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Colloques signalés

Journée d’études : « Politique du terrain ... Terrains du politique »

19 mai 2021

Le laboratoire Mesopolhis inaugure son séminaire général par l’organisation du journée d’études sur le thème « Politique du terrain ... Terrains du politique » qui se tiendra en ligne via un lien Zoom le 19 mai 2021 de 9h à 17h30.

Le modèle du séminaire « Itinéraire de recherche » consiste à réunir l’équipe des chercheurs du laboratoire autour d’un·e collègue invité·e. La discussion est préparée et animée par une équipe composée de jeunes chercheur·e·s, doctorant·e·s ou docteur·e·s du laboratoire qui retracent et discutent la trajectoire intellectuelle et scientifique de l’invité·e. Il s’agit de revenir sur son travail afin d’en saisir les continuités et les bifurcations (en termes d’objets, de terrains, de méthodes) en tentant de les recontextualiser dans les transformations des phénomènes étudiés mais aussi du champ académique.

Plus d’informations via le site du laboratoire

Colloques signalés

L’école au défi de la pluralité ethno-religieuse

20-21 mai 2021

La prochaine Rencontre intermédiaire du RIED se tiendra les 20 et 21 mai prochains, à l’INSPE d’Aix-Marseille, sur la thématique, « L’école au défi de la pluralité ethno-religieuse », un point de départ pris dans l’actualité française, ouvrant sur un éventail de pistes.

La multiplicité des facettes de la vie scolaire au défi de la pluralité ethno-religieuse s’est dernièrement trouvée projetée en pleine lumière, en France, par le meurtre d’un professeur, ainsi que par les réponses institutionnelles qui lui ont été données. Cette actualité constituera le point de départ d’une réflexion pluridisciplinaire et transnationale autour de la question de l’école au défi de la pluralité ethno-religieuse de nos sociétés.

L’assassinat a été perpétré le 16 octobre, veille des congés de Toussaint, par un jeune Tchétchène de 18 ans, habitant la France depuis plus de dix ans, qui n’avait pas été élève de ce collège. Il avait été alerté par les protestations d’un père d’élève sur les réseaux sociaux, après une séance d’ « enseignement moral et civique » en classe de 4e (élèves de 13 ans), où le professeur avait montré une caricature obscène du prophète de l’islam, à l’appui d’un cours sur la liberté d’expression. Le jeune assassin a été abattu par les policiers. L’enquête a montré qu’un différend régnait parmi les professeurs au sujet des options du professeur. Précision : le collège en question est situé dans une zone résidentielle, et non dans une zone populaire paupérisée.

L’assassinat a suscité une immense émotion dans le pays, il a été présenté comme une attaque des « islamistes » contre l’École et sa mission. La réponse gouvernementale a été immédiate : nouvelles décisions sécuritaires à l’encontre des organisations islamiques françaises, et demande de « re-laïcisation » de l’École (le terme n’est pas du ministre, mais du comité Laïcité République).

Face à la réponse largement sécuritaire et stigmatisante du politique, il est nécessaire et urgent de pouvoir désaxer le débat en le resituant dans un cadre scientifique, et le RIED doit pouvoir être un de ces espaces de débat. L’épisode concentre en effet une multiplicité de défis que les enseignants et personnels scolaires doivent affronter, en relation avec la pluralité ethno-religieuse de nos sociétés :

  • conflits ou malentendus entre enseignants et parents
  • mésentente au sein de l’équipe pédagogique sur les choix pédagogiques notamment en matière de discipline et de punitions
  • didactisation de la religion musulmane
  • question du « tact », du « respect » vis-à-vis des élèves
  • expérience de la discrimination par les élèves minoritaires et attentes de reconnaissance, divisions entre élèves ; construction identitaire des élèves racisés
  • quid des élèves majoritaires
  • divisions entre élèves dans des espaces scolaires mixtes
  • politisation de l’école, décrochage entre l’idéologie scolaire et le vécu scolaire
  • renouvellement des approches théoriques de ces questions
  • inclusion de nos questions RIED dans la formation professionnelle des personnel scolaires

La participation est gratuite, mais l’inscription est obligatoire via le site.

Voir le programme complet

Colloques signalés

L’enchantement qui revient

6-13 juillet 2021

Avec le soutien du Laboratoire Ambiances Architectures Urbanités - Équipe CRESSON, de l’École nationale supérieure d’architecture de Grenoble, du FNRS, de l’Université libre de Bruxelles et de l’ Université de Liège, les Colloques de Cerisy organisent un colloque de 7 jours sur le thème « L’engagement qui revient »

La notion d’enchantement se prête à une grande diversité d’usages qui ne se réduisent pas à des antonymes du « désenchantement du monde » au sens de Max Weber. Qu’en est-il de ces approches contemporaines et quelles en seraient les vertus heuristiques ? S’agit-il de poser un constat sur le monde contemporain, tour à tour enchanté et désenchanté ? D’évoquer des expériences spécifiques, au caractère quelque peu magique ? De s’intéresser à des lieux, scènes, processus, « modes d’être » ou régimes d’interactivité particuliers ? La labilité du terme ouvre à de multiples terrains d’investigation, tant théoriques que pratiques.

Lors de ce colloque, la notion d’enchantement sera explorée dans ses liens avec le vivant ; ses proximités avec les notions voisines d’ambiance, de présence et/ou de résonance ; la rencontre avec des fictions, des formes d’arts ou de vies alternatives ; des descriptions de fantasmagories urbaines ; ou encore au travers de quelques manifestations des puissances de l’imaginaire. L’imbrication des approches, des problématiques et des concepts s’imposera également comme un axe de travail, ouvrant à des confrontations, des mises en situation ou en découverte avec tous les participants.

Ce colloque est sous la direction de Rachel Brahy, Jean-Paul Thibaud, Nicolas Tixier, Nathalie Zaccaï-Reyners, avec la présence d’Yves Winkin et se tiendra du 6 au 13 juillet au Centre Culturel Inernational de Cerisy, en Normandie.

Pour le programme provisoire et le formulaire d’inscription, consultez le site web de l’événement

Colloques signalés

L’École primaire au XXIe siècle

12-14 octobre 2021

Avec le soutien de l’AECSE, de l’AIRDF et de nombreux autres partenaires scientifiques, associatifs et institutionnels, le laboratoire EMA (CY Cergy Paris Université) organise un colloque international intitulé « L’École primaire au XXIe siècle » qui se tiendra à Cergy du 12 au 14 octobre 2021.

Cet événement aura pour objectif de dresser l’état des recherches, des projets expérimentaux, des actions collaboratives et de la diversité des réflexions qui s’intéressent à l’école maternelle et élémentaire. Ce colloque universitaire généraliste – le premier en France à réunir des spécialistes de toutes les disciplines – mettra en dialogue les mondes de la recherche, de l’éducation et de la formation, dans une perspective pluridisciplinaire.
L’appel à contributions sera diffusé en septembre et les propositions seront à déposer en ligne avant le 1er décembre.

Les posters, communications et symposiums s’inscriront dans les cinq axes suivants :
- Le premier portera sur les savoirs scolaires et sur les supports qui, mobilisés en contexte scolaire, permettent leur élaboration.
- Le second, ciblant les processus et les dispositifs, sera nourri des travaux s’intéressant à l’efficacité des dispositifs d’enseignement-apprentissage ou de formation.
- Le troisième analysera la place de l’école primaire dans le système éducatif ; il interrogera les mutations professionnelles touchant les différents métiers des acteurs de l’école et, plus particulièrement, le métier d’enseignant.
- Le quatrième réfléchira aux alternatives et fera état des débats en ciblant les transformations institutionnelles ou informelles et les nouvelles formes d’organisation du travail à l’école primaire. Il questionnera, par exemple, les notions d’individualisation, d’école inclusive, de différenciation, la place du numérique, les pédagogies alternatives, etc.
- Le cinquième proposera des symposiums recherche-formation portant sur la formation à/par la recherche dans la formation initiale ou continue des enseignants du premier degré. Les contributions, proposées par des équipes multicatégorielles, porteront sur des expérimentations alliant recherche, formation et pratique pédagogique.

