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La rubrique « Vient de paraître » annonce la publication de livres récents, dont les auteur·e·s sont membres de l'AISLF. À compter du 1er septembre 2018, cette rubrique est réservée aux adhérent·e·s à jour de cotisation (décision de Bureau de l'AISLF, novembre 2016).
Pour vérifier votre situation, rendez-vous dans l'Espace membres du site afin d'ouvrir votre compte personnel, si ce n'est déjà fait.

Vient de paraître

S’engager dans un atelier-théâtre

Rachel Brahy

Rachel Brahy, S’engager dans un atelier-théâtre, Mons, Éditions du Cerisier, juin 2019.

L’entrée dans un atelier-théâtre signifie bien souvent une plongée dans l’inconnu. Le participant ne sait pas exactement en quoi consiste ce théâtre, le plus souvent fantasmé, auquel il projette de prendre part et dont il ne percevra que progressivement le cheminement concret. Cet ouvrage, basé sur une étude ethnographique d’ateliers de théâtre-action, présente ces réalisations et les pratiques d’animation associées.
Il décrit les modalités d’engagement et les dynamiques de mises en partage. Il interroge aussi les dimensions critiques et politiques de ce théâtre, sans craindre d’ouvrir la question des grands changements intervenus dans son histoire récente.

Rachel Brahy est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

Les métiers de l’ombre de la Fête des Vignerons

Dominique Vinck

Dominique Vinck, Les métiers de l’ombre de la Fête des Vignerons, Lausanne, Éditions Antipodes, octobre 2019.

Ce livre se penche sur le travail invisible, sur la face cachée de l’événement spectaculaire qu’est la Fête des Vignerons, qui ne se produit qu’une fois par génération.
Alors que l’attention du public, des médias et du monde de la recherche porte principalement sur la partie visible du spectacle, sa charge symbolique et la part de créativité artistique qu’il exhibe, il s’agit ici de s’intéresser aux travailleuses et aux travailleurs de l’ombre – professionnel·le·s et bénévoles – et aux défis auxquels ils et elles se confrontent pour que le spectacle soit pure fête, art et tradition. Leur travail est considérable, suppose compétence et engagement de leur part, mais aussi créativité et innovation. Il se réduit rarement à de la pure et simple exécution ; au contraire, il demande des compétences, de la débrouille, et même parfois du génie, tout en gardant bien l’esprit de la fête et sa singularité pour façonner l’infrastructure qui convient.
L’ouvrage enquête sur les arcanes du spectacle en portant l’attention au travail d’organisation et de façonnage des infrastructures.

Dominique Vinck est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

Éthique de la recherche en sociologie

Jean-Louis Genard, Marta Roca i Escoda

Jean-Louis Genard, Marta Roca i Escoda, Éthique de la recherche en sociologie, Louvain-la-Neuve, De Boeck Supérieur, novembre 2019.

À l’heure où les pratiques d’enquête et de recherche en sciences sociales se trouvent de plus en plus souvent troublées par les enjeux éthiques qui s’y font jour et par l’importance croissante des dispositifs qui prétendent les réguler, cet ouvrage entend offrir un cadre de réflexion innovant et documenté.

Conflits de loyauté à l’égard des enquêtés, poursuites en justice, accusations d’excuser les délinquances, multiplication des chartes et des comités d’éthique, recours aux big data, pressions exercées sur les chercheurs, mise en cause de la sociologie critique au nom de l’impératif de neutralisation axiologique, impossibilité d’enquêter en raison de l’exigence de consentement des acteurs, pression des commanditaires... La liste des difficultés auxquelles le chercheur est susceptible de se heurter pourrait encore s’allonger.

S’appuyant sur de nombreux exemples où enjeux épistémologiques, méthodologiques et éthiques s’entrecroisent, l’ouvrage constitue un outil précieux pour le chercheur confronté aux dilemmes éthiques de sa pratique.

Jean-Louis Genard et Marta Roca i Escoda sont membres de l’AISLF.

Vient de paraître

Libertés, dignité, algérianité. Avant et pendant le « Hirak »

Mohamed Mebtoul

Mohamed Mebtoul, Libertés, dignité, algérianité. Avant et pendant le « Hirak », Alger, Koukou Éditions, octobre 2019.

