AISLF

Lettres semestrielles

Lettre de l’Aislf n° 11 - décembre 2010

Datée de juillet-décembre 2010, cette Lettre rend compte des activités de l’association pendant le deuxième semestre de l’année, et de celle des CR et des GT au premier semestre. On trouve dans le dossier une réflexion sur les sociologues et la question de l’Europe et, dans la rubrique « Ouvertures », une présentation de la sociologie et de la Francophonie en Chine, pays où l’AISLF a tenu une première réunion en octobre 2010.

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Éditorial, par André Petitat

Avec cette deuxième décennie, nous voilà de plain-pied dans le XXIe siècle. Bien sûr, il s’en faut que les divisions du calendrier correspondent à des périodes de l’histoire. Plusieurs transformations encore en cours nous disent que notre siècle actuel est plus vieux qu’on le croit et qu’il aurait commencé avec ce que nous avons nommé société postindustrielle, postmoderne, etc., concepts dans lesquels nous avons logé pèle-mêle la fin des grands récits, les NTIC, l’hyperindividualisation, la redéfinition des genres et de la sexualité, la mondialisation, l’érosion des États-nations, la multipolarisation du monde, etc.
Les années 1970 et 1980 sont des années pivotales, de crise des anciens paradigmes et de réouverture théorique. Une histoire de l’AISLF, même limitée aux thématiques de nos colloques et congrès, mettrait en évidence notre participation à ce tournant des sociétés modernes et à l’effort réflexif mondial pour en définir les contours.
En termes de périodisation historique, notre siècle aurait donc déjà trois à quatre décennies. Pas vieux mais presque à maturité. La conscience réflexive est une sorte de Janus en tension entre le passé diversement mis en cases et l’énigmatique présent. Ne pas appréhender aujourd’hui avec le regard d’hier exige un effort délibéré. Une bonne partie des acteurs de 1968 avait tendance à mettre le nouveau vin dans les vieilles outres de la lutte des classes industrielles. La cécité du terrorisme à base religieuse est bien pire, puisqu’elle pousse l’ancrage dans un idéal pré-moderne. Ce qui est bien différent que de réclamer une réappropriation originale du parcours et du devenir de la modernité, comme on en trouve la revendication dans les pays émergents.
La rubrique « Ouvertures » de ce numéro porte sur la Chine, un pays qui précisément opère une transition accélérée vers à la fois la modernité et la postmodernité. En octobre 2010, nous avons tenu notre premier colloque en Chine, à Guangzhou (Canton). C’était une manifestation de notre désir d’établir des liens continus avec une sociologie qui, dans ce quart du monde, conquiert peu à peu son espace de participation à la représentation et à l’invention de la société. La création même de l’AISLF revendiquait une multipolarité sociologique ; nous sommes donc bien placés pour reconnaître l’originalité de la transition chinoise et des efforts déployés pour la théoriser.

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