Le colloque se déroulera sous forme de conférences plénières et de tables rondes consacrées à l’histoire des enseignants du premier degré, aux modèles de formation à l’international, aux mutations de l’école maternelle et à l’interrogation critique de la polyvalence des professeurs des écoles et des évolutions de la forme scolaire. Des propositions de symposiums thématiques, portant sur des questions vives dans les différents domaines de recherche concernés par l’école primaire, sont tout particulièrement attendus.
Le colloque réunira 600 chercheurs, enseignants, personnels d’encadrement et de direction, formateurs, professeurs stagiaires, étudiants, acteurs territoriaux de l’éducation, parents d’élèves et autres personnes intéressées.

Une présentation synthétique de cet événement est disponible sur le site du laboratoire EMA.

Appels à contributions

Enfances Familles Générations, « Familles au temps de la COVID-19 »

24 mai 2021

La Revue internationale Enfances Familles Générations lance un appel à contributions pour un numéro thématique intitulé « Familles au temps de la COVID-19 », sous la direction de Laurence Charton.

Date limite de contribution : 24 mai 2021

Appel à contributions
La pandémie de la COVID-19 et les mesures restrictives de distanciation physique et de confinement affectent les liens sociaux et familiaux. Ces contraintes obligent les personnes à repenser leurs relations familiales et de couple, la gestion des temps familiaux et professionnels, leurs relations intergénérationnelles, ainsi que les transitions de vie. Exacerbant les tensions de la vie conjugale et familiale ou renforçant ces liens, cette pandémie offre aussi l’occasion de réfléchir à de nouvelles stratégies du vivre-ensemble.
La revue Enfances Familles Générations invite les chercheuses et chercheurs de diverses disciplines en sciences sociales à soumettre un article original pour un numéro spécial à paraître en 2021 autour des enjeux de la COVID-19 pour les familles.
Lire l’appel en ligne

Modalités de soumission
Les articles sont à soumettre en ligne à www.efg.inrs.ca au plus tard pour le 24 mai 2021. Tous les articles devront respecter les normes éditoriales de la revue qui sont disponibles à la même adresse.

Appels à contributions

Revue SpécifiCITéS : « Aux sillages des adolescences dans les contextes du Sud »

31 mai 2021

La Revue SpécifiCITéS lance un appel à contributions sur la thématique « Aux sillages des adolescences dans les contextes du Sud ». Les propositions d’articles pourront s’appuyer sur des approches contextualisées permettant d’aborder le concept d’adolescence au regard des spécificités locales, mais également sur des approches comparatistes mettant en exergue le sens des variabilités observables. Ce dossier sera coordonné sous la responsabilité de David JEAN SIMON (Centre de Recherche de l’Institut de Démographie, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne), Ayawavi Sitsopé TOUDEKA (Unité de Recherche Démographique de l’Université de Lomé), Kenson JOISSAINT (Centre d’études en sciences sociales du religieux, École des Hautes Études en Sciences Sociales) et Ladeu TOKPA (Centre de Recherche de l’Institut de Démographie, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne).

Date limite de soumission : 31 mai 2021

Thématique
De l’antiquité à l’époque post-moderne, la figure de l’adolescence occupe une place importante dans les sociétés. Elle est assignée, d’une part, à une catégorie d’âge et à des transformations physiologiques (Courtois, 2011 ; Potel, 2006 ; Taborda-Simões, 2005), et d’autre part, à des changements de comportements, de prises de risques et des formes de contestations de règles sociales et morales (Agraimbah et al., 2011). Elle est souvent présentée comme une période de tension dans la vie des individus (Debesse, 1958). Délimitée entre la fin de l’enfance et l’entrée dans la vie adulte, elle recouvre des réalités et expériences multiples, variant selon les époques, les régions et les groupes sociaux. Des cadres juridiques et politiques nationaux aux institutions internationales (OMS, FNUAP, UNICEF), les tentatives pour construire des critères généraux d’identification ne manquent pas, mais la plasticité et la complexité à laquelle l’adolescence fait référence mettent souvent en défi les approches globales. Face aux déficits des appréhensions universelles, les études spécifiques et les perspectives comparatistes restent la voie importante pour comprendre les évolutions des configurations de l’adolescence dans les différents contextes sociaux, historiques et géographiques.

Dans ce dossier, nous souhaitons explorer la construction et la réalité de l’adolescence dans les contextes du sud. Quatre axes permettront de mieux appréhender le concept adolescence et l’adolescent lui-même en tant qu’acteur :

  1. Construction du concept adolescence : normes, pratiques, discours et méthodes
  2. L’adolescence face à la problématique du corps
  3. Vulnérabilités et enjeux sociétaux
  4. Agir-adolescent et voie d’autonomisation

Ces pistes sont forcément partielles : les articles sont invités à les compléter, éventuellement à les reformuler, à condition de s’inscrire dans la thématique générale de l’appel et les exigences méthodologiques retenues. Les techniques d’enquête mobilisées peuvent être variées, avec une préférence pour le qualitatif : ethnographie, enquête historique, analyse de discours publics et/ou de documents, entretiens et observations. S’inscrivant dans le domaine des sciences de l’éducation et de leurs liens avec leurs disciplines contributives (Albero, 2019), le dossier est ouvert à des chercheur·es d’horizons disciplinaires différents.

Lire l’appel complet

Soumission d’articles
Les propositions peuvent être rédigées en français, en anglais, et aussi en espagnol. En utilisant le formulaire joint à l’appel (en dernière page), les propositions de résumé devront parvenir au plus tard le 31 mai 2021, simultanément auprès des coordinateurs du dossier et des corédacteurs en chef de la revue :

David JEAN SIMON : david.jean-simon@etu.univ-paris1.fr
Ayawavi Sitsopé TOUDEKA : marie.toudeka@gmail.com
Kenson JOISSAINT : kenson.joissaint@ehess.fr
Ladeu TOKPA : ladeu.tokpa@etu.univ-paris1.fr
Olivier BRITO : obrito@parisnanterre.fr
Fanny SALANE : fsalane@parisnanterre.fr

Une première version des articles sera à envoyer au plus tard le 30 novembre 2021.

Appels à contributions

Gérontologie et société, « La maltraitance envers les aînés : Définitions, action publique et expériences des acteurs »

1er juin 2021

Pour le numéro 168, coordonné par Marie Beaulieu et Françoise Le Borgne-Uguen, à paraître en juin 2022, la revue Gérontologie et société lance un appel à contribution sur le thème : « La maltraitance envers les aînés : Définitions, action publique et expériences des acteurs »

Date limite de soumission des propositions : 1er juin 2021

Thématique
Cet appel à textes, ouvert à des auteurs de divers pays et États du monde, s’appuie sur trois constats :
- a) la double absence de définition consensuelle et de mesure étalon (Yon et al., 2017) de la maltraitance qui découle en partie de la multitude des disciplines et des champs de pratiques concernés (droit, éthique, gérontologie, médecine, sciences infirmières, sciences politiques, sociologie, travail social, sciences de gestion et du management,...) ;
- b) la latitude des pays et États dans l’élaboration des politiques publiques et des dispositifs pour contrer la maltraitance, ce qui conduit à des approches ancrées historiquement et culturellement, donc difficilement comparables ;
- c) l’importance pour définir et comprendre le phénomène de tenir compte de la pluralité des acteurs sociaux, en mettant en avant l’expérience des aînés ayant vécu de la maltraitance, les associations d’aînés et de défense de droits qui portent cette cause, des proches ayant observé ou contribué à de la maltraitance, des bénévoles ou des intervenants contribuant à la maltraitance ou au développement, à l’implantation ou ayant eu recours aux dispositifs existants.