Citoyens contres clientèles. Désir de changement contre volonté de stagnation. Ethique contre corruption. Révolte contre résignation. Humour et poésie contre langue de bois…
Que peut faire la société, piégée par une triple instrumentalisation de l’histoire, de la peur et du religieux, face à un pouvoir adossé à la rente, au clientélisme, à la violence de l’argent et à la force brutale ?
Sursaut de dignité d’un peuple méprisé, réprimé, assigné à la marge, le mouvement pacifique du 22 février 2019 signe le retour du politique par l’entrée en scène du citoyen. Quand la société crie son ras le bol, le pouvoir tire les vieilles rengaines en rafales : « anarchie », « désordre », « trahison », « main étrangère », « ennemi intérieur »…
Les jeunes, qui ont bravé la peur pour exiger une vie digne, se sont heurtés à un pouvoir hors champ, qui s’accroche au statu quo pour sauvegarder ses privilèges.

Manipulation grotesque d’un régime en mal d’imagination, l’appel au dialogue par le biais d’un panel-maison est une tentative de croche-pied à l’histoire en marche. Contre les résistants qui refusent le piège des urnes à double fond, la riposte est un classique des régimes autoritaires : harcèlement des militants, intox et propagande dignes des années de plomb, encerclement des espaces de liberté, arrestations pour délit d’opinion….

Mohamed Mebtoul est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

Les métiers de la vigne et du vin. Des terroirs aux territoires professionnels

Charles Gadea

Charles Gadea et Stéphane Olivesi (dir.), Les métiers de la vigne et du vin.
Des terroirs aux territoires professionnels
, Fontaine, Presses Universitaires de Grenoble, octobre 2019.

Que sait-on des métiers de la vigne et du vin ? Qui sont les milliers d’acteurs qui œuvrent à la production du raisin, à sa transformation en vin, puis à sa commercialisation ?
Cet ouvrage aborde des thématiques variées autour de la différenciation des métiers, de leurs évolutions et des rapports entre groupes professionnels au sein de la filière. Il invite à renouveler le regard porté sur la transmission des exploitations, les implications du passage au « bio », l’incidence du changement climatique, le travail et la place des femmes, le rôle de l’œnologie au sein de la filière, etc.
Rassemblant de nombreuses contributions, il revisite les terroirs sous l’angle des dynamiques professionnelles, de la Champagne à l’Argentine, du Midi jusqu’en Chine, et s’intéresse même à la production du saké au Japon. À côté des travaux d’historiens, sociologues, géographes et autres spécialistes des sciences humaines, il donne la parole aux représentants d’organisations professionnelles pour mieux saisir comment ces questions sont appréhendées par ceux qui les vivent.

Charles Gadea est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

Numérisation de la société et enjeux sociopolitiques

Éric George (dir.)

Éric George (dir.), Numérisation de la société et enjeux sociopolitiques (tome 1 : Numérique, communication et culture ; tome 2 : Numérique, information et recherche), Londres, Éditions ISTE, juin 2019.

La numérisation est un processus sociohistorique long et constant dans lequel tous les domaines d’activités de la société sont reconfigurés.

Le premier tome Numérisation de la société et enjeux sociopolitiques. Numérique, communication et culture examine les transformations liées au développement des plateformes numériques et des médias socionumériques qui affectent les industries culturelles et communicationnelles. Il analyse la formation des Big Data, leur traitement algorithmique et les changements sociétaux qui en résultent (surveillance et contrôle social en particulier). À travers des regards critiques, il présente également les différentes façons dont le numérique participe aux rapports de pouvoir et de domination et contribue à d’éventuelles pratiques émancipatrices.

Le second tome Numérisation de la société et enjeux sociopolitiques. Numérique, information et recherche examine les transformations liées aux pratiques informationnelles qui affectent la production, la circulation et la consommation d’informations ainsi que les nouvelles formes prises par les mobilisations sociales. Il traite de plusieurs enjeux importants à l’ère du numérique susceptibles de faire l’objet de débats publics, parmi lesquels les relations renouvelées entre recherche et numérique. À travers des regards critiques, il présente également les différentes façons dont le numérique participe aux rapports de pouvoir et de domination et contribue à d’éventuelles pratiques émancipatrices.

