat s’impose » ; « il faut renforcer le partenariat » ; « notre partenariat a montré son intérêt ». Ces mots empruntés à des documents officiels sont significatifs de l’esprit partenarial de l’action publique. Un esprit partenarial ? En effet, tout se passe comme si l’action publique était désormais nécessairement faite de partenariats. Le présent ouvrage ambitionne de décrypter ce dont cette nécessité est le nom. Indissociable de la montée en puissance, à partir des années 1970, de l’échelle territoriale dans la construction des politiques publiques, contemporaine d’une mise en concurrence des institutions et des territoires entre eux et coïncidant avec une généralisation des contrats entre les acteurs, cette action publique obligatoirement partenariale est potentiellement enthousiasmante mais aussi décourageante, génératrice de complicités mais aussi d’adversités, force de création mais aussi de destruction. Réinscrites dans les territoires de l’éducation, de la santé et du social, les scènes partenariales alors étudiées éclairent la réalité plus vaste de l’intervention de l’action publique dans les existences individuelles.

Sylvain Bordiec est membres de l’AISLF

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From Measuring Rods to DNA Sequencing

Ingrid Voléry et Marie-Pierre Julien

Ingrid Voléry et Marie-Pierre Julien (dir.), From Measuring Rods to DNA Sequencing, Palgrave Macmillan, 2020.

Dessin, compas, équerre, toise, tableau statistique, séquenceur de gènes : les dispositifs utilisés pour mesurer, représenter, classer ou quantifier les êtres humains ont une longue histoire scientifique, économique, morale et politique. La sociologie francophone ne s’est toutefois intéressée que tardivement à cette question. C’est tout particulièrement le cas en France où le corps a longtemps été mis à distance d’une sociologie de la quantification plutôt focalisée sur les liens existant entre statistiques et gouvernement des questions sociales. Mais ces vingt dernières années, des travaux sociologiques s’intéressant aux classifications et métrologies prenant appui sur le corps humain se développent. Ces travaux sont particulièrement influencés par l’anthropologie des sciences et l’anthropologie médicale, domaines de connaissance introduits dans le débat scientifique francophone par les études intersectionnelles ou les approches pragmatiques de seconde génération. C’est précisément à la confluence de ces deux mouvements que cet ouvrage se situe puisqu’il éclaire les processus de production d’un certain nombre de mesures du corps humain (relatives à l’âge, au sexe, à la race, à la qualité de vie, à la fin de vie, à la conception) sous le triple angle des conditions sociales de leur émergence, de leur circulation et de leurs réceptions et usages au sein de groupes sociaux variés. [L’ouvrage est en anglais]

Ingrid Voléry est membre de l’AISLF

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Les logiques sociales de l’imaginaire

Francis Farrugia, Antigone Mouchtouris et Fabienne Soldini

Francis Farrugia, Antigone Mouchtouris et Fabienne Soldini (dir.), Les logiques sociales de l’imaginaire, Paris, L’Harmattan, 2020.

Différents imaginaires sociaux, actifs dans le monde commun et dans le monde savant, sont ici identifiés, analysés et interprétés : imaginaire du loup ; de la mauvaise mort dans les romans policiers contemporains ; du don du sang ; du voyage et du touriste ; de l’écrivain public et du passeur ; des publics des musées et de leur imaginaire ; de l’itinéraire imaginaire des visites muséales ; de l’Histoire et de la Préhistoire ; de la connaissance ordinaire, scientifique, et sociologique. Ces logiques sociales de l’imaginaire trament la vie collective. Cet ouvrage prolonge les recherches menées par notre groupe, dans le cadre du Réseau thématique Sociologie de la connaissance de l’Association française de sociologie et du comité de recherche du même nom, de l’Association internationale des sociologues de langue française. Les logiques sociales de l’imaginaire forment une trilogie avec La pensée des sociologues et Les outils des sociologues.

Francis Farrugia, Antigone Mouchtouris et Fabienne Soldini sont membres de l’AISLF

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À l’ombre de la ligne de fuite, une alternative de possibles

Abel Kouvouama, Robert Ziavoula, Patrice Yengo (dir.)

Abel Kouvouama, Robert Ziavoula, Patrice Yengo (dir.), À l’ombre de la ligne de fuite, une alternative de possibles, Paris, Éditions Paari, septembre 2020.

Les auteurs de cet ouvrage ont entrepris individuellement et collectivement d’interroger ce que recouvrent entre autres les vocables suivants : clos, ouvert, ombre, ligne de fuite.
Certes, il y a plusieurs manières de les appréhender dans le domaine des sciences sociales et humaines. Cependant, en considérant les temporalités variées sous lesquelles on les appréhende, ainsi que les différents contextes socio-historiques et les multiples « foyers d’expériences » des individus, on est conduit à prendre en compte les manières de dire, de faire et de se représenter le monde, la nature, la culture, etc.
Ces mots et ces signes permettent implicitement, en tant que catégories de pensée et de pratique, d’analyser non seulement les concepts de frontière, de limite, de seuil, de transgressivité, mais également, d’identité, de subjectivité, de mémoire et de trace.
Quelles que soient les sociétés proches ou lointaines, le clos, l’ouvert, l’ombre, la ligne de fuite sont l’indice de traces laissées sur un espace donné (mur, tableau, rue, etc.), ou réfractant dans une zone soustraite au rayonnement lumineux. De même, parce qu’elle est marquée à la fois par des ombres, des lignes de fuite, la rue fascine, fait peur et attire tout à la fois. Elle donne à l’individu un sentiment de liberté et de plénitude. Identifier les différents acteurs qui occupent la rue, analyser les différents lieux où se déploient les notions de clos, d’ouvert, d’ombre, de ligne de fuite, telle est la matrice des textes réunis dans cet ouvrage collectif.

Abel Kouvouama est membre de l’AISLF.

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Philosophie, Utopie et Politique chez Morelly

Abel Kouvouama

Abel Kouvouama, Philosophie, Utopie et Politique chez Morelly. À propos du Code de la nature (1755), Pau, Presses universitaires de Pau et des Pays de l’Adour, septembre 2020.

Cet essai est une réflexion de philosophie sociale et de prospective politique sur le « Code de la nature », une œuvre majeure de Morelly, philosophe français méconnu du XVIIIe siècle qui a vécu à Vitry-le-Francois, près de Reims. La démarche de Morelly y réside dans une réflexion critique sur la meilleure forme de gouvernement et sur l’organisation sociale qui soit la plus conforme à la « nature originelle » de l’homme ; cela en analysant les institutions politiques présentes de la société française moderne, dans le but de modifier la conduite réelle des gouvernants et des gouvernés. Il apporte alors des réponses philosophiques et éthiques sur les contraintes quotidiennes de la société française moderne lorsque celle-ci dans ses valeurs fondamentales issues des Lumières s’écarte de l’idéal de justice, de liberté et d’égalité entre les hommes. Les idées émises par Morelly ont servi et peuvent servir de matrices de connaissance dans l’analyse des systèmes de pensée et de représentations utopiques et idéologiques des mondes moderne et contemporain.

Abel Kouvouama est membre de l’AISLF.

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