Trois axes composent cet appel à articles
- Axe 1 : Construction et déconstruction du concept de maltraitance envers les personnes aînées […]
- Axe 2 : Politiques publiques et dispositifs nationaux de lutte contre la maltraitance […]
- Axe 3 : Un retour sur les expériences et les interventions en situation de maltraitance […]
Lire l’appel complet

Modalités de soumission des propositions
Les propositions attendues pourront provenir de toute discipline et de toute approche théorique. Les contributions étrangères ou dans une logique comparatiste sont les bienvenues. Les débats, controverses, ainsi que des contributions visant à rendre compte d’expérimentations réalisées et/ou à venir sont également attendus et pourront alimenter les rubriques « Perspectives et retours d’expériences » de la revue et quelques « Libre propos ».
Les contributions peuvent être soumises en français ou en anglais. Seuls les articles en français seront inclus dans la revue papier. Les articles en anglais figureront dans le sommaire et leurs résumés seront intégrés dans la version papier ; ils seront en accès en version électronique sur Cairn.

Les propositions d’article complet, en français ou en anglais (40 000 signes, espaces compris) accompagnées d’un titre et d’un résumé (250 mots maximum) sont attendues pour le 1er juin 2021 et doivent être envoyées à cette adresse.
Le comité de rédaction informe les auteurs de l’acceptation ou du refus de la proposition pour entrer dans le processus éditorial dans l’une des trois rubriques de la revue (« Articles originaux », « Perspectives et retours d’expériences », « Libres propos »). Les soumissions dans les rubriques « Articles originaux » et « Perspectives et retours d’expériences » sont ensuite expertisés en double aveugle par des relecteurs externes ; les articles proposés en « Libre propos » sont évalués par le comité de rédaction.
Les soumissions d’articles doivent impérativement s’inscrire dans l’une des trois rubriques de la revue et mentionner ce choix en première page.
Pour plus d’informations sur les rubriques, le processus éditorial et les grilles d’évaluation, merci de se référer au site de la revue.
Voir les consignes aux auteurs

Informations sur la revue
https://www.statistiques-recherches...

Appels à contributions

Réseaux, « Écosystèmes de la mode : réseaux & circuits »

15 juin 2021

La revue Réseaux lance un appel à contribution pour un numéro thématique : « Ecosystèmes de la mode : réseaux & circuits », coordonné par Nick Rees-Roberts et Fabrice Rochelandet (Université Sorbonne Nouvelle).

Date limite de soumission : 15 juin 2021

Thématique
La mode a fait très tôt l’objet de nombreux travaux en sciences sociales tant au niveau de l’offre et l’organisation industrielle que de la demande et les pratiques sociales. À partir des années 1980, l’étude du système de la mode (comprenant la production de l’habillement, de la beauté et du « lifestyle » dans les secteurs du luxe et de la grande distribution) s’est principalement penchée sur l’image, les identités de marque et les modes de consommation au détriment d’une analyse plus approfondie des méthodes et circuits de production. Plutôt que de penser le secteur élargi de la mode (à savoir la production créative et/ou commerciale—à la fois matérielle et immatérielle—des marques de vêtement, accessoires, cosmétique, joaillerie, et déco/lifestyle) comme un « système » industriel, ce numéro spécial vise à comprendre les transformations contemporaines des écosystèmes de la mode articulant un ensemble de réseaux et circuits à des types de création et de modèles économiques associés. Un certain nombre de travaux se sont ainsi intéressés à l’industrie de la mode et son rapport aux réseaux sociaux locaux composés des créateurs, artistes, entrepreneurs, collectifs… et plus récemment aux nouvelles configurations économique et culturelle de ce secteur suite à la diffusion massive du numérique.

Le projet de ce numéro spécial s’inscrit pleinement dans cette littérature en s’ouvrant à des recherches pluridisciplinaires, notamment en cultural studies, économie, géographie, sociologie et sciences de la communication, permettant d’articuler des analyses culturelles et socioéconomiques des écosystèmes créatifs dans le monde de la mode.

L’avènement des médias sociaux, en particulier Instagram, provoque depuis quelques années des transformations dans l’organisation et la coexistence de ces mondes de la mode en stimulant de nouvelles interactions, de nouvelles proximités et concurrences entre les acteurs. Les résultats de ces changements peuvent s’avérer contradictoires : d’un côté, une visibilité plus forte de la création indépendante ou alternative, par une contestation plus forte des prescripteurs traditionnels et de l’autre, le renforcement de la position dominante des marques à travers le contrôle de la communication par les médias sociaux et l’émergence des nouveaux prescripteurs—ou influenceurs—de la mode.

L’objectif de ce numéro thématique est précisément d’interroger ces transformations et les dynamiques locales et globales qu’elles engendrent avec la diffusion massive de médias sociaux comme Instagram et la plateformisation de l’industrie de la mode. [...]

Lire l’appel complet

Soumission d’articles
Le numéro de la revue sera ouvert à des travaux portants sur toutes les dimensions créatives et commerciales de l’industrie de la mode. Les contributions peuvent porter sur un travail théorique ou empirique, basé sur l’analyse de corpus de textes ou des enquêtes de terrain. Une variété d’orientations disciplinaires des sciences humaines et sociales—de la socio-économie à la culture-communication—entrent dans le périmètre du numéro.

Les candidats doivent informer le secrétariat de rédaction de la revue de leur intention de contribution en adressant pour le 15 juin 2021, une proposition d’article d’une à deux pages précisant les questions de recherche, le corpus étudié et la ou les méthodes utilisées.

Adresse d’envoi des articles
Les intentions de contribution sont à adresser à : aurelie.bur@enpc.fr

Informations sur la revue
http://www.revue-reseaux.fr/

Appels à contributions

Lien Social et Politique, « L’enseignement supérieur en recomposition : entre institutions et parcours éducatifs »

15 juin 2021

Sous la direction de Joanie Cayouette-Remblière (Institut national d’études démographiques) et Pierre Doray (Département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal), la revue Lien Social et Politique lance un appel à contributions provenant de différents contextes nationaux et locaux et de différents espaces sociogéographiques et sociopolitiques (Europe, Amérique du Nord, Asie, les différents Suds, etc.) sur la thématique de « L’enseignement supérieur en recomposition : entre institutions et parcours éducatifs »

Date limite de contribution : 15 juin 2021

Appel à contributions
Au cours des 60 dernières années, l’enseignement supérieur a connu, au gré de multiples réformes souvent majeures, une profonde métamorphose sur plusieurs plans. L’enseignement supérieur, entendu au sens large et incluant l’ensemble des études et pratiques éducatives dites « post-secondaires » au Québec et « post-bac » en France, est devenu plus présent dans la vie quotidienne d’un nombre croissant de personnes, jeunes et moins jeunes, qui fréquentent les différents établissements scolaires qui le composent. Le passage par ses murs est devenu une norme et une nécessité pour l’accès à nombre de professions. L’organisation même du champ a connu de nombreuses modifications. Dans certaines sociétés, cela s’est traduit par une diversification des établissements, comme en France où la part relative des étudiant·es inscrit·es à l’université s’est réduite depuis une trentaine d’années. Partout, l’université a connu elle-même des changements institutionnels, organisationnels et intellectuels.

Devant ces changements en profondeur, LSP propose un numéro thématique sur les métamorphoses de l’enseignement supérieur en entendant tenir ensemble différentes échelles (fabrique et mise en œuvre des politiques, rôle des instruments et effets sur les trajectoires et expériences étudiantes). Les différentes contributions, appuyées sur des travaux de recherche empirique, devront ainsi permettre de mieux comprendre les changements en cours dans différents contextes.

Les différentes propositions d’articles sont invitées à porter sur l’une ou l’autre des tendances esquissées dans l’appel et sur les thèmes suivants :

  1. Les formes et modes de démocratisation
  2. Réorganisation des universités et fabrication des politiques publiques de l’enseignement supérieur
  3. L’enseignement supérieur dans les enjeux sociétaux contemporains

[...]

Lire l’appel complet

Modalités de soumission
Les auteurs et autrices sont invité·es à envoyer une proposition de contribution (1 à 2 pages ou environ 6000 signes) à l’intention des responsables du numéro joanie.cayouette-rembliere@ined.fr, doray.pierre@uqam.ca avant le 15 juin 2021, en précisant leur affiliation universitaire.

Les auteurs et autrices dont la proposition aura été retenue par le comité de rédaction seront invité·es à soumettre un article complet pour le 1er décembre 2021.

La revue ne publie que des textes inédits. Les auteurs et autrices sont tenu·es d’aviser la rédaction de tout projet de publication concurrent.