Éric George est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

La sociologie des religions. Une communauté de savoir

Pierre Lassave

Pierre Lassave, La sociologie des religions. Une communauté de savoir, Paris, Éditions de l’EHESS, octobre 2019.

La religion fait partie des objets classiques de la sociologie tout en étant devenue après les années 1950 une spécialité marginale, marquée par ses liens aussi étroits que tendus avec l’histoire des traditions et l’anthropologie culturelle. Comment ce domaine de recherche particulier s’est-il forgé et transformé, des premières découvertes de Durkheim ou de Weber aux enquêtes récentes sur la sécularisation et la globalisation du monde ?

Cette enquête nous conduit d’abord au cœur des institutions de la recherche, au fil des histoires nationales et de la vie des laboratoires, avant de découvrir les parcours individuels de chercheurs d’hier et d’aujourd’hui. Pierre Lassave explore ensuite les transmissions qui s’opèrent entre eux, à travers les manuels et dictionnaires, et enfin les différends qui parfois les opposent, allant des controverses publiques aux querelles intimes. S’en dégage, entre autres, le paradoxe d’une communauté de savoir qui résiste au temps malgré les obstacles épistémiques, académiques et politiques récurrents. Ce livre constitue ainsi une introduction savante et stimulante aux problèmes religieux contemporains.

Pierre Lassave est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

Les adolescents face aux images trash sur internet

Sophie Jehel

Sophie Jehel et Angélique Gozlan, Les adolescents face aux images trash sur internet, Paris, Éditions In Press, octobre 2019.

Tous les jours, les adolescents sont confrontés à une multitude d’images via internet et les réseaux sociaux. Images sexuelles, haineuses, violentes… Quel est l’impact de cette exposition quotidienne sur leur construction psychique, identitaire et relationnelle ? Ces images changent-elles leur approche du monde et de l’autre ?

À partir d’une enquête menée auprès de 200 adolescents, les auteurs montrent que, face aux chocs de ces images, les adolescents développent une grande diversité de stratégies : évitement, adhésion, indifférence, autonomie… À travers la consultation et le partage des images trash, que nous disent les adolescents de leurs désirs de reconnaissance et d’expérimentation ? Quelles sont les conséquences de leur immersion dans un monde d’images non régulées en termes d’emprise, de radicalisation, d’aliénation ou, au contraire, d’émancipation ?

Comment accompagner les adolescents dans leurs pratiques numériques en soulignant l’importance d’une éducation aux images numériques portée par les adultes, qu’ils soient enseignants, thérapeutes, travailleurs sociaux, parents ? Ce livre ouvre des pistes de réflexion et d’action. Un ouvrage au cœur des questionnements contemporains.

Sophie Jehel est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

Où est passée la justice sociale ? De l’égalité aux tâtonnements

Ivan Sainsaulieu (dir.)

Ivan Sainsaulieu, Emmanuelle Barozet, Régis Cortéséro, David Mélo (dir.), Où est passée la justice sociale ? De l’égalité aux tâtonnements, Villeneuve-d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, novembre 2019.

Où est passée la justice sociale ? Face à l’accroissement des inégalités en France et dans le monde, cette question devient brûlante. À l’aide de données d’enquête en France comme dans les points « chauds » du globe, ce livre analyse l’ampleur de la crise des modèles de justice et singulièrement du principe d’égalité. En partant des acteurs ordinaires, des mouvements sociaux, des contextes concrets, il dessine le kaléidoscope des tâtonnements et réinventions en cours autour de ces enjeux. Il permet ainsi d’interroger les fondements quotidiens de la démocratie sociale et politique de notre temps.

Ivan Sainsaulieu est membre de l’AISLF.

Vient de paraître

Crimes d’États. Qui porte la responsabilité des morts en Méditerranée ?

Nader Vahabi

Nader Vahabi, Crimes d’États. Qui porte la responsabilité des morts en Méditerranée ?, L’Harmattan, Paris, 19 juillet 2019.

