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Appels à contributions

Journal des anthropologues, « Médiateurs et médiatrices globalisé·es : enjeux économiques, politiques, identitaires »

30 novembre 2020

Le Journal des anthropologues lance à un appel à contributions sur le thème : « Médiateurs et médiatrices globalisé·es : enjeux économiques, politiques, identitaires ».

Date limite de soumission des propositions : 30 novembre 2020

Thématique
Ce dossier s’attache aux circulations et transactions d’acteurs de changements sociaux au cœur des enjeux contemporains de la globalisation. Évoluant entre les marges et les centres, ces personnalités d’influence gravitent dans une pluralité de champs sociaux où elles se font l’écho d’injonctions morales ou normatives plus ou moins impératives, générant des tensions politiques et idéologiques parfois vives. Influenceurs sur Internet, icônes de la mode ou de la chanson, porte-paroles des luttes sociales, personnages religieux, artistiques, politiques ou encore scientifiques de renom : dotés de certaines formes de charisme ou d’autorité, ils bousculent les schémas établis, imposent de nouveaux langages, tissent des liens entre des acteurs économiques et moraux divers, et participent à des processus de coconstruction d’identités collectives, sociales, culturelles, professionnelles ou cognitives. Certains scientifiques se muent en passeurs promouvant leurs manières de faire de la recherche au sein de la communauté internationale ; dans le domaine religieux, des figures marquantes émergent, prédicateurs vedettes ou chefs spirituels, pour qui la ressource de pouvoir se réfère prioritairement à la foi comme étalon de légitimité. Par ailleurs, le champ artistique (musique, cinéma, théâtre, littérature, etc.) regorge de figures dont les influences, en contexte globalisé, induisent des crispations normatives, tout en motivant des dynamiques transformationnelles. Ces acteurs, nouveaux médiateurs et médiatrices dans un monde globalisé, sont en mesure, lorsque les conditions sont réunies, d’investir de nouvelles fonctions protestataires et tribuniciennes.

Au niveau méthodologique, nous accordons une importance aux articles qui rendent compte d’une démarche réflexive et reposent sur des matériaux de terrain. Sur ces bases, nous proposons trois angles d’analyse :
- 1/ Questionner les trajectoires, raisons d’agir et subjectivités des acteurs pour identifier les chemins qui mènent à leur engagement, et saisir la manière dont les ruptures biographiques et les compétences qu’ils ont acquises façonnent leurs pratiques, leurs représentations et leurs discours. En centrant l’analyse autour de ces individus, nous nous proposons de nous interroger sur l’esprit entrepreneurial qu’ils développent dans leurs stratégies de négociation, pour participer aux sphères du pouvoir et provoquer le changement social. En tirant un certain profit des circulations du capital à des fins individuelles et/ou collectives, comment contribuent-ils à déconstruire, consolider, contester ou à détourner certaines normes globalisées, à travers des dynamiques sociales plurielles et contradictoires ?
- 2/ Questionner les changements sociaux que donnent à penser ces figures d’influence : quelle part jouent la performance et la mise en scène dans les modes de réception du politique que portent ces individus ? Dans quelle mesure donnent-ils accès à une réappropriation sensible et incarnée du politique ? Comment cette personnification concoure-t-elle à réduire ces changements sociaux à des phénomènes identitaires, au risque d’occulter les enjeux de domination politique ? Et comment ces figures d’influence génèrent-elles des espoirs qui s’imposent à travers certains consensus moraux ou à travers des passions empêchant le débat critique sur les dynamiques sociales dont elles se font les représentantes ? A contrario, dans quels cas contribuent‐elles à rendre visible l’intolérable ?
- 3/ Questionner les allégeances partisanes et les rapports aux institutions politiques. Il s’agit de mettre au jour les liens de ces nouveaux médiateurs et médiatrices avec l’univers politique et la nature de leurs engagements dans des actions concrètes capables de peser sur lui. Cela nécessitera d’éclairer les relations entre les différents réseaux en compétition et les liens de loyauté à l’œuvre. Cet axe intègre l’analyse des formes de lobbying voire de diplomatie qui se jouent aux plans local, national et transnational ainsi que le capital symbolique dont disposent ces médiateurs grâce à leur insertion dans un vaste réseau interconnecté.

Modalités de soumission des propositions
Les propositions d’articles comprendront un titre, un résumé entre 2 500 et 4 000 signes, et 5 mots-clefs. Elles mentionneront les noms et prénoms des auteur·es, leur statut et organisme de rattachement, ainsi que leur adresse électronique.
Elles seront adressées aux deux coordinatrices du dossier
Fatiha Kaoues et Kassia Aleksic, et à l’adresse mail de la revue, pour le 30 novembre 2020.

Calendrier
Réponse aux propositions d’article : 31 décembre 2020
Rendu des articles : février 2021
Rendu des articles retravaillés : juin 2021
Parution : novembre 2021

Voir l’appel complet.


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