Appels à contributions

Revue Interventions économiques : « Les Living Labs : des espaces d’innovation sociale pour le développement économique et social des territoires et des populations »

25 juin 2021

La Revue Interventions économiques lance un appel à contributions pour tenter, au travers de cette publication, de mieux connaître les dimensions territoriales et les différents acteurs (créateurs, animateurs-facilitateurs et utilisateurs) des living labs, d’en établir une catégorisation, mais aussi une typologie par les résultats obtenus et de mesurer l’impact de ces initiatives sur un territoire et une population donnée, notamment en matière d’innovations sociales et sur les domaines en lien avec l’économie, voire l’économie politique.

Date limite de soumission : 25 juin 2021

Thématique
Le développement des sociétés, des territoires et leur population est lié en partie à leur capacité d’innovation pour identifier des problématiques, trouver des solutions appropriées et durables, telles que les innovations sociales, et faire face aux enjeux et défis contemporains. Pour répondre à ces problèmes, des espaces d’innovation se créent dans de nombreux territoires urbains, périurbains ou ruraux (Krauss, G., et Tremblay, D.-G., 2019). Ces espaces prennent des formes variées (lieux de concertation, de fabrication, de réflexion…), se voient attribuer de multiples appellations (living lab, fab labs, makerspaces et autres labs…) et abordent des thématiques diverses avec des équipes et des moyens de plus ou moins grande envergure. Pour autant, ces espaces d’innovations existent avec comme objet commun : celui de (re)penser la société afin d’améliorer la vie de la population qui la compose (Rumpala, 2014), et de (re)penser une alternative au modèle économique industriel et mondialisé (Healy, 2020), notamment par la relocalisation de l’économie (Lallemend, 2015). Mais en dépit de leur nombre croissant, ces initiatives semblent manquer parfois de cohérence, de ressources ou de reconnaissance de leur existence auprès d’un large public, qui, pourtant, pourrait en être les premiers bénéficiaires. Les espaces d’innovation sont très diversifiés et se multiplient. Pour autant, il n’est pas toujours aisé d’en apporter une définition élaborée, ni même une catégorisation suffisamment précise (Scaillerez et Tremblay, 2017).

Cet appel à articles vise donc à mettre en relation les notions de territoire, de living labs et d’innovation sociale pour renforcer la compréhension croisée de ces notions et ainsi mieux définir les cadres et les postures d’intervention des praticiens de l’innovation ouverte. C’est donc notamment afin de mettre en relation ces notions (territoires, espaces d’innovation et innovations sociales) que le numéro serait pertinent, car cet angle de comparaison est encore peu exploité par le milieu scientifique, c’est pourquoi nous invitons les auteurs à soumettre des articles portant entre autres sur les thèmes suivants :

  1. Le territoire comme matrice, lieu d’implantation et perspective des living labs. Comment prendre en compte la dimension territoriale dans la construction d’un living lab ? Quels enjeux soulèvent la notion de territoire (spatialisation, échelles d’actions, relations de pouvoirs, gouvernance, économie politique…) au travers du prisme d’un laboratoire vivant ?
  2. Portrait et caractérisation des living labs : état des lieux et typologie de leurs activités et leurs pratiques.
  3. Place et rôle des acteurs de l’innovation sociale dans les living labs : mieux connaître les catégories d’acteurs qui y participent (créateurs, community manager, parties-prenantes, et-ou bénéficiaires) ; établir un lien entre les actions présentes dans les living labs et les innovations sociales.
  4. Actions et impacts sur les territoires et les communautés : passer en revue différentes initiatives ayant été mises en place au sein de ces living labs afin de résoudre certaines problématiques (économique, politique, sociale…) et tenter d’évaluer leurs retombées sur les territoires et les communautés, y compris en matière d’innovations sociales et de développement local.

Lire l’appel complet

Soumission d’articles
Les propositions d’articles doivent être envoyées aux adresses suivantes : arnaud.scaillerez@umoncton.ca, david.guimont@llio.quebec, steve.joncoux@llio.quebec

Pour les consignes de mise en forme et d’édition de votre article, voir : https://journals.openedition.org/in...

Appels à contributions

Gérer et comprendre, Entreprises de l’Afrique en émergence

30 juin 2021

La revue Gérer et comprendre, une série des Annales des Mines, lance un appel à contributions pour une numéro spécial sur le thème « Entreprises de l’Afrique en émergence ».

Date limite de soumission : 30 juin 2021

Argumentaire
Une littérature abondante a traité des freins au développement de l’Afrique. Plus récemment, de nouveaux courants de recherche ont tenté de promouvoir une vision plus positive des potentialités économiques de ce continent. Il ne s’agit pas de nier les nombreux obstacles à la prospérité qu’on y rencontre, mais de montrer comment des firmes « enracinées », « agiles » conduites par de bons connaisseurs du contexte africain, qu’il soit institutionnel, social, culturel ou politique, parviennent à développer malgré tout des entreprises rentables et en croissance.
• Comment ces dirigeants s’y prennent-ils exactement ? C’est une question que les travaux que nous souhaitons publier dans ce numéro spécial peuvent éclairer en présentant des parcours d’entrepreneurs africains, des histoires d’entreprises nées sur ce continent, et en apportant des détails sur les pratiques d’affaires, sur la gouvernance des entreprises, et sur les dispositifs de gestion qui réussissent (ou échouent) dans ces contextes difficiles.
• Il faut aborder la question du métissage entre les manières d’agir locales et les techniques et normes importées. Comment départager les importations utiles, jouant un rôle positif pour la croissance des entreprises, et celles qui sont des sources de blocage ? Comment distinguer celles qui contribuent au développement humain du pays et celles qui le contrarient ?
• Les programmes de coopération se multiplient entre les business schools européennes et africaines, mais que faut-il enseigner ? De quel matériel pédagogique pertinent et adapté dispose-t-on ? Comment créer un savoir alors que la recherche empirique sur les entreprises locales est embryonnaire ?
• De grands cabinets de conseil internationaux et des organisations comme le FMI et la Banque Mondiale formulent des diagnostics et prescrivent des solutions pour l’Afrique, mais leurs conseils résistent-ils à l’épreuve des faits ? Qui les suit et quels en sont les résultats ?

Telles sont les questions que nous souhaiterions approfondir dans le numéro spécial consacré aux entreprises de l’Afrique en émergence.
Lire la suite de l’appel

Soumissions
Les soumissions d’articles, en français ou en anglais, devront être de 40 000 signes environ, accompagnées d’un résumé de 1 000 caractères.
Le numéro spécial comprendra au plus cinq articles, selon le nombre d’articles acceptés. Des articles supplémentaires pourront être publiés par la suite, s’ils sont retenus.
Adresse d’envoi des propositions d’article :
alexia.kappelmann@finances.gouv.fr

Informations sur la revue
http://www.annales.org/gc/2020/gc-2...

Appels à contributions

Enjeux & Société : « Recherches sur le mentorat et le coaching »

31 août 2021

La revue Enjeux & Société lance un appel à contributions de recherches qui porteront spécifiquement sur le mentorat et le coaching, sur les différentes formes qu’ils prennent, sur leurs apports dans les organisations comme dans les vies personnelles, sur les aspects éducatifs, psychologiques, sociologiques, anthropologiques, communicationnels, économiques, administratifs, etc. Ce numéro est coordonné par François Guillemette et Jason Luckerhoff.

Date limite de soumission : 31 août 2021

Thématique
Le mentorat et le coaching sont des phénomènes de plus en plus répandus non seulement dans les champs de l’éducation et de la formation (initiale et continue), mais aussi dans les champs de l’insertion et du développement professionnels. De plus, ils constituent des formes d’accompagnement dans les différentes sphères de la vie, y compris la vie personnelle. S’ils prennent habituellement une forme individuelle, on trouve aussi des formes collectives. Cet accompagnement aborde diverses dimensions que l’on peut situer sur un spectre entre la dimension matérielle et la dimension spirituelle. Pour donner des exemples à chaque bout de ce spectre, que l’on pense à l’entraînement physique et à la méditation.