Pourquoi laisse-t-on mourir en mer des milliers d’individus dont la faute serait de vouloir quitter leur pays pour trouver ailleurs les conditions d’une vie meilleure ? N’est-ce pas un crime ? Face aux 18 422 morts en Méditerranée entre 2014 et 2019, l’Europe, sa philosophie humaniste et son hospitalité kantienne ne se trouvent-t-elles pas en porte-à faux avec une politique discrétionnaire ? La mort des migrants en Méditerranée semblant être un moindre mal face au risque politique que représenterait leur accueil, l’ouvrage pointe la volonté de déresponsabilisation de l’Union européenne qui externalise la gestion des migrants à des pays tiers et met en doute l’incrimination des réseaux de passeurs.

Nader Vahabi est membre de l’AISLF

Vient de paraître

Durkheim et la sociologie française

Salvador Juan

Salvador Juan, Durkheim et la sociologie française, Éditions Sciences Humaines, 2019

Et si Durkheim n’était pas seulement ce chercheur lancé à corps perdu dans l’explication des fonctions sociales et des contraintes générées par le système ?

S’inspirant de ses illustres prédécesseurs et à l’aide de ses compagnons de route, il précisa les contours d’une discipline qui transcenderait la sociologie elle-même, la socioanthropologie, et en fonda ainsi l’École française.

Salvador Juan nous fait découvrir au fil des pages un Durkheim critique des effets pervers du développement économique, défendant l’unité du genre humain, attentif aux dynamiques historiques et aux conflits, soucieux de l’autonomie des personnes. Sont également présentés les principaux travaux, soulignant tant les influences mutuelles que la pensée commune, philosophique et politique, des nombreux collaborateurs de Durkheim tels que – aux côtés de Mauss – Hertz, Fauconnet, Hubert, Bouglé, Simiand, Halbwachs, etc. Enfin, l’auteur considère, avec de nombreux exemples à l’appui, que ce groupe de penseurs est opposé aux sociologies de l’intérêt et à celles qui insisteront plus tard sur les fonctions et les structures sociales.

Cet ouvrage permet de découvrir la tradition sociologique française ainsi que la manière dont des auteurs tels que Gurvitch, Duvignaud, Bastide, Leroi- Gourhan, Lefebvre, Ansart et, surtout Balandier, l’ont portée jusqu’à nos jours.

Les spécialistes des sciences humaines y trouveront une troisième voie entre l’individualisme rationaliste et les représentations d’une société uniquement conduite par ses mécanismes, sans acteurs.

Salvador Juan est membre de l’AISLF

Vient de paraître

Les confins du patrimoine

Michel Rautenberg, Martin Drouin, Lucie K Morisset (dir.)

Michel Rautenberg, Martin Drouin, Lucie K Morisset (dir.), Les confins du patrimoine, Presses de l’Université du Québec, 2019

Le patrimoine est aujourd’hui multiscalaire, présent à toutes les échelles territoriales, depuis le quartier, voire la rue, jusqu’à l’espace globalisé par la mondialisation et le tourisme. Le présent ouvrage invite à une réflexion sur les variations du sens du patrimoine et des dimensions qu’il prend dans diverses situations, de même que sur ses enjeux au point de vue praxéologique ou théorique – particulièrement dans le contexte quotidien. Plutôt que de présenter une succession de cas de patrimonialisation, les auteurs privilégient l’analyse de tensions entre des conceptions patrimoniales issues des milieux territorial, politique ou culturel. Les textes rassemblés ici permettent à ceux qui étudient le patrimoine, qui cherchent à le protéger ou qui, simplement, s’y intéressent, d’explorer :

  • les discordances entre des perceptions du patrimoine et des modes de gestion de cet héritage ;
  • les différenciations linguistiques des représentations et des cultures différenciées du patrimoine ;
  • la transformation de la notion et des objets patrimoniaux sur un territoire ou au sein d’une communauté ;
  • la perméabilité des conceptions du patrimoine entretenues par des communautés culturelles variées.

Né d’une volonté d’explorer les conceptions du patrimoine, cet ouvrage nous entraîne ainsi aux confins et dans les confins de cette notion.

Michel Rautenberg est membre de l’AISLF


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