Par rapport à la popularité de ces phénomènes dans la vie courante, on trouve peu de recherches sur ces thématiques, même si les pratiques de mentorat et de coaching font l’objet des enseignements universitaires, notamment en éducation et en gestion. La revue Enjeux et société souhaite encourager la recherche sur ces pratiques en diffusant des articles qui porteront sur les études en ces domaines. Ce sera, ainsi, un apport concret des universitaires dans l’amélioration des pratiques et au fonctionnement des organisations, petites ou grandes.

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Soumission d’articles
Les textes pour le numéro devront être soumis à l’adresse suivante : coordination_revue@uontario.ca au plus tard le 31 août 2021.

Lettre d’intention : la revue demande aux auteurs qui prévoient de soumettre un texte de rédiger une lettre d’intention et de l’acheminer à coordination_revue@uontario.ca au plus tard le 31 mars 2021. Cependant, les soumissions sont aussi acceptées pour le 31 aout 2021 même si une lettre d’intention n’a pas été envoyée.

Les normes de présentation et les directives générales de soumission d’articles sont disponibles sur le site de la revue

Appels à contributions

Espaces et sociétés, « Espace, racisme et racialisation »

9 septembre 2021

La revue Espaces et sociétés lance un appel à contributions pour un numéro thématique à paraître sur le thème « Espace, racisme et racialisation ». Ce numéro est coordonné par Fatiha Belmessous, Maurice Blanc et Stefan Kipfer.

Date limite de soumission : 9 septembre 2021

Thématique
Le registre de la race ‒ et ses nombreuses déclinaisons telles que racisme, ethnicité, racialisation, racisation et/ou ethno-racial – est une construction sociale qu’il faut analyser rigoureusement pour lutter efficacement contre ses illusions et ses dérives. Les fondements épistémologiques des sciences sociales impliquent de rejeter les schémas de pensée raciologiques et pseudo-biologiques (Noirs, Blancs, Caucasiens, etc.) qui placent, selon les lieux, les Blancs au sommet d’une hiérarchie imaginaire, mais très efficace ; d’autres catégories sociales peuvent être investies de la fonction attribuée au terme race, notamment les catégories religieuses (Juifs, Musulmans...). On peut aussi avoir affaire à du « racisme sans race » (Elias et Scotson, [1965] 1997) ou au Color Blind Racism (Bonilla-Silva, 1994) ; pour ce dernier, un ‘racialized social system’ est une société qui alloue des ressources économiques, politiques, sociales et même psychologiques, en fonction de critères raciaux socialement construits. Dans tous les cas, le racisme, en tant que catégorie analytique, aide à comprendre la production, voire l’invention de la race (De Rudder, 1998 ; Guillaumin, 1972). À la fois idéologie et rapport social de domination, le racisme cristallise les dogmes et les pratiques à partir desquels les acteurs dominants opèrent ; il tente d’imposer les règles pour percevoir et gérer les « Autres » dans le cadre de rapports sociaux de pouvoir, de production et de reproduction sociale. Ainsi, la reproduction des inégalités raciales n’est pas uniquement le résultat de comportements individuels racistes mais se fonde sur des opérations « normales » de la société.
Les liens entre le racisme, la race et l’espace sont très étroits. Le racisme, la racialisation et la racisation contribuent à la structuration de l’espace – depuis la ségrégation socio-spatiale de certains quartiers populaires, l’existence d’enclaves ethniques (ou de micro-ségrégations) au sein de quartiers hétérogènes, voire à la figure paradigmatique du ghetto racialisé. De plus, la race est également invoquée lorsque l’espace actuel de résidence est différent de l’espace des origines, qu’il soit réel ou imaginaire. Enfin, si la ségrégation peut sous-tendre la domination raciale, elle peut également cacher des ressources nécessaires à la solidarité des racisé.es et à leur résistance contre le racisme. […]
Lire l’appel complet

Soumission d’articles
La revue n’accepte pas de propositions d’articles mais des articles complets.
Les articles ne dépassent pas 42.000 signes (espaces compris) en incluant : texte, notes, références bibliographiques, annexes mais hors résumés.
Les normes de présentation et les conseils aux auteur.es sont disponibles sur le site de la revue.

Adresses d’envoi des articles
Les articles doivent être envoyés à l’équipe de coordination :
fatiha.belmessous@entpe.fr
maurice.blanc@unistra.fr
kipfer@yorku.ca

Information sur la revue
https://www.editions-eres.com/colle...

Appels à contributions

terrains & travaux : « Les sciences sociales de la sexualité : classement, socialisation, politisation »

13 septembre 2021

La revue terrains & travaux lance un appel à contributions sur la thématique « Les sciences sociales de la sexualité : classement, socialisation, politisation ». Créée en 2000, terrains & travaux est une revue semestrielle de sciences sociales. D’aspiration généraliste, elle publie des articles originaux principalement en sociologie et science politique, mais aussi en histoire, anthropologie et économie. Les textes, ancrés dans des enquêtes empiriques, donnent à voir les matériaux collectés et les méthodes mobilisées, tout en s’appuyant sur une solide réflexion théorique.

Date limite de soumission : 13 septembre 2021

Thématique
Depuis la fin des années 1990, le développement des travaux en sciences sociales sur la sexualité dans l’espace francophone s’est accéléré, comme en témoigne la parution régulière de numéros de revue sur le sujet[1] — sans commune mesure néanmoins avec ce qu’il se passe outre-Atlantique, où l’institutionnalisation des « sexualities studies » demeure bien plus importante. En 2001, terrains & travaux consacrait ainsi son deuxième numéro aux « Sexualités déviantes / sexualités militantes ». Les coordinateurs du numéro notaient que la thématique du numéro s’était « naturellement imposée », et que la légitimité de l’enquête en sciences sociales sur la sexualité n’était plus à discuter. Ces dernières années, les travaux en sciences sociales portant sur la sexualité se sont multipliés et le milieu académique leur est de plus en plus favorable, notamment à travers la place croissante faite à cet objet par les laboratoires de sciences sociales, l’augmentation du nombre d’articles, de numéros spéciaux de revues et de livres, mais aussi les nombreuses conférences qui y sont consacrées.

L’objectif de ce dossier thématique de terrains & travaux est de réunir des articles permettant de rendre compte des développements actuels du champ. Il s’agit de montrer comment les sciences sociales se saisissent de la sexualité et de quelles manières elles contribuent au développement du savoir sur les sexualités, mais aussi ce que les travaux sur la sexualité font aux sciences sociales – en d’autres termes : de quelles manières les travaux sur la sexualité réinterrogent-ils des concepts, des raisonnements et des sujets phares de ces disciplines ?

Le numéro réunira des articles empiriques de sciences sociales s’appuyant sur des méthodes tant quantitatives que qualitatives, sans limitation d’aires géographiques ou de périodes historiques. Les articles proposés devront s’inscrire dans au moins l’un des trois axes suivants :

  1. Classement
  2. Socialisation
  3. Politisation

Les contributions s’appuieront sur des enquêtes empiriques soigneusement documentées, précisant les terrains investigués et les méthodes adoptées (archives, documents, entretiens, observations ethnographiques, questionnaires…).

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Soumission d’articles
Les articles, de 50 000 signes maximum (espaces, notes et bibliographie compris), accompagnés d’un résumé de 150 mots et de 5 mots-clés en français et en anglais, devront parvenir sous forme électronique (format Word, cf. indications ci-dessous pour la mise en forme des textes) aux coordinateur·trice·s du numéro avant le 13 septembre 2021 aux adresses suivantes :

Les consignes relatives à la mise en forme des manuscrits sont consultables sur le site de la revue

Appels à contributions

Enjeux & Société : « La transdisciplinarité : perspectives et regards croisés »

30 septembre 2021

La revue Enjeux & Société lance un appel à contributions sur la thématique de la transdisciplinarité sous différents angles ou qui présenteront des recherches réalisées dans une approche transdisciplinaire. Il sera intéressant que des articles abordent la transdisciplinarité en fournissant une explication et une justification de son utilisation dans un projet de recherche précis. Ce numéro est coordonné par Jason Luckerhoff, François Guillemette et Olivier Bégin-Caouette.

Date limite de soumission : 30 septembre 2021

Thématique
La transdisciplinarité est un concept polysémique. Piaget, premier à mobiliser le terme, la décrivait comme « un système total sans frontières stables entre les disciplines » (1967). La transdisciplinarité est tantôt vue comme « une forme spécifique de l’interdisciplinarité » (Flinterman et coll., p. 257, traduction libre) où les savoirs et les perspectives tant des disciplines scientifiques que non scientifiques peuvent être intégrés, tantôt comme la mise en commun d’un modèle conceptuel qui intègre et transcende les disciplines des chercheur.e.s qui l’utilisent (Rosenfield, 1992). Pour Nicolescu, cosignataire de la Charte de la transdisciplinarité (de Freitas, Morin et Nicolescu, 1994), « la transdisciplinarité concerne, comme le préfixe latin trans l’indique, ce qui est à la fois entre les disciplines, à travers les différentes disciplines et au-delà de toute discipline. Sa finalité est la compréhension du monde présent, dont un des impératifs est l’unité de la connaissance » (Nicolescu, 2011, p. 96). Comme le suggère Pasquier (2017), la transdisciplinarité propose « l’ouverture, l’inventivité, le dépassement des normes et des habitudes en vue de résoudre de façon créative et inédite les difficultés sur lesquelles l’action humaine et celles des organisations techniques dominantes sont en butte » (p. 8).

L’objectif de ce numéro est d’explorer la thématique de la transdisciplinarité sous différents angles. Quels sont les apports, les limites ou les contraintes de la transdisciplinarité en pédagogie, en enseignement supérieur, en recherche ou dans les milieux de pratique (développement, intervention, gestion, etc.) ? Comment s’exprime la transdisciplinarité comme posture de recherche et comment la favoriser dans ses recherches ? [...]

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Soumission d’articles
Les textes pour le numéro devront être soumis à l’adresse suivante : coordination_revue@uontario.ca au plus tard le 30 septembre 2021.

Lettre d’intention : la revue demande aux auteurs qui prévoient de soumettre un texte de rédiger une lettre d’intention et de l’acheminer à coordination_revue@uontario.ca au plus tard le 31 mai 2021. Cependant, les soumissions sont aussi acceptées pour le 30 septembre 2021 même si une lettre d’intention n’a pas été envoyée.

Les normes de présentation et les directives générales de soumission d’articles sont disponibles sur le site de la revue

Appels à contributions

¿ Interrogations ? : « De la création à la contestation : délimiter les sports alternatifs »

15 octobre 2021

La revue ¿ Interrogations ? (revue pluridisciplinaire de sciences humaines et sociales à comité de lecture) lance un nouvel appel à articles pour un prochain numéro thématique, coordonné par Orlane Messey et Audrey Tuaillon Demésy : « De la création à la contestation : délimiter les sports alternatifs ».

Date limite de soumission : 15 octobre 2021

Thématique
Les « sports de glisse » ont donné naissance à différents champs d’études qui, à l’aube des années 1990, se sont attachés à analyser ce qui sera par la suite nommé pratiques alternatives ou sport subculture. L’intérêt porté initialement au phénomène de la glisse résidait dans sa structuration ’à la marge’ des pratiques mainstream (de ’masses’ ou ’légitimes’), c’est-à-dire en dehors de tout cadre institutionnel et légitimé par une structure normative dominante (Jarvie, 2006). Les chercheurs anglo-saxons sont les premiers à porter un regard sur l’apparition de ces pratiques. Refusant d’y voir des formes de déviances juvéniles, ils s’appuient sur les théories portées par les Cultural Studies, afin d’envisager ces mouvements émergents comme « une forme de culture populaire résistant au cadre capitaliste » (Beal, 1995 : 252). Abordés sous l’angle des « youth culture » (Wheaton, 2007 ; Heino, 2000), le skateboard, le roller ou encore le surf défendent un cadre de pratique refusant le système mainstream et le modèle sportif traditionnel (Rinehart, 2000). En participant à la création de normes et de valeurs alternatives, ces pratiques affichent leur détachement des institutions et proposent d’autres manières d’envisager la pratique sportive.

En France, la réappropriation des espaces constitue l’angle privilégié des chercheurs travaillant sur ces pratiques. Ils y voient le passage d’un sport historiquement considéré comme étant « d’utilité publique » à un sport devenant « d’utilité ludique » (Loret, 1995 : 212). Tandis que la glisse urbaine (le skateboard ou le roller) permet aux pratiquants de « [sortir] des espaces policés » (Caligoriou, Touché, 1995), les espaces de pleine nature s’avéreront propices à l’émergence de nouvelles pratiques, loin des villes. Les airs (le parapente), la montagne (le snowboard) et la mer (le surf) vont en effet devenir les nouveaux eldorados de poignées d’individus en quête de nouvelles sensations. Entre détournements urbains ou conquête de nouveaux espaces, ces pratiques représentent, durant les premières années de leur structuration, des réponses à des activités jugées parfois trop compétitives.
[...]

Cet appel à communication ambitionne de repenser la définition de l’alternatif dans le cadre sportif, afin d’en définir les contours et les limites (Tuaillon Demésy, 2021). Quelles relations ces pratiques physiques entretiennent-elles avec le mainstream ? Quelles sont les valeurs autour desquelles les pratiquants se rassemblent ? Afin de répondre à ces questionnements, différents axes peuvent être envisagés pour confronter les réflexions et les définitions :

  • Création et cycles de vie
  • Styles et culture(s)
  • Ruptures et continuités

Si toutes les disciplines sont évidemment bienvenues pour appréhender les sports alternatifs, les présenter et les délimiter, les articles attendus pour ce numéro de la revue devront nécessairement reposer sur des exemples de terrain et/ou sur des corpus clairement identifiés. Par ailleurs, les propositions d’articles devront s’inscrire dans au moins l’un des trois axes présentés ci-dessus.

Lire l’appel complet

Soumission d’articles
Les propositions d’articles sont attendues pour le 15 octobre 2021 au plus tard, aux adresses électroniques suivantes : orlane.messey@univ-fcomte.fr ET audrey.tuaillon-demesy@univ-fcomte.fr.

Ils ne devront pas dépasser 50 000 signes (notes, espaces et bibliographie compris) et devront être accompagnés d’un résumé et de cinq mots-clés en français et d’un résumé (abstract) et de cinq mots-clés (keywords) en anglais.

Les articles répondront impérativement aux normes de rédaction présentées à l’adresse suivante : http://www.revue-interrogations.org....

Appels à contributions

Revue des Sciences Sociales : « Repenser les inégalités de l’enfance et de la jeunesse en temps de crises »

31 octobre 2021

La Revue des Sciences Sociales lance un appel à contributions sur la thématique « Repenser les inégalités de l’enfance et de la jeunesse en temps de crises ». Les propositions d‘article doivent mobiliser des corpus empiriques précis. Ces derniers peuvent être de nature très variée : enquêtes quantitatives ou qualitatives, matériaux de seconde main, archives, discours politiques, d’experts, publics ou médiatiques, etc. Les propositions peuvent prendre appui sur l’ensemble des disciplines des sciences humaines et sociales ou choisir un parti pluridisciplinaire. Ce numéro sera coordonné sous la responsabilité de Régine Sirota (Université Paris Descartes, CERLIS) et Sylvie Octobre (Ministère de la Culture/Centre Max Weber)

Date limite de soumission : 31 octobre 2021

Thématique
La question des inégalités resurgit avec acuité tant en termes de politiques sociales que dans le débat sociologique. Si récemment des chiffres alarmants ont été mentionnés concernant l’enfance sur la base d’indicateurs variables et construits souvent sur le modèle « adulte », les inégalités, discriminations et formes de précarité et de vulnérabilité, concernent aussi l’adolescence et la jeunesse, mais dans tous les cas, ne font que rarement l’objet de discussions théoriques approfondies. Et pourtant, le contexte récent est marqué par une forte demande d’informations sur ces sujets, depuis le Rapport du Conseil de l’enfance et de l’adolescence du Haut Conseil de la Famille, de l’Enfance et de l’Age intitulé « Des données et des études publiques mieux centrées sur les enfants », jusqu’à l’avis du Conseil national de l’information statistique intitulé « Mieux connaître les conditions de vie des enfants » (avis n°3) en passant par le Rapport du Haut Conseil à la Santé Publique intitulé « Le dispositif statistique de surveillance et de recherche sur la santé de l’enfant : état des lieux et propositions », sans parler des intenses débats médiatiques sur le mal-être de la jeunesse, étudiante en particulier.
[...]

Au rang des questions qui intéresseront le numéro, et à titre d’exemple, on peut citer :

  • Comment la crise sanitaire reformule-t-elle la question des inégalités ?
  • Comment penser les inégalités spécifiques de l’enfance et de la jeunesse ? Et avec quels outils ?
  • Comment une perspective internationale amène-t-elle à reformuler ces questions dans un rapport entre global et local ? Comment conjuguer ou articuler les différentes échelles d’observation ?
  • Comment combiner les différentes approches méthodologiques (ethnographique, enquête quantitative, etc.) et disciplinaires pour saisir l’imbrication fine des inégalités ?
  • Comment prendre en compte le longitudinal dans l’appréhension des inégalités ?
  • Quelle place pour la parole de l’enfant et des jeunes et leur agency dans la compréhension des expériences vécues en situation de crise ?
  • Quelles ressources spécifiques sont-elles créées et mobilisées par les enfants et les jeunes face aux difficultés qu’ils rencontrent, notamment dans le contexte de la crise sanitaire ? Et dans des contextes sociaux et locaux ?

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Soumission d’articles
Les résumés – 4000 signes maximum, espaces compris – des articles, en français ou en anglais, proposés sont attendus pour le 31 octobre 2021. Ils doivent être envoyés à l’adresse de la revue : rss@misha.fr.

Ils devront mentionner le titre de la proposition, le cadre théorique, les matériaux empiriques, terrains et méthodologie. Le résumé doit comporter également une bibliographie (en dehors des 4000 signes) et une brève notice bio-bibliographique de l’/des auteur.es. Si la proposition est acceptée, l’article doit être remis avant le 15 mai 2022 pour une parution au premier semestre 2023.

Appels à contributions

Nouvelles perspectives en sciences sociales : « Le retour du religieux »

31 décembre 2021

La revue Nouvelles perspectives en sciences sociales lance un appel à articles pour un numéro thématique sur « Le retour du religieux », à paraître fin 2022.

Date limite de soumission : 31 décembre 2021

Thématique
En dépit de la disjonction du social et du religieux dans la plupart des sociétés occidentales, la religion demeure une catégorie permettant l’observation des sociétés, des individus et de l’ensemble des interactions qui en découlent. La réflexion sur les faits religieux semble, d’ailleurs, aller de pair avec l’évolution des sociétés, de leurs formes primitives à leurs formes modernes et post-modernes. En effet, l’étude de ces faits semble, de coutume, s’appuyer sur une forme organisationnelle qui définit un modèle comportemental. Pour ce faire, la religion est, soit totémisée, soit institutionnalisée, soit, encore, désinstitutionnalisée. Ces « discontinuités » ont permis d’observer, d’une part, les transformations institutionnelles dans le monde occidental et, d’autre part, les formes religieuses qui s’ensuivent. Elles révèlent à la fois la dynamique de la réalité humaine irréductible des systèmes d’interprétations et l’urgence d’une approche interdisciplinaire qui prend en compte diverses perspectives.

L’organisation de la plupart des travaux autour d’un ensemble de conventions a pour effet l’exclusion de la transcendance. Bien que longtemps réfutée par un empirisme rationnel, la réintégration de celle-ci permettrait de restituer la religion dans sa relation complexe au monde, et non d’en faire une variable d’ajustement, permettrait aussi de repenser les phénomènes émergents et d’interroger les limites des disciplines. Bien que nous ayons pris la sociologie comme discipline de référence, cet appel à articles est orienté également vers des psychologues, des anthropologues, des historiens, des économistes… Une compréhension interdisciplinaire du phénomène du retour de la religion (ou des religions ou du religieux) est donc jugée souhaitable.

Diverses voies peuvent être explorées :

  • religion, rationalité, émorationalité
  • religion, relation et historicité
  • religion et langage
  • religion, territoire et post-modernité
  • religion et économie
  • religion et révolution
  • religion, complexité, interdisciplinarité
  • religion, transcendance et science
  • religion, rationalisme et dogmatisme…

Ces diverses voies ne sont ni exhaustives ni incompatibles et peuvent donc être mêlées.

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Soumission d’articles
Les auteur(e)s intéressé(e)s par cette problématique annonceront leur projet à Ines Bouguerra (ibouguerra@laurentian.ca) et à Claude Vautier (claude.vautier@ut-capitole.fr) en mettant en copie Denis Martouzet (denis.martouzet@univ-tours.fr). Les articles seront expédiés aux mêmes adresses au plus tard le 31 décembre 2021. Ceux qui traverseront avec succès le processus d’évaluation par les pairs seront publiés dans le volume 18, numéro 1, de la revue, en novembre 2022.

Merci de vous référer au guide de NPSS. La revue accepte les articles allant de 6 000 à 15 000 mots environ incluant la bibliographie, le résumé, les annexes et les notes de bas de page.

Appels à communications

Transformations des activités et des métiers du secteur social - Travail des frontières dans l’intervention sociale et la recherche

14 juin 2021

Cet appel à communication s’adresse aux « acteurs de la connaissance » des « métiers » de l’intervention sociale : intervenants sociaux et encadrants, formateurs et enseignants, étudiants du niveau bachelor au niveau doctorat, chercheurs, etc, dans le cadre d’un colloque international organisé par le GIS HYBRIDA-IS et qui se tiendra à ASKORIA - site de Rennes, les 18, 19 et 20 mai 2022.

Date limite de soumission des propositions : 14 juin 2021 12h

Thématique
La problématique du colloque prend pour fondement d’une part le projet scientifique du GIS Hybrida-IS concernant l’étude des activités et des métiers de l’intervention sociale2 notamment sous l’angle de leurs évolutions, d’autre part un questionnement identifié à la suite d’un séminaire organisé par le GIS en octobre 2018. Ce séminaire avait rassemblé les membres du GIS afin de partager ensemble leurs objets de recherche.

A l’issue des travaux, des questions phares avaient été soulevées : Que deviennent les métiers du social dans leurs évolutions ? Quelle autonomie et quel contrôle les métiers du secteur social connaissent-ils ? Qui sont les professionnels et les acteurs du secteur ? Quelles configurations entourent les métiers du social entre unité et hétérogénéité ? Quelle analyse des activités peut être produite ?

Une dernière question, plus inhabituelle, apparaît, celle du « travail des frontières » pour l’intervention sociale et la recherche. Elle permet d’approcher les questions de territoires, de temporalités, d’espaces, de rythme dans l’évolution des métiers, mais également la problématique du brouillage, des porosités et de l’éclatement de frontières (entre activités professionnelles et de recherche mais aussi entre activités relevant du social et d’autres secteurs : santé, travail, éducation, justice, culture, etc.).

Ce colloque aura pour objet d’éclairer ce questionnement de départ à l’aune de cinq axes thématiques d’actualité, suffisamment larges mais néanmoins spécifiques et entendus comme analyseurs des évolutions en cours pour les métiers du secteur social :

  1. Une approche par les évolutions des questions sociales ;
  2. Une approche par le travail et ses organisations ;
  3. Une approche par la formation ;
  4. Une approche par l’intervention sociale et ses paradigmes contemporains ;
  5. Une approche par les politiques publiques.

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Modalités de soumission des propositions
Les communications proposées pourront se présenter classiquement sous une forme orale mais également sous la forme de posters. Les symposia pourront comporter 3 ou 6 communications.

Les propositions de communication ne devront pas dépasser 6000 signes, espaces compris, et comprendront obligatoirement une bibliographie minimale. Elles devront être déposées sur le site Sciencesconf via le lien : https://hybrida-2022.sciencesconf.org entre le 3 mai et le 14 juin à 12h, date et heure limites impératives.

Appels à communications

L’éthique dans les recherches en terrains sensibles : enjeux épistémologiques et pratiques

15 juin 2021

Un colloque international intitulé « L’éthique dans les recherches en terrains sensibles : enjeux épistémologiques et pratiques » se tiendra les 2 et 3 décembre 2021 au Campus Condorcet à Aubervilliers (Paris, France). Des présentations en ligne sont envisagées pour permettre la participation d’intervenant·es ne pouvant pas se déplacer, au cas où les conditions sanitaires le nécessiteraient.

Date limite de soumission des propositions : 15 juin 2021

Thématique
L’éthique, définie comme une « démarche réflexive sur les valeurs et les finalités de la recherche scientifique » (Coutellec, 2019), est une dimension constitutive de la pratique de la recherche. Toutefois, son appréhension et sa gestion ne sont pas consensuelles : les dispositions juridiques et les pratiques effectives varient selon les pays, les institutions, les universités et les disciplines. La formalisation de l’éthique en recherche s’est initialement développée aux Etats-Unis dans le cadre d’expérimentations biomédicales dans les années 1970 (Grady, 2015 ; Larouche, 2019) ; la recherche européenne s’est pour sa part saisie relativement tardivement de ces questions (McKenzie, 2019). Le Règlement Général à la Protection des Données (RGPD), mis en application en 2018, est la première initiative européenne de développement d’un code de protection des données, et malgré plusieurs tentatives, de nombreux pays n’ont pas encore élaboré à l’échelle nationale de réglementation ou de code éthique et déontologique de la recherche (Béliard, Eideliman, 2008 ; Bosa, 2008 ; Clair, 2016). Les questions d’éthique, en dehors de sujets de recherche liés à la santé et/ou à des thématiques considérées comme sensibles par des organismes comme la CNIL1 (i.e. origine ethno-raciale, appartenances politiques et/ou religieuses, sexualité et santé) ont été peu investies d’autant plus de manière collective, par les chercheur·ses, universitaires ou praticien·nes.

L’objectif de ce colloque est donc de faire un état des lieux de la manière dont est prise en compte la question éthique en terrains sensibles et des enjeux qu’elle soulève pour les personnes enquêtées, les acteur·rices de terrain et les chercheur·ses dans le contexte contemporain : comment articuler les enjeux éthiques relatifs aux terrains sensibles avec le cadre légal, les postures épistémologiques et la pratique de recherche ? Une attention particulière sera accordée aux rapports de domination (genre, âge, sexualité, classe, race, etc.). Ces réflexions réuniront des expériences issues de différentes disciplines (sociologie, démographie, science politique, sciences du développement, anthropologie, histoire, psychologie, épidémiologie ou droit), mais également de différents pays, dans la mesure où l’encadrement de la recherche varie et où les questions se posent différemment selon les contextes locaux. Ces enjeux concernent non seulement le recueil de matériaux mais aussi l’ensemble du processus de recherche (conception de l’enquête, positionnement théorique, terrain, rédaction et restitution). Les communications pourront s’appuyer sur des données tant qualitatives que quantitatives, ou sur une articulation des méthodes.

  1. Axe 1 : Réglementations des pratiques
  2. Axe 2 : Le positionnement du/de la chercheur·se en terrains sensibles
  3. Axe 3 : Les effets de la recherche en terrains sensibles sur le/la chercheur·se
  4. Axe 4 : Penser l’impact de la recherche sur les personnes enquêtées en terrains sensibles

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Modalités de soumission des propositions
Le présent appel souhaite recueillir des propositions de communications en français ou en anglais. Il s’adresse donc aux chercheur·ses, aux professionnel·les et aux militant·es, dont les activités sont relatives à des terrains sensibles et soulèvent des questions éthiques.

Les propositions de communications de 3000 à 5000 signes maximum (espaces compris) comprendront titre, résumé et principales références bibliographiques, ainsi qu’une courte présentation de l’auteur·e (statut, discipline, rattachement institutionnel). Si la proposition s’inscrit dans un ou plusieurs axes ci-dessus (liste non exhaustive), il devra figurer sur la proposition. Une fois réceptionnées, les propositions seront envoyées anonymement aux membres du comité scientifique.

Les propositions doivent être envoyées avant le 15 juin 2021, à l’adresse suivante : terrainssensibles2021@gmail.com.

Appels à communications

Enquêter sur la subjectivation politique : théories, méthodes, matériaux

15 septembre 2021

Ce colloque, qui se tiendra à l’Université de Paris les 17 et 18 mars 2022, souhaite mettre le concept de subjectivation politique à l’épreuve de la réalité sociale, en réunissant les enquêtes de terrain, les recherches historiques, les observations ethnographiques qui s’en sont emparées dans les dix dernières années : il vise donc à réunir les recherches et, en particulier, les recherches les plus récentes qui, familières de ce concept, l’ont reformulé pour en faire une hypothèse d’analyse des processus concrets. Il s’adresse aux politistes, sociologues, anthropologues, ethnologues et historien.ne.s, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui travaillent à partir d’un matériau où s’est inscrite l’expérience subjective et vécue du politique.

Date limite de soumission des propositions : 15 septembre 2021

Thématique
Le concept de subjectivation politique, élaboré au sein de la philosophie politique critique (Arendt, Foucault, Deleuze et Guattari, Abensour, Rancière, Laclau, Butler, Žižek, Balibar, Tassin), trouve sa raison d’être dans une interrogation plus générale sur les modes de constitution du sujet politique. Dans le prolongement du marxisme, il s’est souvent agi pour ces différent.e.s auteur.e.s, d’ouvrir la « boîte noire » du sujet révolutionnaire ou démocratique, pour montrer qu’il se constitue en tant que tel dans l’action politique, le soulèvement, la revendication, et qu’il n’est pas une simple « conséquence mécanique » de la structure des rapports de production capitalistes. Cette interrogation au sein du marxisme n’a pas été réservée à la philosophie politique : elle a été menée en parallèle (et parfois d’abord) par les historien.ne.s de la politique subalterne (comme E. P. Thompson) et, à leur suite, par les anthropologues des rapports de domination, comme J. Scott (Scott, 2019) ou P. Chatterjee (2009) : tous ont montré combien la subjectivation politique se produit au cœur même des luttes sociales, en articulant l’individuel et le collectif. C’est en s’appuyant sur la notion d’expérience que ces recherches empiriques ont permis de déplacer l’ancien questionnement marxiste : « à travers la catégorie d’« expérience », notait E.P. Thompson, la structure se mue en processus et le sujet entre à nouveau dans l’histoire » (E.P. Thompson, 2015, p. 316). Mais la notion de subjectivation a également connu des élaborations significatives hors des sphères académiques, notamment dans les milieux des militantismes féministe, lesbien ou gay et queer - avant souvent de faire retour dans le champ universitaire.

Malgré la vitalité de ces réflexions, les interrogations se sont souvent déployées dans un cadre trop abstrait pour les sciences sociales (Tarragoni, 2016). Le concept de subjectivation politique est majoritairement resté l’apanage d’une réflexion théorique conduite sous l’égide de la philosophie néomarxiste ou post-marxiste, ainsi que de la psychanalyse. Ce colloque entend contribuer à l’effort collectif visant à rapatrier ce concept dans les sciences sociales, en se posant la question de ce qu’il permet d’observer concrètement, en s’interrogeant sur les méthodes les plus adaptées pour l’appréhender, à partir de l’ensemble des travaux empiriques qui s’en saisissent dans une diversité de perspectives (pragmatistes, phénoménologiques, féministes, décoloniales ou post-coloniales, intersectionnelles, psychanalytiques etc.).
[...]

Sans entendre limiter les formes du questionnement, ce colloque aura vocation à susciter des contributions empiriques principalement au sein de quatre axes :

  1. Les pratiques sociales de la subjectivation
  2. La temporalité du processus de subjectivation
  3. Les supports des processus de subjectivation
  4. Subjectivations intersectionnelles

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Modalités de soumission des propositions
Les propositions de contribution se composeront de +/- 8000 signes et sont à envoyer à subjectivationspolitiques@mailo.com avant le 15/09/2021.

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